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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

ALGÉRIE : Il y a 60 ans, le 12 mars 1956, le Parti communiste Français votait les POUVOIRS SPÉCIAUX au gouvernement socialiste de Guy Mollet…
ALGÉRIE : Il y a 60 ans, le 12 mars 1956, le Parti communiste Français votait les POUVOIRS SPÉCIAUX au gouvernement socialiste de Guy Mollet…

Gilles Manceron. Historien

«La grande question, c’est l’attitude du Parti communiste»

Qu’ évoque pour vous le 12 mars ?

Le vote des pouvoirs spéciaux est un tournant. C’est même la vraie entrée de la France dans la guerre et elle a été décidée par un gouvernement qui, pourtant, avait lors de la campagne électorale de fin décembre 1955 début 1956, a laissé entendre qu’il pourrait mettre fin à la guerre. Au contraire, il a plongé le pays dans la guerre. Durant l’année 1956, le nombre de militaires français passera de 5000 en janvier à 400 000 à la fin 56. Donc c’est vraiment la plongée dans la guerre qui va être rendue possible par le vote des pouvoirs spéciaux le 12 mars 1956.
 

Un élément que l’histoire note, mais qu’on a un peu oublié, c’est un pouvoir socialiste qui amène ce nouveau niveau d’intensité du conflit. Qu’en pensez-vous ?

C’est vrai que c’est un pouvoir avec un président du Conseil socialiste (NDLR : le parti était alors la SFIO), Guy Mollet. Il faut aussi signaler que Mollet est nommé président, alors que d’autres sont pressentis. On parlait de Pierre Mendès-France qui avait préparé l’indépendance de la Tunisie et du Maroc qui est mise en œuvre officiellement au même moment, en mars 1956. Mendès était plutôt un partisan de la décolonisation.

On parlait également de Daniel Mayer, qui était un des rivaux de Guy Mollet au sein des socialistes, un partisan de la paix qui va quitter la SFIO et fonder le PSA puis le PSU avant de prendre la présidence de la Ligue des droits de l’homme contre la politique de Guy Mollet en Algérie. On peut dire qu’il y avait débat au sein des socialistes. Il faut le pointer en même temps mais c’est vrai que Mollet, président du conseil socialiste entraîne la France dans la guerre.
 

Qu’est-ce que les historiens savent de ce qui s’est joué en amont, dans les coulisses ? Quelles étaient les forces en présence qui voulaient de ces pouvoirs spéciaux et celles qui y étaient opposées ?

Les forces qui poussent à la guerre, c’est le lobby colonial, des intérêts qui prévalent au sein de la communauté des Français d’Algérie. Il n’y a pas un bloc monolithique, mais ce sont les extrémistes et les ultras qui s’imposent. L’armée aussi pousse à la guerre, même si le corps n’est pas là aussi univoque. Après la défaite de l’Indochine, beaucoup sont belliqueux. Il y a aussi une partie des socialistes et une grande partie de la droite.

Le général de Gaulle est alors en retrait et on ne sait pas trop ce qu’il pense. La grande question à propos du 12 mars, c’est l’attitude du Parti communiste français qui va voter les pouvoirs spéciaux finalement  bien qu’il y ait des divisions internes en son sein. Cependant, à mon avis, l’URSS qui prépare un voyage de Guy Mollet à Moscou, doit aussi intervenir dans le sens d’une politique «raisonnable» du Parti communiste français, avec une position qui ne serait pas hostile à la guerre. C’est un gros point d’histoire que ce vote du PCF en faveur des pouvoirs spéciaux.

Justement, sur ce vote communiste est-ce qu’on peut considérer qu’il y a deux étages, celui de l’état-major de la direction politique qui suit Moscou et la base militante dont une partie va s’opposer à la guerre, notamment par le blocage des trains d’appelés ?
Il y a des divergences très nettes. Des appelés communistes refuseront de porter les armes. Certains communistes participeront au soutien au FLN. Je pense à Madeleine Rebérioux, universitaire, qui s’engage contre la guerre et la torture. Elle sera signataire du manifeste des 121 réclamant le droit à l’insoumission. La direction communiste lâche ces gens-là, allant jusqu’à leur demander de rendre la carte du parti.
 

Peut-on estimer que de ce moment-là né le point  de naissance de l’extrême gauche française ?

D’une certaine façon oui. Cette opposition interne au Parti communiste en 1956 qui se manifeste dans des groupes d’opposition à l’intérieur du parti, je pense à la Voix communiste, tendance et journal. Je pense aussi à des mouvements qui, par la suite, se développeront en groupes maoïstes ou trotskistes… Ce sont les prémices d’un éclatement qu’on constatera chez les étudiants communistes plus tard à la fin de la guerre et dans le parti, plus tard, au détour de 1968 et dans les années 1970.

 

SOURCE:

 

Henri Malberg à la tribune du 22ème Congrès du PCF en 1976

Henri Malberg à la tribune du 22ème Congrès du PCF en 1976

LE POINT DE VUE D'HENRI MALBERG ancien membre du comité central du PCF:

Les critiques (de la ligne du PCF) se cristallisent sur un moment particulier : celui du vote des pouvoirs spéciaux à Guy Mollet, le 12 mars 1956, qui sert d’exemple pour affirmer que, finalement, le Parti communiste ne s’est pas distingué des autres partis ou, pour le moins, n’a pas été plus vertueux. Qu’en pensez-vous ?

Henri Malberg L’épisode des pouvoirs spéciaux n’a duré que trois mois. Des camarades pensent aujourd’hui que c’était une erreur, car selon eux, la suite était inscrite, et donc, en réfléchissant bien, nous n’aurions pas dû voter les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet. Je continue à penser quant à moi qu’il fallait le faire, pour des raisons simples : le peuple avait voté massivement pour une politique de paix en Algérie, Guy Mollet se présentait non pas comme un ultra mais comme un homme qui voulait les pleins pouvoirs pour trouver des solutions politiques. Je préfère endurer le reproche que nous avons eu tort au regard de la suite des événements, plutôt que celui de n’avoir pas saisi la chance de mettre fin à cette guerre, quand bien même il n’y en avait qu’une sur mille. Le vote des communistes n’avait rien à voir avec une carte blanche accordée à Guy Mollet : au contraire, notre vote était conditionné à l’application d’une politique bien définie. Et on peut relire cette explication de vote un demi siècle après avec honneur. Ceci étant dit, nous ne sommes pas à chaque instant comptable de l’avenir du monde, l’histoire nous a montré d’ailleurs que c’est lorsqu’on croit cela que l’on commet les erreurs les plus lourdes.

SOURCE:

 

Roland  Leroy

Roland Leroy

GUERRE D'ALGÉRIE. Entretien. ROLAND LEROY : " L'ERREUR DES POUVOIRS SPÉCIAUX "

Jeune député de Seine-Maritime en 1956, l'ancien directeur de "l'Humanité" revient sur un vote auquel il a lui-même participé.

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LE CONTEXTE :

ALGÉRIE : Il y a 60 ans, le 12 mars 1956, le Parti communiste Français votait les POUVOIRS SPÉCIAUX au gouvernement socialiste de Guy Mollet…

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