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El Diablo

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Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

Crédit photo : Pravda /  N. Akimov

Crédit photo : Pravda / N. Akimov

Le 12 mai 2015, le journal Svobodnaia Pressa a publié sur son site un article d’Andreï Polounine, analysant les récentes déclarations du Président Poutine à propos du Pacte Molotov-Ribbentrop. Ce dernier est replacé dans son contexte historique et politique, mis en perspective vis-à-vis de la situation actuelle, et commentée par deux experts : le Colonel Youri Roubtsov, professeur à l’Université Militaire du Ministère de la Défense de la République Fédérale, et Mikhaïl Alexandrov, Docteur en Sciences Politiques, Expert-dirigeant du Centre d’Études militaires et politiques de l’Université MGIMO.

 

Lors de la conférence de presse commune avec Angela Merkel, Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, le Président de la République Fédérale de Russie, Vladimir Poutine s’est livré à une déclaration éclatante qu’il eût été impossible d’attendre de la part de représentants officiels de Russie voici quelques années encore. On demanda au chef de l’État de Russie de commenter les paroles du Ministre de la Culture de la République Fédérale, Vladimir Medinski, qui a décrit le Pacte Molotov-Ribbentrop comme «  un succès colossal de la diplomatie stalinienne du point de vue des intérêts de l’Union Soviétique ». Le dirigeant de la Russie émit le commentaire suivant : « Ce pacte contenait l’idée de garantie de la sécurité de l’Union Soviétique. Deuxièmement, je rappelle ici qu’après la signature des Accords de Munich, la Pologne elle-même pris des mesures visant à annexer une partie des territoires Tchèques. Il s’avéra qu’après le Pacte Molotov-Ribbentrop et la division de la Pologne, celle-ci fut victime de la politique qu’elle tentait de mener en Europe ».
 

Il rappela ensuite que l’URSS entreprit d’énormes efforts visant à stimuler la résistance collective au nazisme allemand. Elle accomplit « de nombreuses tentatives de créer un bloc antifasciste en Europe. Mais ses efforts ne furent pas couronnés de succès. Après les Accords de Munich en 1938, certains politiciens estimèrent que la guerre était devenue inévitable », ajouta le Président de la République Fédérale de Russie. « Et lorsque l’URSS comprit qu’elle se retrouvait seule face à l’Allemagne, elle prit les mesures permettant d’éviter la confrontation directe. Et ce pacte fut signé », dit Poutine.


En fait, la déclaration de Vladimir Poutine est emblématique. Jusqu’à ce jour, à un tel niveau de pouvoir, on avait évité d’évaluer le Pacte Molotov-Ribbentrop en adoptant un point de vue très soviétique.


Rappelons-nous. Le pacte, en 1939, concernait la répartition des sphères d’influence entre les grandes puissances mondiales du moment : l’URSS et l’Allemagne. Le pacte et ses protocoles secrets déterminèrent et déterminent encore les frontières contemporaines de la partie Nord-Est de l’Europe. La partie orientale de la Pologne échut à l’Union Soviétique (il s’agit de portions actuelles de l’Ukraine et de la Biélorussie). Les Pays Baltes entrèrent dans la sphère d’influence soviétique, avec la possibilité (qui sera concrétisée) d’être intégrés à l’URSS. Parmi les conséquences des protocoles, on compte le rattachement à la Lituanie du territoire polonais de Vilno (aujourd’hui Vilnius, capitale de la République), et la réunion à la Lituanie de territoires biélorusses, autour de la ville de Kovno (la Kaunas actuelle). En outre, en 1941, l’URSS acheta à l’Allemagne le saillant de Souvalsk et en fit don à la Lituanie.


On notera avec intérêt que ce pacte ne fut jamais dénoncé par qui que ce soit. Kiev, par exemple, malgré une attitude officielle hostile à l’égard du pacte, ne s’est pas empressée, on ne sait pourquoi, de « restaurer la justice historique » en rendant Lvov et sa région à la Pologne. Et la Lituanie, qui se considère toujours comme une victime de l’agression stalinienne, ne renonce pas pour autant aux acquisitions territoriales significatives, rendues possibles par les protocoles du pacte.


