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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

Nouvelles d’Annie LACROIX-RIZ,  Nouvelles publications
Chers amis,
 
Vous vous étonnez peut-être que j’aie alimenté chichement, en 2015, la liste de diffusion, la bornant surtout à l’annonce des conférences. Ce quasi-silence est imputable non à l’abandon du devoir d’information historique mais à une phase de rédaction intense entreprise depuis l’automne 2014. Dans ce travail s’insère un ouvrage publié en novembre 2015, Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949, publié par le Temps des cerises, mise à jour de textes tout à fait confidentiels publiés entre le début des années 1990 et 2012 sur le contrôle étranger du syndicalisme français et européen, de l’avant-guerre à l’après-Deuxième Guerre mondiale, aspect largement ignoré mais décisif de la mainmise des impérialismes dominants sur la France, et de l’histoire contemporaine du syndicalisme.
 
1° la couverture de l’ouvrage

 

Nouvelles d’Annie LACROIX-RIZ,  Nouvelles publications
Nouvelles d’Annie LACROIX-RIZ,  Nouvelles publications
2° la recension qu’en a faite l’historien spécialiste d’histoire sociale Stéphane Sirot (publiée dans L’Humanité du 15 janvier 2016)
 
 
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3° le commentaire qu’en présente Bernard Genet, animateur, avec Marie-Ange Patrizio, de la radio associative de Marseille Radio Galère, lui sont spécifiquement consacrées :

Nouvelles d’Annie LACROIX-RIZ,  Nouvelles publications
« Plutôt complice des nazis qu’allié des communistes »
 
De la permanence de l’anticommunisme.
 
Dans nos bulletins n° 300 et 302 nous avons évoqué la crise des euromissiles en rappelant le slogan des pacifistes allemands (de l’Allemagne de l’ouest à l’époque) « Plutôt rouges que morts » lesquels plutôt que se trouver « atomisés » dans un conflit nucléaire entre les Etats-Unis et l’URSS qui menaçait d’avoir lieu sur le sol allemand préféraient se retrouver dans le camp des « rouges » avec leurs voisins et frères de l’Allemagne de l’Est. La riposte OTANIENNE, orchestrée par les Etats-Unis et dont François Mitterrand fut le héraut le plus en vue en Europe de l’Ouest, fut vigoureuse et laissait entendre que, vu de Washington et même de Paris, abrité par sa force de frappe, on préférait les allemands morts plutôt que « rouges ». En France le terrain idéologique de cette position avait été préparé quelques années plus tôt par les « nouveaux philosophes » et en tout premier lieu parmi eux par André Glucksmann, ancien de la Gauche Prolétarienne passé au néo conservatisme, partisan des guerres de GW BUSH et supporter de Sarkozy. Son fils Raphael Glucksmann, journaliste de son état dans une station de radio française publique, est conseiller personnel de Mikhaïl Saakashvili, ancien président géorgien recherché par la justice de son pays et devenu depuis citoyen ukrainien et gouverneur d’Odessa nommé par le régime néofasciste de Kiev qui vient d’interdire le parti communiste ukrainien.
 
Cet anticommunisme qui était alors et principalement un antisoviétisme virulent n’en était pas à ses premières armes, loin s’en faut. Le dernier ouvrage de l’historienne Annie Lacroix-Riz « Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants 1939-1949 (LE TEMPS DES CERISES–2016) revient sur un autre moment bien occulté de l’anticommunisme antisoviétique et que les chaines publiques de radio et de télévision ne sont certainement pas disposées à remettre en lumière occupées qu’elles sont trop souvent à falsifier l’histoire de la seconde guerre mondiale en y minimisant le rôle décisif de l’URSS dans la défaite du Reich (voir la dernière émission de France 2 sur Staline) .
 
Le premier chapitre est consacré au grand historien Marc Bloch qui rédige entre juillet et septembre 1940 son livre « l’Etrange défaite ». Face à la brutalité de l’évènement Marc Bloch se prend à douter de la volonté de la classe dirigeante française de résister à l’envahisseur. L’ouvrage n’est publié qu’en 1946 deux ans après l’assassinat de Marc Bloch par la Gestapo. Plus de soixante ans plus tard Annie Lacroix-Riz en publiant « Le choix de la défaite » lève le doute, preuves à l’appui.
 
