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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

   La financiarisation capitaliste de l’agriculture  et ses graves conséquences

Le capitalisme français prend un nouveau visage dans l’agriculture. Jusqu’à présent il exploitait les agriculteurs en amont par les prêts bancaires, la vente de matériel agricole, de produits phito-sanitaires, d’engrais. Il les exploitait en aval par l’achat à bas coût de leurs productions.

Avec la présence de groupes comme Sofiprotéol (dont le PDG n’est autre que Xavier Beulin également président du principal syndicat agricole la FNSEA) spécialisé dans la production de biodiésel, de produits oléagineux et protéagineux, d’autres dérivés agricoles qui réalise un chiffre d’affaires de 7 milliards en 2013. Ou de la firme Téréos véritable multinationale du sucre et de ses dérivés implantée en France, à la Réunion, en République Tchèque, au Brésil, au Mozambique, en Roumanie, en Indonésie mais qui a fermé 3 usines en France en 2008, un virage énorme a été pris il y a quelques années.

La politique agricole commune (PAC) initiée par l’Europe avec ses aides à l’hectare a favorisé les grandes exploitations au détriment de l’agriculture familiale prédominante en France. Il faut, à l’image de ce qui se passe aux Etats Unis, en Allemagne, en Hollande passer à la production industrielle. La fin des quotas laitiers ouvre de nouvelles perspectives à cette production capitaliste.

L’implantation dans la Somme de l’usine dite « des milles vaches » pour la production de lait et la valorisation des déchets par la méthanisation va amener la disparition des petits producteurs de lait de la région avec toutes les conséquences que l’on imagine. Notons que l’initiateur de cet élevage n’a rien d’un paysan puisse qu’il est le patron d’une entreprise du bâtiment. Il s’agit d’un investissement dans un secteur qui va devenir très rentable. A noter que l’Etat par l’intermédiaire du Préfet a donné son accord à cette installation et a envoyé les forces de police pour s’opposer aux manifestations paysannes. La défense de la propriété privée passe avant la défense de la petite paysannerie.

D’après un syndicat agricole, la Confédération Agricole, 24 projets de ce type devraient voir rapidement le jour. La désertification des campagnes va s’accélérer, l’agriculture familiale qui fait la valeur de la production agricole française disparaîtra encore d’avantage, les suicides d’agriculteurs, un tous les deux jours, qui ne peuvent plus faire face à leurs échéances vont se poursuivre et s’amplifier. C’est aussi toute la filière agricole qui va trinquer, avec son cortège de suppression d’emplois.

Pendant ce temps au salon de l’Agriculture, F. Hollande et ses ministres, les politiques de tous bords, se montrent au « cul des vaches », complimentent les agriculteurs présents, écoutent leurs revendications et aident le capitalisme.

L'autre ressort de ce nouveau visage est l'extrême financiarisation de l'agriculture.

L' ONG OXFAM, organisation de solidarité internationale, publie son second rapport sur les fonds agricoles. Proposés depuis longtemps, par des banques françaises, ces fonds permettent de spéculer sur les prix des matières agricoles. Ceci contribue à accentuer artificiellement la volatilité des prix et donc très directement à affamer une partie notable de l'humanité. Ces banques françaises, Crédit agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE, s'étaient "engagées" en 2013, à réduire le volume de ces fonds spéculatifs. Le bilan publié le 23 février prouve évidemment qu'il n'en est rien si ce n'est un léger repli au Crédit agricole. Au contraire, ce volume est passé de 2583 millions d' € en 2013 à 3561 millions aujourd'hui !! Cette spéculation se déroule essentiellement sur les marchés financiers (les marchés à terme).

Ces échanges ne conduisent quasiment jamais à une transaction réelle mais consistent en l'achat et la revente de " papiers " avec réalisations de juteux profits au passage. On estime les échanges réels, physiques, à seulement 2 % de l'ensemble du marché des matières premières agricoles. Ces spéculations financières capitalistes, entraînent d'une part la baisse considérable des revenus des producteurs et d'autre part de spectaculaires flambées des prix qui peuvent doubler voire tripler pour des produits de base comme le riz ou le blé ! Peu importe que presqu'un milliard d'humains connaissent la faim, les profits sont saufs.

Ce phénomène explose depuis le début des années 2000 car il permet aux capitalistes de diversifier leurs portefeuilles de titres afin de minimiser les risques. Le " marché" de la faim est un marché stable qui, même s'il peut être parfois présenté comme moins rémunérateur que d'autres, est un marché assuré.

Droit des agriculteurs à vivre de leur travail et droit des peuples à l'alimentation ? Entre les deux les enjeux de l'accroissement des dividendes et rien d'autre. Les ministres qui paradent au salon de l'agriculture, les syndicats " officiels" (FNSEA, CDJA) n'auront bien sûr pas un mot à ce sujet, ce serait tout à fait déloyal vis à vis de leur vrai et unique maître : le capital.

On peut ainsi bavarder sur le " verdissement" de l'agriculture, la " proximité", la défense du "consommateur" dans un décor de ruralité paradisiaque, la réalité c'est que l'objectif du capital n'est pas de nourrir les peuples mais d'engranger le maximums de profits quitte à laisser mourir de faim une partie de l'humanité alors qu'aujourd'hui, nous sommes enfin en mesure, et largement, d'éradiquer ce fléau.

Dans ce domaine essentiel, il n'y a aucune issue envisageable dans le cadre du système capitaliste, il faut en sortir pour construire une société où des agriculteurs vivront décemment de leur travail en nourrissant la terre entière.

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