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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Des membre des FARC

Des membre des FARC

Originaire de Montpellier, Nathalie Mistral s'est engagée au début des années 2000. Elle voulait «vivre la révolution». Dans la perspective des accords de paix avec le gouvernement colombien, elle aimerait rester dans le Choco, au nord-ouest du pays, pour «participer à la construction de territoires de paix».

Elle s'appelle Nathalie Mistral. Du moins c'est son nom de guérillera. On ne sait ni son vrai nom, ni son âge. Mais elle a longuement détaillé sur Radio France International les raisons de son engagement au sein de la guérilla colombienne des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui est en train de négocier un accord de paix à La Havane avec le gouvernement. Ces négociations devraient se conclure dans les semaines, voire les jours qui viennent.

Elle «voulait vivre la révolution». Elle s'est engagée dans le front 57, dans la région du Choco dans le nord-ouest du pays, au début des années 2000. «J'étais travailleur social à Montpellier avec les gens qui vivent dans la rue, raconte Nathalie Mistral. J'étais syndicaliste et communiste. J'avais le sentiment de jouer le flic gentil. Alors j'ai voulu participer à une vraie révolution et je suis partie chez les zapatistes du Chapas au Mexique.» Mais elle est déçue par le manque de vision politique et trouve le discours du sous-commandant Marcos plus poétique que politique. En 2001, elle décide, avec un ami, de partir en Colombie. «Je voulais juste apporter mon aide, participer sans idée au départ d'entrer dans les Farc.»

 

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