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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

SALAIRE à vie et REVENU de base : Quelles différences ? Quelles convergences? (débat : Bernard Friot - Baptiste Mylondo)

Le 23 juillet 2016

 

C’est le philosophe, sociologue, économiste belge Philippe Van Parijs qui, le premier, conceptualisa dès les années 1980 le principe contemporain du « revenu de base ».

Rétif aux modèles de croissance en place, destructeurs pour la planète et ne pouvant résorber un chômage toujours plus élevé, il envisage un « revenu inconditionnel [...] interprétable comme un chemin capitaliste vers le communisme entendu comme une société qui peut écrire sur ses bannières : « de chacun (volontairement) selon ses capacités, à chacun (inconditionnellement) selon ses besoins ». Ce système d’allocation est pourtant défendu par des personnalités politiques situées sur tout le spectre politique. Dernier exemple en date : le gouvernement finlandais, composé d’une coalition de partis de droite, a annoncé le 15 octobre 2015 l’expérimentation d’un revenu de base à échelle nationale (autrement dit, un droit pour tous les citoyens à un revenu inaliénable et inconditionnel de 800 euros par mois).

Plus proche de nous, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron juge que « le revenu universel est une idée à creuser ». Une idée qui fait son chemin et qui s’expérimente : de l’Alaska à l’essai (avorté, faute de moyens) en Namibie, en passant par le soutien étatique à la « bourse familiale » au Brésil, il n’y a pas un essai qui ressemble à un autre. Mais ce revenu ne doit pas être confondu avec le « salaire à vie », conceptualisé depuis quelques années par le sociologue et économiste français Bernard Friot (et activement défendu par le Réseau salariat).

L'ambition de ces deux systèmes – que l’on amalgame trop volontiers – est de mettre un terme à la soumission au marché du travail et au lien qui unit, de façon systématique, le fait de toucher un revenu et d’avoir un emploi. Ces deux propositions peuvent elles résoudre de façon équivalente les problèmes auxquels notre société est confrontée ?

Un échange entre Baptiste Mylondo et Bernard Friot a eu lieu dans le cadre de la sortie du numéro 4 de la revue Ballast, accueilli par le café-restaurant le Lieu-Dit, le 28 juin dernier.

LIEN VERS LE SITE de la REVUE BALLAST CI-DESSOUS:

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