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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Manifestation parisienne du 17 mars 2016 (capture d'écran)

Manifestation parisienne du 17 mars 2016 (capture d'écran)

«Il faut pouvoir lutter contre ce gouvernement», dit l'économiste Jacques Sapir suite aux manifestations du 17 mars, estimant que face à la loi Travail «les syndicats se révèlent incapables (ou peu désireux) de passer à la vitesse supérieure».

Après le 17 mars

PAR  · 18 MARS 2016

 

Les manifestations du 17 mars, qui ont été essentiellement celles de la jeunesse en lutte, lycéenne et étudiante, ont confirmé la montée d’une immense mobilisation, que les quelques concessions faites par le gouvernement dans la nouvelle mouture de la « Loi Travail » n’ont pas satisfaite. Il est clair aujourd’hui que l’essentiel de la loi est pour l’instant maintenu. J’invite mes lecteurs à écouter ce que disent deux avocats venant d’horizon différents, M. Van der Vlist (gauche du P « S ») et M. Lempereur (DLF), dans mon émission, les « Chroniques de Jacques Sapir » sur Radio-Sputnik. Ajoutons que l’article 6, qui introduit la nécessité pour l’employeur de reconnaître les « cultes », conduit à une dangereuse rupture du principe de laïcité. C’est une raison supplémentaire de vouloir rejeter cette loi. Mais, aujourd’hui, et avant la grande manifestation du 31 mars, on s’oriente vers un blocage de la situation. Ce blocage, et il faut le savoir, joue dans le sens du gouvernement dans la mesure ou les syndicats se révèlent incapables (ou peu désireux) de passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire d’envisager la possibilité d’une grève générale.

 

Ce blocage, on peut le comprendre. Une grève générale est un affrontement majeur avec le pouvoir politique. Le risque d’une défaite doit être méticuleusement pesé. Mais, dans le même temps, il faut pouvoir lutter contre ce gouvernement car il a une stratégie qui se développe dans cette situation de blocage. Le sens des appels à l’unité que l’on entend, ici ou là, et même au sein des adversaires de la loi « Travail », est le suivant : soit vous voterez pour nous (en 2017), quoi que vous puissiez penser de nous, soit ce qui se profile à l’horizon sera bien pire… C’est cette stratégie qui le conforte dans une attitude où l’on ne peut plus exclure un passage en force sur la loi « Travail » remaniée. Or, aujourd’hui, il est clair que, que ce soit M. Juppé ou M. Hollande, l’un et l’autre ne sont plus que les fondés de pouvoir de l’Union européenne, qui pousse un texte organisant la destruction du droit du travail.

Il importe donc, aujourd’hui encore plus que hier, de structurer le mouvement, de lui donner des institutions provisoires. Comme je l’avais écrit à la suite des manifestations du 9 mars dernier, il convient de s’organiser à la base autour d’un noyau de propositions dont le refus de prise en compte entraînerait l’abstention. C’est une arme puissante pour déstabiliser le Deuxième Parti Du Patronat (ou DPMP) soit le P « S » dont c’est devenu le nom réel. Car, rappelons-le, s’il est une chose qui terrifie ces apparatchiki c’est bien la perte des postes, des prébendes, des sinécures que leur rapporte le scrutin majoritaire à deux tours.

 

Comme je l’ai écrit, c’est dans des comités unissant tous ceux, sans distinction et sans références à un quelconque parti, qui déclareraient que tout candidat qui ne rejetterait pas la loi « Travail », quelque soit sa forme définitive, mais aussi la réforme du collège et d’autres mesures lamentables prises depuis 2012, ne pourrait compter sur leurs voix en 2017, que pourra s’enraciner cette mobilisation. Ces comités permettraient de réaliser une véritable unité à la base entre militants de différents partis (et pas tous nécessairement de gauche), de différents syndicats, mais aussi militants inorganisés et méfiants quant aux divers partis aujourd’hui en présence, en dégageant un minimum de points d’accord.

Si nos gouvernants persistent dans la voie qui est dictée tout à plein par l’Euro et par la réglementation de l’Union européenne, alors ces comités feront campagne pour une abstention active au second tour de l’élection présidentielle et des élections législatives qui suivront. C’est cette menace qu’il faut désormais brandir pour être entendus. Nous en sommes là !

 

SOURCES:

 

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