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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

LA RACINE DU MAL ? Pourquoi le PCF a soutenu la candidature de François MITTERRAND à la présidentielle de 1965 ?
Waldeck Rochet, secrétaire général du Parti communiste français en 1965

Waldeck Rochet, secrétaire général du Parti communiste français en 1965

Septembre 1965 : Comité Central du Parti Communiste Français

Rapport de Waldeck Rochet

Les leçons de l’échec de la fédération SFIO-MRP………………………………...3

L’évolution de la situation et la candidature de François Mitterrand ……………..4

Une candidature d’union de toute la gauche ………………………………………5

Les options fondamentales de François Mitterrand ……………………………….6

Les questions posées par notre Parti ………………………………………………7

La réponse de François Mitterrand ………………………………………………..7

A propos des institutions et des libertés …………………………………………..8

Dans le domaine économique et social........................................................ 9

Politique extérieure ………………………………………………………………….10

Notre position sur la question du Pacte atlantique n’a pas varié ……………….11

L’Europe et le Marché commun ....………………………………………………...11

Propositions acceptables pour un candidat d’union de toute la gauche ……..12

Continuons à défendre notre programme pour une démocratie véritable ………14

Ne pas faire le jeu du pouvoir et da la réaction…………………………………... 15

Favoriser l’union de toutes les forces ouvrières et démocratiques ……………...16

Notre ligne unitaire constante ……………………………………………………..17

Rassembler des millions de voix ………………………….………………………18

Ce qui est décisif le mouvement des masses …………………………………...19

Résolution…………………….……………………………………………………21

LIEN VERS LE DOCUMENT ORIGINAL CI-DESSOUS :

LIEN VERS LE DOCUMENT RÉNOVÉ CI-DESSOUS: 

SOURCE:

Donc, au nom de la direction du PCF, Waldeck Rochet, secrétaire général du PCF, expose les raisons de voter pour François Mitterrand comme candidat unique de la gauche.

Nous reprenons les arguments du PCF en matière de politique étrangère, c'est-à-dire au sujet de l'Otan, du Pacte Atlantique, de l'Europe et du Marché commun .

**********

Waldeck Rochet : 

A partir du moment où le Parti socialiste se prononçait pour la candidature de François Mitterrand, la question qui s’est posée et qui se pose à notre Parti et aux formations démocratiques, c’est celle de savoir si la candidature de François Mitterrand est susceptible de devenir la candidature d’union de toute la gauche.

 

POLITIQUE EXTÉRIEURE

En politique extérieure, tant dans son exposé préliminaire que dans ses réponses aux questions, il s’est affirmé pour l’Europe, le Marché commun et l’alliance atlantique.

Mais, en même temps, il s’est prononcé pour une politique de coexistence pacifique, pour la signature du traité de Moscou sur l’arrêt des essais nucléaires,contre la force de frappe atomique qu’il juge inefficace, ruineuse et dangereuse.

 

Il a fait, en outre, la critique du traité d’alliance De Gaulle - Adenauer et il s’est affirmé pour la reconnaissance de la frontière Oder-Neisse et le règlement du problème allemand par la conclusion d’un traité de paix.

 

C’est dire que même sur les problèmes de politique extérieure, les prises de position de François Mitterrand concordent sur d’assez nombreux points avec les objectifs contenus dans notre programme.

 

Certes, il est vrai que ses appréciations sur le rôle du pacte atlantique, de l’OTAN, et sur l’organisation de l’Europe diffèrent des nôtres. Cependant, même là nous enregistrons certains points de convergence, par exemple quand il dénonce « l’Europe des monopoles » et qu’il juge nécessaire de procéder à un réexamen du traité de l’O.T.A.N.

 

En ce qui concerne la position de notre Parti communiste à l’égard du Pacte Atlantique et des groupements militaires comme celui de l’O.T.A.N. et d’autres, elle est bien connue.

 

Nous sommes pour une véritable politique de coexistence pacifique qui favorise le désengagement de la France vis-à-vis des blocs militaires, en vue d’aboutir à leur dissolution et au développement de la coopération entre tous les pays sans discrimination de régimes sociaux.

