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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par Michel El Diablo

Il y a 43 ans, le 27 décembre 1974 : COUP DE GRISOU à  LIÉVIN (Pas-de-Calais) 42 MINEURS TUÉS – SOUVENONS-NOUSIl y a 43 ans, le 27 décembre 1974 : COUP DE GRISOU à  LIÉVIN (Pas-de-Calais) 42 MINEURS TUÉS – SOUVENONS-NOUS
Il y a 43 ans, le 27 décembre 1974 : COUP DE GRISOU à  LIÉVIN (Pas-de-Calais) 42 MINEURS TUÉS – SOUVENONS-NOUS

On se souvient que le Le 27 décembre 1974, un coup de grisou emportait 42 mineurs à Liévin, dans le Pas-de-Calais. C'était la plus grande catastrophe minière de l'après-guerre en France. 


Il était 6 h du matin le 27 décembre 1974, c'était la reprise du travail devant le puit numéro 3 à Liévin dans le Pas-de-Calais. 42 hommes ont été tués par le coup de grisou : la plus grande catastrophe minière de l'après-guerre en France... 


Les 42 victimes de la catastrophe de Liévin : 
BARAN Alphonse - BERNARD Roger - BERTINCHAMP Pierre - BLANCHARD Klébert - BRASSEUR Louis - DELPLANQUE Jean - DELVAUX Émile - DELVAUX Jean-Michel - DHEILLY Raymond - DUPUY Edouard - FASSEAU Gilbert - FAYEULE Henry - GODART Pierre - GRANDIN André - GUILBERT Raymond - JOLIE Jean-Marie - KACZMAREK Edmond - KRZYCH Julien - KUBIAK Jean - LEFRERE François - LEGRAND Jules - LENFANT Roland - LHERMITTE Émilien - LORENSEN Jean - MARTIGNY Roger - MATUSZEWSKI Victor - MICHEL Georges - NAGY Joseph - OBERT Henri - OUCHLIH Ahmed - PILCH Paul - PITON André - PRUVOST Adrien -RAMEZ Daniel - SEREUSE Alfred - SZYMANSKI Czeslaw  - THERY Jacques - VANDENABEELE Paul - WALAWENDER Édouard - WARIN Georges - ZAVODSKI Joseph - ZIELEWSKI Joseph

 

SOURCE : Facebook 

Le 27 décembre 1974, la catastrophe (évitable)

de Liévin

HOMMAGE (publié en 2014) 
par PIERRE OUTTERYCK
PROFESSEUR AGRÉGÉ D’HISTOIRE
LE 26 DÉCEMBRE 2014
Il y a quarante ans, au fond d’une galerie de la fosse 3, dite Saint-Amé du siège 19 du groupe de Lens-Liévin, 
42 mineurs ont trouvé la mort. Un drame qui n’était pas dû à la fatalité.

« Les organisations syndicales ont décidé l’arrêt de travail pour le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. En ce qui concerne notre fédération nationale du sous-sol CGT hier nous avons appelé les mineurs de France à rendre le jour des obsèques un dernier hommage aux victimes et à exiger plus d’hygiène et de sécurité dans les mines… Nous ne croyons pas à la fatalité. Quand il y a une catastrophe comme celle que nous avons connue hier, une véritable tragédie, il y a incontestablement des causes. Nous voulons qu’elles soient décelées, recherchées afin que pareille tragédie ne se reproduise plus. Mardi prochain, lors des funérailles des victimes, les mineurs du Nord-Pas-de-Calais et de nombreux mineurs d’autres bassins vont rendre, par une grève de vingt-quatre heures, hommage aux victimes. » Achille Blondeau, secrétaire de la fédération des travailleurs du sous-sol CGT, a le ton grave. La veille, le 27 décembre 1974, à 6 h 30 du matin, un violent souffle dévasta à 710 m de profondeur une part de la fosse 3, dite Saint-Amé de Lens-Liévin, à Liévin. Une cinquantaine d’hommes se trouvaient au fond, exécutant des travaux préparatoires pour l’exploitation future de ce chantier. Quarante-deux gueules noires y laissèrent leur vie, le plus jeune avait vingt-cinq ans, le plus âgé cinquante-quatre : à cet instant, cent quarante enfants devinrent orphelins ! L’émotion fut considérable. La catastrophe de Liévin en ce Noël 1974 était la plus grande tragédie que connaissait le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais depuis les 1 099 victimes de la tragédie de Courrières en mars 1906. Tout d’abord les responsables évoquèrent un coup de poussier. L’utilisation du marteau-piqueur et plus encore des haveuves mécaniques augmentait considérablement la présence de fines particulières de carbone dans les mines. Hautement inflammables, elles favorisaient les explosions dévastatrices. Mais, très vite, les experts acquirent une autre conviction. Les 42 corps remontés du fond avaient été autopsiés : les autopsies révélèrent la présence de grisou. L’accident était donc lié à un coup de grisou. Composé de 90 % de méthane, inodore et invisible, le grisou était le gaz redouté des mineurs. Bien sûr, comme d’habitude, les responsables des Charbonnages de France évoquèrent la fatalité… Mais, pressés par l’émotion qui a saisi le monde de la mine et l’opinion publique par la mobilisation des organisations syndicales, le ministre de l’Industrie, le comte d’Ornano, doit promettre une commission d’enquête impartiale… À Liévin, l’émotion ne retombe pas. Pas question de faire payer les lampistes ! L’instruction judiciaire est confiée au juge Pascal, le « petit juge » qui avait défrayé la chronique lors du sordide assassinat d’une adolescente à Bruay-en-Artois. Très vite les langues se délient… La surveillance des chantiers aurait laissé à désirer ; plus grave encore, les mesures de grisoumétrie n’ont été que partiellement effectuées… Michel Halipré, agent de maîtrise CGT, accompagnera le juge Pascal dans la fosse ; il pointera ces manquements, la suppression de la vérification du site par un gazier et l’installation d’une bascule d’aérage sans autorisation. Nous sommes en pleine période de récession minière ! Dans le Nord-Pas-de-Calais les fosses ferment les unes après les autres malgré une brève reprise en 1973, le prix du pétrole ayant fortement augmenté. Dans son intervention, Achille Blondeau a fortement insisté en exigeant le maintien des mesures de sécurité, y compris dans les fosses dont la fermeture était programmée… Les interventions du juge polarisent les médias, elles risquent aussi d’enfermer l’instruction dans l’impasse d’une dénonciation politicienne. Les organisations syndicales ne cèdent pas. En 1975, l’ingénieur, responsable du siège, Augustin Coquidé est inculpé. Le renvoi du juge Pascal n’arrêtera pas la procédure. En effet, les mineurs, leurs syndicats, en particulier la CGT, veulent la vérité… En 1978, l’ingénieur est renvoyé devant la chambre correctionnelle. Le jugement définitif sera rendu en janvier 1981… Encore trois ans à attendre ! La décision du tribunal de Béthune est fondamentale. Une condamnation des Houillères permettrait une augmentation de la pension trimestrielle accordée aux veuves et orphelins. Une condamnation mettrait pour la première en cause le patronat minier lors d’une catastrophe. Le 23 janvier, le jugement définitif du tribunal est sans aucune ambiguïté. ses conclusions sont sans précédent : pour la première fois dans l’histoire de la mine en France, une société exploitante, celle des Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais, est reconnue civilement responsable du drame. Elle est condamnée pour « faute inexcusable ».

 

 SOURCE : L'Humanité.fr

 
 
 
 
 
 

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