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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel El Diablo

TURQUIE: première analyse après les ÉLECTIONS législatives

Elles ont été marquées par le succès du parti AKP du premier Ministre Erdogan. IL obtient la majorité absolue sans que se dégage une alternative crédible à son pouvoir. Ces élections, voulues par le pouvoir à la suite de son échec relatif de juin se sont déroulées dans un climat de grande tension voulu et entretenu par les dirigeants turcs. La reprise des combats contre les kurdes du PKK mettant fin à une trêve de plusieurs mois, les actions commandos contre les opposants, la fermeture des médias opposés au pouvoir et l'horrible attentat d'Ankara qui a fait plus de cent morts ont créé un climat permettant de rallier à nouveau au pouvoir une partie des couches sociales qui aspirent à l'ordre et à la tranquillité.

Erdogan et son parti ont tiré les marrons du feu d'une situation qu'ils ont entretenue.

Il faut aller au-delà d'une analyse qui ne mettrait en avant que le caractère des hommes qui exercent le pouvoir. Leurs desseins sont largement déterminés par les intérêts des forces sociales dominantes, en l'occurrence celle de la bourgeoisie turque, qui du fait du développement capitaliste rapide dans ce pays aspire à prendre sa place dans le système impérialiste mondial. Face aux menaces que représentent les luttes sociales, la bourgeoisie a besoin d'un état plus fort et plus ouvertement à son service. C'est ce que vise l'objectif d'un pouvoir présidentiel. De même, l'appartenance à l'OTAN de la Turquie et la conjugaison de cette appartenance avec la volonté de domination régionale entraîne ce pays dans des interventions de plus en plus militaires pour prendre sa part dans le repartage du Moyen-Orient.

Dans ces conditions, elle intervient ouvertement contre la Syrie et laisse le champ libre aux groupes de mercenaires qu'ils soient affiliés à Al Qaida ou à Daesh. D'ailleurs son appartenance à la coalition « anti-Daesh » l'a plus amenée à bombarder les kurdes du PKK que les troupes qui opèrent pour le compte de l'impérialisme en Syrie et en Irak.

Voulant asseoir sa place de puissance régionale, la Turquie louvoie entre les principaux protagonistes des conflits, en se laissant une marge de manœuvre assez grande pour participer, en fonction de ses rapports de force inter-impérialistes, au dépeçage final. Dans ces conditions d'interventionnisme armé, il est clair que le pouvoir veut exercer une tutelle plus pressante sur le peuple travailleur et l'associer au nom du nationalisme à son projet. De ce point de vue Erdogan et son parti sont aux yeux des forces de la bourgeoisie les mieux à même de remplir ces objectifs.

Les trois autres formations qui ont obtenu des sièges au parlement, les sociaux-démocrates, la droite nationaliste et le parti pro-kurde ne sont pas en mesure d'inquiéter l'AKP.

 

SOURCE : site Communistes

 

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