 

Cependant, tout en souhaitant que la politique des blocs militaires soit rapidement dépassée pour tendre à un véritable système de sécurité collective intéressant tous les pays sans distinction de régime social, nous croyons que dans le cadre de ses alliances la France peut, aujourd’hui, grandement contribuer à la détente internationale et à le paix.

 

NOTRE POSITION SUR LA QUESTION DU PACTE ATLANTIQUE N’A PAS VARIE

Nous n’avons jamais présenté le retrait de la France du Pacte Atlantique comme une condition à notre participation à l’action commune avec le Parti socialiste et les autres partis démocratiques.

 

Je rappelle, à ce sujet, qu’en octobre 1958 notre Parti a eu à se prononcer sur ce problème en signant le Contrat des NON présenté alors par le Comité National Universitaire.

 

Ce texte qui nous était soumis comprenait un paragraphe comportant la ratification du Pacte Atlantique. Notre Parti a fait connaître qu’il était contre ce paragraphe, mais qu’il signait néanmoins I'ensemble du texte du Contrat des NON dans le but de contribuer à l’union de tous les adversaires du pouvoir personnel.

 

Et Maurice Thorez, dans une lettre adressée le 17 octobre 1958 au « Comité Universitaire », après avoir dit pourquoi notre Parti était hostile au Pacte Atlantique, précisait notre position en ces termes :

 

« Nous admettons qu’en dépit de ce traité et dans le cadre même de ses alliances la France pourrait agir en faveur de la détente internationale. Nous avons maintes fois affirmé que nous étions prêts à soutenir tout effort allant dans ce sens II nous serait utile de préciser qu’en tout état de cause la France devrait préserver son entière liberté d’initiative en faveur de le coopération entre tous les Etats et de l’amitié entre tous les peuples et le droit pour elle de régler en toute indépendance les questions qui affectent directement sa position dans le monde. »

 

C’est toujours notre position et nous croyons qu’à partir de là il est possible que communistes, socialistes et autres républicains trouvent un terrain d’entente pour agir ensemble en faveur de la coexistence pacifique, du désarmement et de la coopération internationale.

 

L’EUROPE ET LE MARCHE COMMUN

Au sujet de l’Europe, nous soulignons que nous ne somme » pas contre toute organisation européenne, bien au contraire.

Nous sommes, nous communistes, pour la véritable Europe des peuples, fondée sur la coopération de plus en plus étroite entre tous les pays d’Europe, sans discrimination, dans le respect de la souveraineté de chaque Etat et dans l’intérêt de la paix et de tous les peuples.

Pour le Marché commun, lors de son institution, nous nous sommes prononcés contre parce que nous avions alors l’opinion qu’il s’agissait avant tout d’une entente entre les monopoles capitalistes réalisée au détriment des intérêts de la classe ouvrière et finalement au détriment de la France au profit de l’Allemagne de l’Ouest qui est le pays le plus puissant dans l’association. Les faits ont montré que nos craintes étaient fondées.

Aujourd’hui, même parmi les plus chauds partisans du Marché commun, nombreux sont ceux qui reconnaissent que celui-ci est dominé par les cartels et les trusts.

Cependant, sans modifier notre appréciation de fond, nous tenons compte que le Marché commun existe et que des partis comme le Parti socialiste, le P.S.U. et le Parti radical en sont partisans.

 

C’est pourquoi, non seulement nous ne faisons pas du Marché commun un obstacle irréductible à un accord général entre le Parti communiste, le Parti socialiste et autres partisans des institutions européennes, mais nous pensons quil est possible que s’établisse, entre nous, une collaboration positive en vue de lutter, au sein même des institutions européennes et du Marché commun, pour une autre politique qui ne serait pas celle des trusts et des cartels, une politique qui tienne compte des intérêts des travailleurs dans chaque pays et aussi de nos intérêts nationaux.

 

Nous pensons, par exemple, que la France, comme membre du Marché commun, pourrait prendre des initiatives en vue de favoriser le développement des relations commerciales entre tous les pays sans discrimination sur la base de l’égalité et des avantages réciproques.