 
Dans son nouveau livre Annie Lacroix-Riz revient sur le livre de Marc Bloch et suit l’évolution de son auteur qui passé le choc et la surprise de la défaite va le conduire dans la résistance. Evolution sincère d’un patriote républicain face au comportement d’une classe dirigeante française qui a accepté la défaite militaire et s’est soumise à l’occupant nazi et à sa politique tout à la fois anti ouvrière, anti communiste et antisémite.

 

http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/bloch_defaite.pdf

http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/bloch_defaite.pdf

Or et c’est là un aspect un peu moins connu de la collaboration une fraction des organisations syndicales va suivre la voie tracée par la classe dirigeante française. Sitôt la CGT interdite par Vichy, Belin son ancien secrétaire général adjoint, devient ministre du Travail à Vichy et va promouvoir la Charte du Travail outil de destruction du Code du Travail. Un seul exemple suffit à faire comprendre le changement : pour remplacer la CGT interdite il est créé un syndicat officiel dont les délégués dans les entreprises sont désignés par le patron. Belin et d’autres vont reprendre, en s’inspirant et en pervertissant totalement le sens, un cri jailli des tranchées de Verdun face à la boucherie prolongée : « Plutôt boche vivant que français mort », la position qui est – bien qu’elle ne l’ait jamais formulée publiquement sous cette forme lapidaire - celle de la classe dirigeante française à l’époque : « Plutôt complice des nazis qu’allié des communistes ». A ce titre ces dirigeants syndicaux bénéficieront des prébendes du régime de Vichy, y occuperont des postes importants, au moins sur le papier, et après 1945 le patronat les recyclera dans diverses officines anticommunistes.
Froideval un des leaders de ce courant syndical ,bras droit de Belin, écrit dans la revue SYNDICATS lancée par JOUHAUX le secrétariat général de la CGT réunifiée en 1936 et financée en sous-main par le patronat pour faire pièce à LA VIE OUVRIERE expression des unitaires « A Munich, la paix a été sauvée grâce à des bourgeois ; et ceux qui ont poussé à la guerre et ont pleuré des larmes de crocodile sur la Tchécoslovaquie sont dans nos rangs .Les communistes ont hurlé à la guerre et ils l’ont fait surtout par esprit de domesticité vis-à-vis de l’URSS ». Le même dans un discours au congrès confédéral de Nantes (14-17 novembre 1938) s’en prend aux communistes « militants patriotes et chauvins » qui veulent « faire la guerre pour faire la révolution » bolchevique et pour vouer les « militants qui sont restés des pacifistes au camp de concentration ou à la balle dans la nuque » ; « si la guerre avait éclaté, certains se seraient ingéniés pour arriver au pouvoir et réaliser en Europe ce qu’on appelle les Etats-Unis soviétiques ». Au congrès de Nantes, Gilbert Serret qualifie les unitaires de « sénégalais de Staline » (joli condensé de racisme colonial et d’anti communisme).
 
Marc Bloch sans bien connaitre les dessous de cette alliance en tire cependant la leçon principale « Les chefs des principaux syndicats qui comptaient parmi les puissances de la République « se sont en « une alliance étrange rencontrés sur les routes de la capitulation avec les ennemis de leur classe et de leurs idéaux » Sans citer de noms Marc Bloch situe clairement les ennemis de classe dans « la haute bourgeoisie appuyée sur la finance et la presse » qui est allée chercher ces modestes chefs syndicaux pour les rallier à sa cause.
 
Utile réflexion sur le fonctionnement de la classe dirigeante capitaliste qui numériquement très minoritaire essaie toujours, avant d’utiliser en dernier ressort l’appareil répressif d’Etat, de diviser l’adversaire de classe et ses organes. Le nouveau livre d’Annie Lacroix-Riz en apporte une nouvelle démonstration.
 
L’autre interrogation est d’ordre géopolitique. Si la détestation de l’Union Soviétique avait été causée uniquement par l’anticommunisme, elle aurait dû disparaitre après la disparition de l’URSS, de son régime socialiste et de ses régimes alliés d’Europe de l’Est. Or si l’anticommunisme est resté vigoureux contre Cuba et la Corée du Nord, la russophobie virulente qui sévit aujourd’hui dans les médias occidentaux conduit à penser que la guerre froide n’était pas uniquement un conflit idéologique.
 
