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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

Les deux régions rebelles ont fait le choix de s'appeler "République populaire", reprenant l'appellation qui était à l'époque soviétique des pays communistes satellites de Moscou. - © MAX VETROV - AFP

Les deux régions rebelles ont fait le choix de s'appeler "République populaire", reprenant l'appellation qui était à l'époque soviétique des pays communistes satellites de Moscou. - © MAX VETROV - AFP

Trois portraits de Staline trônent dans le centre de Donetsk, "capitale" des rebelles de l'est de l'Ukraine. Dans les régions prorusses en conflit avec Kiev, la nostalgie de l'URSS est bien visible et l'atmosphère parfois très "Back in the USSR".

"Les portraits de Staline, je trouve ça bien. C'est notre histoire et beaucoup de gens ont oublié qui il était", commente Ekaterina, une étudiante de 22 ans.

Ekaterina ignore manifestement tout de l'horreur des répressions staliniennes et notamment de la famine organisée au début des années trente qui a fait entre 2 et 5 millions de victimes en Ukraine, selon les historiens.

Sous ces portraits grand format dressés devant l'Opéra de Donetsk, est inscrit un slogan célèbre lancé par Staline au début de la Seconde guerre mondiale: "Notre cause est juste. L'ennemi sera détruit. La victoire sera à nous".

Des portraits de Staline

Dans l'est de l'Ukraine, où la guerre a fait plus de 8000 morts, les journalistes de l'AFP ont souvent vu des portraits de Staline dans le bureau des responsables prorusses.

Le vice-ministre de la défense des rebelles de Donetsk, Edouard Bassourine, qui donnait vendredi une conférence, arborait comme d'habitude sur son uniforme un discret badge avec le profil de Staline.

"Génocide moral"

Le contraste est saisissant avec l'Ukraine où de nouvelles lois promulguées en mai interdisent les symboles soviétiques au même titre que les symboles nazis et prévoient le démantèlement des monuments à la gloire des responsables soviétiques de même que le changement de nom des localités, rues ou entreprises faisant référence à l'époque communiste.

De nombreuses statues de Lénine ont déjà été déboulonnées en Ukraine, suscitant des réactions indignées chez les rebelles: "Vandalisme et barbarie", pour le ministre de la Culture de la "République populaire de Donetsk" Alexandre Paretski. Le "président" de l'autre région séparatiste, la "République populaire de Lougansk", Igor Plotnitski, a dénoncé un "génocide moral".

A Novoazovsk, à 30 km à l'est de Marioupol sur la mer d'Azov, les rebelles ont solennellement remis sur pied une statue de Lénine déboulonnée quelques mois auparavant quand la ville était sous contrôle des forces ukrainiennes.

Les deux régions rebelles ont fait le choix de s'appeler "République populaire", reprenant l'appellation qui était à l'époque soviétique des pays communistes satellites de Moscou: Bulgarie, Mongolie, Roumanie...

Un avenir radieux

La "République de Lougansk" s'est en outre dotée d'un emblème qui rappelle furieusement celui des anciennes républiques soviétiques: des épis de blé qui se rejoignent au-dessus d'une étoile rouge, sur fond de soleil éclatant, promesse d'un avenir radieux.

"L'URSS était un grand pays et c'est une grande erreur qu'elle ait été détruite par la CIA et d'autres services secrets. L'Europe et d'autres pays en avaient une peur panique", a déclaré le président de la "République de Donetsk" Alexandre Zakhartchenko dans une interview à l'AFP.

L'URSS sert manifestement de modèle dans divers domaines. A Lougansk, le ministre de la famille et de la jeunesse, Stanislav Vinokourov, a demandé aux organisations de jeunesse de s'inspirer "des principes des pionniers et des jeunesses communistes" de l'époque soviétique. Et pour la première fois, Donetsk a officiellement fêté cette année le 19 mai, jour des Pionniers de Lénine.

"C'était bien mieux à l'époque"

Quant aux services de sécurité des deux républiques rebelles, ils s'appellent MGB (ministère de la Sécurité d'Etat), comme la police secrète de Staline de 1946 à 1953.

Lougansk et Donetsk ont par ailleurs célébré en mai le 80e anniversaire de l'exploit du mineur Alexeï Stakhanov qui en 1935, selon la version officielle, avait fourni 102 tonnes de charbon en un jour au lieu des 7 tonnes exigées par la norme.

A Donetsk, une exposition de peintures dans le style du réalisme socialiste rend actuellement hommage à Stakhanov, dont le record a été par la suite mis en doute et considéré comme un moyen de pousser les ouvriers à augmenter la production.

"C'était bien mieux à l'époque. C'était une toute autre vie", soupire Galina, 73 ans, devant les portraits de mineurs sur fond d'usines et d'ouvriers rayonnants en train de lire la Pravda, l'organe du parti communiste soviétique.

Même dans la justice

Dans le domaine de la justice, c'est encore l'URSS qui sert de référence: "C'est le modèle soviétique du Parquet que nous avons adopté à Donetsk", a indiqué début octobre Andreï Spivak, le responsable par intérim de cette institution chargée de veiller au respect des lois et de la Constitution.

Cet engouement pour un passé soviétique idéalisé va de pair avec l'élimination de ce qui dérange: les autorités de Donetsk ont décidé en août le démontage d'un monument aux victimes de la grande famine des années trente en Ukraine érigé dans la ville de Snijne. Et à l'Université de Donetsk, en mai dernier a été enlevé un monument à la mémoire du dissident Vasil Stous, poète et militant pour la culture ukrainienne, mort dans un camp en 1985 à 47 ans.

"Un acte criminel", estime Maria, une retraitée dont la protestation semble bien isolée.

 

 

SOURCE: rtbf.be

Lu sur le blog de Nicolas Maury

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