 

De même, pourraient être prises des mesures pour que les institutions du Marché commun perdent leur caractère technocratique, ce qui exigerait que les assemblées élues de chaque pays et les syndicats soient représentés avec des pouvoirs réels.

 

En bref, malgré les divergences qui subsistent, nous croyons qu’il est possible d’aboutir à une politique commune, a condition que l’on s’oriente dans le sens d’une politique de coexistence pacifique et de détente tournée vers la coopération entre tous les pays d’Europe sans discrimination et vers la réduction des armements et le désarmement général contrôlé.

 

PROPOSITIONS ACCEPTABLES POUR UN CANDIDAT D’UNION DE TOUTE LA GAUCHE

Pour nous résumer et pour conclure sur la question primordiale des options ou du programme, nous constaterons que le » options présentées par François Mitterrand, tant en politique intérieure qu’en politique extérieure, comprennent de nombreux objectifs qui figurent dans le projet de programme du Parti communiste.

 

Or je rappelle que, pour l’élection présidentielle, nous avons présenté un projet de programme minimum. Et lorsque nous l’avons adressé aux autres partis de gauche et organisations démocratiques - y compris à François Mitterrand en tant que président de « l’U.D.S.R. » - nous avions bien précisé que nos propositions n’étaient pas toutes à prendre ou à laisser, mais qu’elles étaient susceptibles d’être discutées, amendées, complétées en vue d’aboutir è un programme démocratique minimum de progrès social et de paix acceptable par tous les démocrates.

 

Par conséquent, aujourd’hui, le véritable problème est de savoir si les options politiques présentées par Mitterrand - pour l’étape de l’élection présidentielle - comprennent un minimum de propositions acceptables par tous les partis de gauche et organisations démocratiques.

 

Car je me permets de souligner devant le Comité Central que, pour nous, communistes - comme d’ailleurs pour tous les démocrates conséquents - l’élection présidentielle n’est qu’une étape dans la bataille contre le pouvoir personnel et pour la démocratie.

 

Cela signifie que pendant et après l’élection présidentielle, nous poursuivrons nos efforts afin de faire progresser dans l’esprit des masses populaires elles-mêmes la grande idée du programme commun à tous les partis et organisations démocratiques.

 

Et nous croyons que le fait que les socialistes, les communistes et autres républicains voteront ensemble le 5 décembre prochain peut grandement contribuer à créer les conditions les plus favorables pour la réalisation d’une véritable entente - sur la base d’un programme commun - entre le Parti communiste, le Parti socialiste et tous les autres partis et organisations démocratiques.

 

C’est pourquoi le Bureau Politique considère qu’a l’étape actuelle de l’élection présidentielle, les options politiques pour lesquelles s’est prononcé François Mitterrand - même si elles appellent des remarques de notre part - constituent vraiment un programme minimum acceptable par tous les démocrates qui veulent s’unir dans la lutte contre le pouvoir personnel et pour la démocratie.

 

Au début de mon rapport, j’ai dit que la candidature de François Mitterrand pouvait devenir la candidature d’union de toute la gauche aux trois conditions suivantes :

1) que le candidat sort un opposant résolu au pouvoir personnel ;

2) que le programme et les options qu’il soutient soient dans l’ensemble et pour l’essentiel acceptables par tous les démocrates ;

3) qu’il s’appuie sur tous les partis de gauche sans exclusive y compris le Parti communiste.

 

L’examen auquel nous venons de procéder montre que ces trois principales conditions sont, pour l’essentiel, remplies.

 

C’est pourquoi le Bureau Politique unanime propose au Comité Central de décider que le Parti communiste apportera son soutien à la candidature de François Mitterrand, comme candidature d’union des partis et organisations démocratiques.

**********

....Cela se passait 10 ans après l'attitude de François Mitterrand, ministre de la Justice, refusant la grâce d'une cinquantaine de combattants algériens, qui seront guillotinés...

Et toute la direction du PCF, et l'ensemble de ses structures, ont approuvé à l'unanimité la position du Bureau politique. Sans débat démocratique préalable à tous les niveaux du Parti...dans le cadre du "centralisme démocratique"...

Nous en payons aujourd'hui le prix.

Jean Lévy

 

SOURCE:

 

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