Surgit dès lors une question pertinente : pourquoi Vladimir Poutine a-t-il abordé précisément maintenant le thème du pacte ? Visiblement, il s’agit d’un thème d’actualité dans la mesure où la situation en Europe semble être une répétition du passé. Sous nos yeux, aujourd’hui, se déroule une division du monde et la résurgence du fascisme, cette fois, en Ukraine. En somme, la célébration du 9 mai a montré clairement la configuration de la nouvelle confrontation : d’un côté, les pays dont les dirigeants se sont rendus à Moscou pour la célébration du 70e anniversaire de la Victoire, et de l’autre, les Etats qui ont ignoré notre fête.

 

Les années 1939 et 2015 présentent-elles des parallèles internes ? Quelle est la place de la Russie dans le processus actuel ?

Colonel Youri Roubtsov.

Ce fut de façon intentionnelle que Vladimir Poutine rappela le Pacte Soviéto-germanique de 1939. A mon sens, deux raisons ont dicté la nécessité d’aborder ce thème.


La première est que dans la mesure où l’on fête le 70e anniversaire de la Victoire sur le nazisme germanique, il est naturel que le dernier jour de la guerre fasse penser au début de celle-ci. La science historique de la Patrie, les historiens soviétiques et la majorité des historiens de Russie, considère que ce ne fut pas le Pacte Soviéto-germanique qui induisit le déclenchement de la Deuxième guerre mondiale, à travers l’attaque de la Pologne par Hitler. Ce déclencheur survint au cours de l’année précédente, au début septembre 1938, sous la forme des Accords de Munich. A ce moment, d’une part les démocraties occidentales, Chamberlain et Daladier en tête (les dirigeants de gouvernements de Grande-Bretagne et de France), et d’autre part Hitler et Mussolini, s’entendirent sur l’abandon de la Tchécoslovaquie à Hitler. En cela, les démocraties occidentales donnèrent au führer le signal clair selon lequel son expansion vers l’Est ne rencontrerait pas d’opposition de leur part. C’est précisément pour cela que le Président Poutine envoie à l’Occident un signal très clair : «Les enfants, il ne convient pas de rejeter sa propre faute sur autrui. Ce n’est pas nous qui avons signé avec Hitler l’acte qui donna le départ à la Deuxième Guerre mondiale. C’est vous qui l’avez fait de vos propres mains».

 

Cette analyse, dans la bouche du Président, rappelle l’analyse de l’époque soviétique, ne trouvez-vous pas ?

 

Je ne vois rien de criminel à cela. Les évaluations de l’historiographie soviétique sont justes ; elles ont résisté à l’épreuve du temps. Et je suis d’accord avec le Président. De notre point de vue, du point de vue de l’Union Soviétique, la signature du Pacte Molotov-Ribbentrop fut une mesure obligatoire. Sans cela nous risquions de nous retrouver face à une coalition d’agresseurs, si comme en 1938, Hitler et Mussolini s’accordaient avec les démocraties occidentales, cette fois, à nos dépends. Voilà la première raison qui à mon avis a incité Vladimir Poutine à rappeler le Pacte.

 

Et la seconde ?

 

On peut établir d’évidents parallèles entre la situation d’aujourd’hui et les circonstances des années 1938-1939, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. A cette époque, les démocraties occidentales s’employaient à apaiser Hitler. De nos jours, il s’agit d’apaiser le nouveau régime néofasciste en Ukraine. Bien entendu, la Kiev d’aujourd’hui est assez éloignée de ce que fut le troisième Reich. Mais comme on dit, les néonazis ukrainiens n’ont pas encore atteint l’âge adulte. Mais je me souviens aussi qu’au début, Hitler était seulement un simple caporal, un débutant en géopolitique, dont les rêves s’étendaient vers l’Est, précisément vers les étendues de l’Union Soviétique, où il voulait trouver un espace vital pour les Allemands.


Poursuivant le parallèle avec la veille de la Deuxième Guerre mondiale, la direction politique de Russie envoie un autre signal à l’Occident : il ne convient pas de jouer avec le feu en Ukraine car ensuite, au bout de quelques temps, on ne parviendra pas à éteindre un nouveau conflit armé dans le centre de l’Europe, comme ce fut le cas en 1941-1945.

Le Monde est divisé en deux camps, comme l’a reflété la situation qui prévalut lors de la parade du 9 mai à Moscou. Peut-on établir des similitudes avec 1939 ?

