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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo d'illustration - capture d'écran : I Télé

photo d'illustration - capture d'écran : I Télé

Lundi 26 septembre 2016

Les propos tenus avec frénésie par les journalistes, entre autres sur France Inter, concernant la situation militaire en Syrie, lors de ce dernier week-end, sont très inquiétants. 

En clair, nous serions en face d'un véritable génocide de la population d'Alep soumis à un déluge de feu d'une ampleur inédite, déversé par l'aviation syrienne (encore que on nous sous entend qu'il pourrait s'agir de bombardements effectués par des appareils russes...). Les immeubles s'écrouleraient comme des châteaux de cartes sur leurs habitants écrasés par les bombes et les missiles. Et cet enfer dure, nous dit-on, depuis quatre jours et quatre nuits...

Bilan annoncé : 180 tués en quatre jours, et l'info relaie qu'il s'agit de civils, femmes et enfants de préférence...  De quoi secouer les cœurs les plus endurcis. Si ces nouvelles étaient vraies, on pourrait se poser la question sur le professionnalisme des aviateurs syriens, qui négligeraient de viser les forces djihadistes adverses... 

Les journalistes, des radios et télés en particulier, décrivent donc un climat d'apocalypse programmé froidement par le gouvernement de Damas, particulièrement par Bachar al-Assad, comparé à "un boucher qui massacre son propre peuple", comme l'aiment à le répéter nos ministres.

Et l'ombre de Poutine plane comme maître d’œuvre de cette tragédie...

Les journalistes se désespèrent, en duo avec les plus hautes autorités de la République,  le président et son ministre des Affaires Étrangères, Jean-Marc Ayrault,  de la non réaction des Occidentaux, bloqués au Conseil de sécurité par le veto russe. 

Nos médias à l'unisson évoquent comme précédent historique l'écrasement de la ville espagnole de Guernica par l'aviation nazie en 1937, et aussi le siège de Sarajevo.

La volonté de trop prouver, en triturant l'histoire, peut se retourner contre ses accusateurs.

Rappelons-nous : le 18 juillet 1936, un coup d'état militaire est déclenché à partir du Maroc contre la République espagnole et son gouvernement légitime. La France, s'alignant sur la position britannique, déclare la "non-intervention", et refuse de livrer au gouvernement légal de Madrid les avions et les canons, que par contrat, elle avait  signé. 

A l'opposé, l'Allemagne de Hitler et l'Italie de Mussolini interviennent massivement en soutien décisif aux rebelles franquistes.  Hommes et matériel sont déversés en terre espagnole. La destruction de la ville basque de Guernica est rasée par les avions à croix gammée. Pablo Picasso en fera le symbole de la barbarie.

Alors, comparer  ces crimes avec les bombardements actuels effectués par le gouvernement légal de Syrie sur la zone occupée d'Alep par les rebelles, c'est faire un total tête-à-queue de l'histoire. Car, s'il y avait comparaison entre les deux situations, elle serait en faveur de la République syrienne qui se défend, comme hier celle d'Espagne, contre ses "rebelles", armés et secondés par l'étranger, 

A l'inverse, les volontaires des Brigades internationales pourraient être assimilés à ceux du Hesbollah libanais venant au secours de leur voisin, victime d'une agression internationale. Et Franco,de son côté, réunit des volontaires d'autres pays, de France entre autres, des éléments acquis au fascisme, qui deviendront peu d'années plus tard, les Kollabos de l'Occupant allemand. Tels les fanatiques de l'Organisation islamique rejoignant le camp anti-Assad... avant de s'occuper de la France...

Nos journalistes, et le gouvernement PS encore davantage, connaissent fort bien cette histoire.Et s'il la triture de la sorte, c'est en connaissance de cause. 

Alors pourquoi mènent-ils  cette campagne avec une telle violence ?

Par haine des Russes, de la Russie et de leur allié syrien ? 

Poutine - le diable - représente pour la gente politique aux Affaires, celui qui reconstruit la souveraineté d'un état menacé de dislocation après la défaite de l'Union soviétique. C'était du temps béni d'Elsine au Kremlin, le pantin des Occidentaux, alors qu'il vendait son pays aux plus offrants. Ceux-ci ne supportent pas aujourd'hui, que Vladimir Poutine y ait mis bon ordre et dote son pays d'une force militaire capable de faire face à toute provocation. 

Raison de vouer le président russe aux gémonies.

Pourquoi ce déferlement médiatique hystérique, téléguidé de l'Elysée, pourquoi une telle violence, de tels mensonges répandus dans l'opinion ?

Qui croirait à l'humanisme de nos dirigeants, qui seraient heurtés par le coût humain de ces opérations militaires ?

Nous devons nous rappeler, il y a trois ans, François Hollande se désespérait du refus de la Chambre des Communes britannique d'intervenir militairement en Syrie, et du peu d'empressement d'Obama de se lancer dans une nouvelle aventure. