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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel El Diablo

La banque HSBC fait du chantage pour que Londres reste dans l’Union Européenne

le 

Le groupe bancaire britannique HSBC vient de s’inviter dans la campagne électorale qui bat son plein au Royaume-Uni. Le 7 mai en effet, les électeurs seront appelés à renouveler la Chambre des communes. Pour l’heure, les conservateurs du Premier ministre David Cameron sont au coude à coude dans les sondages avec les travaillistes, conduits par Edward Miliband. Plusieurs petits partis, comme les nationalistes écossais, pourraient jouer un rôle crucial dans la formation d’une future coalition – une situation rarissime outre-Manche.

Le thème de l’appartenance du pays à l’Union européenne est l’un de ceux qui dominent les débats. Chacun a en tête le triomphe du UKIP lors des élections européennes de mai 2014 : la formation conduite par Nigel Farage, qui plaide pour la sortie de l’UE, était arrivée largement en tête, avec plus de 27% des suffrages. Pour ce présent scrutin en revanche, le système électoral anglais, majoritaire à un seul tour, défavorise ce parti.

Il reste que M. Cameron, pourtant lui-même partisan de rester dans l’UE, est sous pression des sentiments anti-européens de beaucoup de ses compatriotes. L’année dernière, il s’était donc engagé à organiser un référendum s’il est reconduit au 10 Downing street. La consultation se tiendra d’ici 2017, avait-il promis, après que Londres aura tenté de renégocier les termes de son appartenance à l’UE, notamment un rapatriement massif de compétences aujourd’hui dévolues à Bruxelles.

La perspective d’un vote populaire sur cette question inquiète désormais les milieux d’affaires, le patronat britannique, et tout particulièrement la place financière de Londres, la City. C’est dans ce contexte que le président exécutif de HSBC vient de laisser planer la menace du déménagement du siège de la banque hors du Royaume. Déjà en 2006, puis en 2011, les dirigeants de l’établissement avaient usé du même chantage pour peser sur le niveau d’impôts qualifié de trop élevé, ou la perspective de réglementation bancaire jugée trop stricte.

Une nouvelle fois, HSBC brandit aujourd’hui le spectre de sa délocalisation, citant notamment la sortie de l’UE que redoutent les banquiers.

Une prise de position qui tombe à pic pour M. Milliband. Le dirigeant travailliste a inclus dans sa campagne son opposition à tout référendum sur cette question, pointant le risque d’instabilité que ferait peser une campagne autour de ce thème. C’est un clin d’œil explicite au patronat britannique, aux grandes entreprises en particulier, qui est sensible à ce discours, et redoute les conséquences de ce qu’il qualifie d’« isolationnisme ».

Cité par Le Monde (26-27/04), le responsable des entreprises au sein du Parti travailliste a donc saisi au bond la déclaration du patron d’HSBC : « sortir de l’UE serait un désastre pour la finance et les entreprises en général » a tonné Chuka Umunna.

Voilà un argument qui devrait aller droit au cœur de l’électorat populaire. Mais pas forcément avec les conclusions souhaitées par les partisans de l’Europe…

 

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