Il faut donc aller voir du côté de ce que les marxistes appellent l’infrastructure c’est-à-dire les ressources naturelles, l’économie et son potentiel de développement , le système productif. Vue sous cet angle l’URSS devenue en 1939/1940 par un effort collectif titanesque la seconde économie mondiale faisait de l’ombre à la puissance qui pensait au sortir de la première guerre mondiale dominer le monde et le siècle sans aucune concurrence, devait donc être détruite. Ce fut la mission historique confiée aux nazis. Son échec laissa malgré tout l’URSS affaiblie et il fallut donc, la guerre chaude - nucléaire – étant impraticable, recourir à la guerre froide pour continuer à affaiblir encore l’adversaire historique. Cet affaiblissement, objet d’une activité sans relâche sur tous les terrains pendant prés d’un demi-siècle, s’est concrétisé par l’éclatement de l’URSS et la disparition de ces alliés européens.
 
Il reste que la Fédération de Russie si elle n’est pas aujourd’hui la seconde économie mondiale, sa faiblesse démographique le lui interdit, et si elle n’est pas socialiste, est du point de vue de l’impérialisme encore dominant un pays inacceptable. Inacceptable parce que trop grand : deux fois grand comme les Etats-Unis, ouvert comme les Etats-Unis sur les deux océans : Pacifique et Atlantique, inacceptable parce que détenteur de ressources naturelles immenses et pas seulement de gaz et de pétrole, inacceptable parce qu’ayant conservé la capacité nucléaire de dissuasion de l’adversaire, inacceptable enfin pour mettre en œuvre avec la Chine devenue entretemps la seconde économie mondiale l’intégration encore jamais réalisée du continent eurasiatique - 36% des terres émergées - à travers toute une série d’institutions nouvelles : Organisation de coopération de Shanghai qui accueillera l’Inde et le Pakistan mi 2016 , Union économique eurasienne, Banque asiatique pour les investissements en infrastructure …

 

L’ouvrage Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949 sera présenté le jeudi 28 janvier 2016 à 19h30 à la Librairie Tropiques, à l’occasion d’une conférence-débat avec le sociologue du travail Bernard Friot, que je remercie de sa présence.

Nouvelles d’Annie LACROIX-RIZ,  Nouvelles publications
Le traitement du réformisme et de son exploitation par les classes dirigeantes d’Allemagne et des États-Unis est également éclairée par une intervention récente prononcée à la demande de l’acteur et metteur en scène Olivier Hueber, qui, au théâtre de Nesle, 8, rue de Nesle, 75006 Paris, présente tous les premiers lundis du mois à 20h30 des lectures de textes ou extraits de textes de grands auteurs, lectures confiées à des acteurs particulièrement convaincants. Ce travail mérite toute votre attention et votre soutien.
 
Le commentaire de l’ouvrage fondateur (du marxisme) de Friedrich Engels « La Situation de la classe laborieuse en Angleterre » que j’en ai fait le lundi 4 janvier 2016 (le 1er février, ce sera au tour de l’économiste Rémy Herrera) accorde une place ‑ via les réflexions qu’Engels poursuivit jusqu’au début des années 1890 sur son travail de 1844-1845 ‑ à l’analyse du réformisme déjà très présent à l’aube de l’ère impérialiste.
L’éclairage que fournit en 1885-1892 Engels sur les progrès d’alors du réformisme me paraît indispensable à la compréhension des bases de ce courant devenu prédominant dans les « pays du centre » : vous en trouverez l’écho dans l’enregistrement réalisé par les frères Le Thomas, responsables des Films de l’an 2, qui font tant pour développer l’écho, actuellement si modeste, des sciences sociales critiques (sur leur site https://vimeo.com/user4868631): http://www.lesfilmsdelan2.org/lesfi... ou https://vimeo.com/150959027
 
Amitiés et meilleurs vœux pour l’an neuf (puisqu’il en est encore temps),
 
Annie Lacroix-Riz

 

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