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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel El Diablo

le sénateur-maire de Saint-Maurice, Christian Cambon avec Nicolas Sarkozy

le sénateur-maire de Saint-Maurice, Christian Cambon avec Nicolas Sarkozy

C’est avec une remarquable discrétion que la loi Brottes du 16 avril 2013 a été modifiée et entérinée le 19 février à l’initiative du sénateur-maire Christian Cambon (UMP). Cette loi, instituant l’interdiction de couper l’eau pour impayés, avait sa raison d’être en ce qu’elle considérait qu’aucun citoyen ne pouvait être privé de l’accès à l’eau. C’est donc une loi de justice sociale qui a été dépouillée de son caractère humain en introduisant une distinction entre les usagers incapables de payer et les « fraudeurs » qui abuseraient d’une générosité de ladite loi. Ainsi, il est dorénavant interdit d’interdire… les coupures d’eau. Pourquoi donc cet élu préfère-t-il se mettre au service d’une multinationale au lieu de servir les usagers ?

 

D’accord, son appartenance à un parti politique de droite peut expliquer sa proposition d’amendement d’un texte rédigé par François Brottes, député socialiste (c’est-à-dire de gauche ?). Mais si l'intention de cet amendement consiste à rendre justice aux usagers qui règlent leurs factures, car les impayés seraient forcément répercutés sur le prix de l’eau, quelles sont donc les motivations réelles de ce serviteur de la République ? Est-ce réellement le soucis d’une diminution du prix de l’eau à l’endroit des usagers – pardon, des clients – qui conduit notre sénateur-maire à corriger les « abus » ou ne s’agit-il pas plutôt d’un service rendu par le maire d’une petite commune du Val-de-Marne (Saint Maurice) à Veolia, implanté sur son territoire et qui fait vivre sa commune ?

 

Car l’argument de cet homme politique ne vaut rien dans la mesure où, malgré l’interdiction légale de 2013, les multinationales de l’eau ne tiennent tout simplement pas compte de la loi et exercent une pression indigne sur les clients et même... sur leurs salariés. On se rappellera d’une affaire jugée devant le tribunal des prud’hommes d’Avignon où un salarié de Veolia a été licencié pour avoir refusé de fermer les branchements suite au non-paiement des factures. Il est dans la stratégie commerciale de ces marchands d’eau de peser sur les « mauvais payeurs » par l’intermédiaire de leurs propres salariés, notamment ceux de Veolia, qui se font malgré eux « coupeur d’eau ». Il n’y a pas de sot métier ! Le 26 septembre 2014, c’est la Lyonnaise des eaux qui s’est illustrée avec un certain aplomb devant le tribunal d’instance de Soissons. La firme avait fermé les branchements d’eau à une famille en difficulté du 28 juillet au 15 septembre 2014 en raison d’un retard de paiement. La loi Brotte prévoit pourtant qu’en cas de non-paiement d’une facture d’eau par toute personne ou famille éprouvant des difficultés financières, la fourniture d’eau est maintenue jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la demande d’aide à laquelle elle a droit de la part de la collectivité. C’est donc sur la foi de l’article L115-3 du code de l’action sociale et des familles que Lyonnaise des eaux a été condamnée à une amende de 5 680 euros avec interdiction de procéder à une nouvelle coupure sous astreinte de 100 euros par jour de violation de cette interdiction. Le 13 novembre 2014, c’est au tour de Veolia de se frotter à la justice. Le groupe a été condamné à verser 9 620 euros d’amende pour coupure d’eau illégale par le tribunal de Bourges. Selon les attendus du jugement, la famille concernée étant déjà confrontée à une situation financière précaire, source d’anxiété et de difficultés sociales, l’impossibilité d’accéder à l’eau potable dans les conditions habituellement pratiquées dans notre pays est venue accroître les préoccupations de la famille. Les conditions inhumaines imposées par l’entreprise privée ont donc motivé la sanction qui fait date dans les annales. D’autres entreprises, comme la Saur, sont également concernées par ces pratiques.

 

Preuve est faite que notre sénateur-maire n’est pas le bienfaiteur qu’il veut bien faire paraître, mais un serviteur zélé qui est capable de faire voter une loi rétrograde et inhumaine pour plaire aux marchands d’eau. L’argument des « fraudeurs » qui se concertent sur les réseaux sociaux pour organiser la gratuité de l’eau ne tient pas ou alors seulement à la marge et le privilège du bénéfice gracieux de l’eau aux pauvres est une légende, car ils sont rares les bénéficiaires du RSA qui font les démarches correspondantes – 35 % de ceux qui pourraient bénéficier du RSA socle ne demandent aucun recours aux aides sociales. Il sont près de 70 % pour le RSA activité ! De plus, par la modification de cette loi, on plonge dans des difficultés indescriptibles les travailleurs exposés aux incidents de la vie et ne pouvant plus subvenir à leurs besoins, car, nous l'avons vu, la réalité veut que les multinationales n'épargnent pas même les populations fragilisées. C’est bien connu, quand on gagne le SMIC, il n’est pas normal de ne pas payer ses factures ! Bref, cette loi ne sert nullement les citoyens, mais plutôt les multinationales de l’eau qui se frottent les mains d’avoir un des leurs parmi les politiques.

 

Rappelons que Christian Cambon a ouvert grand les bras de sa commune pour implanter Veolia à Saint Maurice. A l’heure où le groupe cherche à regrouper les structures pour économiser toujours plus et témoigner de sa rentabilité boursière, il convient aux hommes politiques de sa trempe de se rendre utile et agréable, voire indispensable. C’est un ensemble de filiales (VWS, VWIS, VE-Tech, CAE) qui contribue ainsi à une partie non négligeable de la santé économique de sa commune. Mais ses rapports étroits avec le monde aquatique ne s’arrêtent pas là. Christian Cambon est Vice-président du syndicat des eaux d’Ile-de-France – principal contrat de Veolia en France – et son numéro deux à la mairie de Saint Maurice n’est autre que le directeur des relations extérieures de la Lyonnaise des eaux (Suez) et trésorier de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Que d’eau, que d’eau. On ne s’en sort pas !

 

Le bouquet de toute cette déplorable affaire, c’est que la ministre de l’écologie, Ségolène Royale, socialiste rappelons-le pour qui en douterait, n’y voit aucune objection à faire la chasse aux « fraudeurs ». Comment peut-on imaginer qu’il devient un sport particulièrement excitant de ne pas payer ses factures d’eau alors que, peut-être, il ne s’agit là que d’une simple question d’impossibilité de payer ? Qui veut bien s’amuser à ne pas payer simplement par jeu ou par défi et risquer ainsi l’enfer d’une vie sans eau ? La ministre socialiste connait-elle les conséquences réelles de la pauvreté ? Sait-elle la situation sociale en France ?

 

SOURCE: 

 

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