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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel El Diablo

Retour sur les élections en Grande-Bretagne: TRUCAGE électoral sans frontières
Retour sur les élections en Grande-Bretagne: TRUCAGE électoral sans frontières

Ainsi les dernières élections en Grande-Bretagne ont pu occasionner dans les grands médias français un véritable festival de cynisme antidémocratique.

Les aspects les plus antidémocratiques de notre édifice institutionnel français sont si profondément intériorisés, qu'il devient naturel de les banaliser dans les autres pays. Façon comme une autre de les percevoir en retour en France même comme les seuls concevables. Ainsi les dernières élections en Grande-Bretagne ont pu occasionner dans les grands médias français un véritable festival de cynisme antidémocratique. Les résultats proclamés partout seraient une écrasante victoire surprise des conservateurs, une formidable poussée du parti écossais, un effondrement des travaillistes. Donc une approbation massive de la politique libérale conduite par le gouvernement de coalition des conservateurs et des libéraux démocrates. Et, de fait, les conservateurs obtiennent à eux seuls la majorité absolue au Parlement.
 
Pourtant, si l'on regarde les chiffres des résultats, on pourrait ne rien y comprendre, car les conservateurs n'ont progressé que de 0,8 %, pendant que leurs alliés libéraux démocrates ont régressé de 15,2 % et perdent 49 de leurs 57 sièges ! Les travaillistes progressent de 1,5 % mais enregistrement une lourde défaite. Quant au SNP écossais qui passe de 6 à 56 sièges, il ne représente que 4,7 % de l'électorat, tandis que l'UKIP n'emporte qu'un seul siège avec 12,8 % des voix. On l'aura deviné, le mode de scrutin anglais est, à l'image de la France, un véritable outil de trucage électoral, d'une brutalité délibérée. Si l'on se demande combien de citoyens représente chaque parlementaire britannique, on en obtient une saisissante illustration : un parlementaire de l'UKIP représente 3 881 129 électeurs, un Vert en représente 1 157 613, tandis qu'un SNP écossais en représente 25 972 et un conservateur ou un travailliste autour de 40 000 chacun. Le rapport est ainsi de un à presque cent ! Cela rappelle les élections de novembre 1958 en France, où un député gaulliste représentait 19 500 voix, contre 390 000 pour un député du PCF.
 
Ainsi, une légère progression des travaillistes, malgré leur discrédit, se traduit par un effondrement historique dans les discours médiatiques, et un recul spectaculaire du total de la coalition de droite se traduit par une victoire éclatante. Et on ne connaîtra jamais le rôle qu'ont pu jouer les sondages en Grande-Bretagne dans le petit revirement qui a tout fait basculer : à force de dire que le scrutin serait serré et que le pays serait ingouvernable, ce qui était la situation réelle de l'électorat à la veille des élections, on a obtenu un transfert massif des voix libérales vers les candidats conservateurs, seul moyen pour eux de conserver le pouvoir. Car le mode de scrutin britannique est ainsi fait : quiconque arrive en tête, même avec un minuscule pourcentage, rafle tout en un seul tour. Les électeurs ont utilisé cette logique. Qu'on y réfléchisse un peu : en France, avec un système à deux tours sans proportionnelle, on obtient des trucages aussi sensibles et l'on entretient donc un danger permanent : qui nous dit que demain le Front national, avec un pourcentage très minoritaire au premier tour,  ne pourra obtenir une majorité au Parlement ? Quoi qu'il en soit, que ce danger s'affirme ou non, ou bien que ce système perpétue une bipolarisation qui permet l'alternance entre deux versions du libéralisme, l'absence de représentation proportionnelle est dans tous les cas une négation de la démocratie. Les journalistes qui font semblant de s'étonner et d'analyser les événements politiques en taisant ce qui les structure au niveau des institutions contribuent puissamment, qu'ils le veuillent ou non, à la pérennisation de ce trucage permanent et du même coup, qu'ils le veuillent ou non, à ce qui entrave les comportements citoyens.
 
Encore une fois, il ne servirait à rien de développer les pratiques sociales et d'amplifier les débats politiques, si en même temps l'urgence d'une refonte globale des institutions ne devenait pas une préoccupation populaire majeure.
 
Jean-Paul Jouary
le 12 mai 2015
 
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