 

Le monde est divisé, évidemment. Et ce n’est pas lié à la parade à Moscou. La parade s’est apparentée à une petite feuille de papier de tournesol que l’on utilise pour mesurer l’acidité d’une solution, et qui a indiqué en l’occurrence la position des uns et des autres. L’actuelle division du monde s’est produite sur fond de crise ukrainienne. L’Occident, auteur de cette crise, tente de la porter à notre compte. Malgré qu’il soit notoire que les États-Unis aient investi cinq milliards de dollars dans le projet de promotion de sa «démocratie» en Ukraine. Cette information fut confirmée par Victoria Nuland, Secrétaire d’État assistante pour l’Europe et l’Eurasie, au cours d’un entretien accordé à la chaîne télévisée CNN. Concrètement, cet argent fut consacré à la déstabilisation de l’Ukraine, à la russophobie, à détacher ce pays de la Russie.


Aujourd’hui, il est devenu évident que les États-Unis ont remis en question l’architecture du monde établie à Yalta et Potsdam, la configuration qui reflétait les rapports de force à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. Il ne fait aucun doute que la configuration politique actuelle soit différente. Les rôles joués par la Russie (hélas, nous ne disposons plus du potentiel dont jouissait l’URSS) et par la Chine sont devenus différents. Je rappelle que la République Populaire de Chine fut l’un des fondateurs de l’ONU et demeure membre permanent du Conseil de Sécurité. Entre 1945 et 2015, le poids de la Chine dans les relations internationales a évolué fondamentalement ; il s’est notablement accru. De plus une série de nouvelles unions internationales a vu le jour, le BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, l’Union Eurasienne. Mais l’essentiel est que de nombreux pays du Tiers Monde nous ont rejoints et avec nous font comprendre aux États-Unis que l’époque du monde unipolaire est révolue. Le monde était plus ou moins stable lorsqu’existaient deux superpuissances, l’URSS et les États-Unis. Aujourd’hui, une même stabilité ne peut être atteinte qu’avec au moins un nouveau point d’appui géopolitique, et mieux encore, deux ou trois.

 

Quel est le rôle historique de la Russie dans la situation actuelle ?

 

En son temps, il revint à l’Union Soviétique de diriger la coalition anti-hitlérienne. Alors la mission historique de l’URSS consistait à amener et guider peuples et États dans la lutte contre le nazisme germanique. Il est vraisemblable qu’aujourd’hui, la mission soit de prendre la tête avec la Chine, l’Inde et d’autre États, d’un mouvement, le plus pacifique possible, dirigé contre la tentative d’ériger un pouvoir absolutiste dans le monde.

Mikhaïl Alexandrov.

Les attaques contre la Russie sur base du Pacte Molotov-Ribbentrop remontent à la politique krouchtchévienne condamnant Staline. En fait, l’Occident s’en tient à cette ligne et ne manque aucune occasion de nous obliger à nous justifier à ce propos. Mais ces pays occidentaux ont conclu contre la Russie une masse d’accords avec l’Allemagne nazie et entre eux. Jamais ils ne nous ont demandé pardon pour cela. Nous devons déclarer clairement qu’en concluant le Pacte de 1939, nous avons préservé nos intérêts nationaux. Et par la même occasion, nous ne devons pas oublier que ce sont l’Allemagne, l’Italie et le Japon qui sont les seuls coupables d’avoir déclenché la Deuxième Guerre mondiale. Je pense que nous devrions considérer de manière officielle que la date du début de la guerre est celle de la signature des Accords de Munich, partageant de force le territoire de la Tchécoslovaquie. Nous pourrions même aller plus loin et déclarer avec la Chine que la date du début de la Deuxième Guerre mondiale est fixée en 1937, lorsque l’armée japonaise envahit le territoire de nos voisins orientaux. Et d’une manière générale, nous devons écarter toutes les conceptions historiques imposées par l’Occident. Il faut bien comprendre que ces conceptions font partie d’une guerre de l’information qui bat son plein contre la Russie.

Source.

 

LU SUR :

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B
oui il s'agit d'une relecture de l'histoire aux fins de politique actuelle et d'anticommunisme. Il en est de même de l'équation communisme= nazisme qui permet de fait la réhabilitation du nazisme c'est à dire de l'Etat terroriste capitaliste dans le but de la sauvegarde des intérêts capitalistes en pleine crise. Nul doute qu'en l'absence d'untel mouvement c'est le parti communiste allemand qui eut pris le pouvoir en Allemagne. Le monde en eût été changé nul doute dans le bon sens pour les milliards de travailleurs.
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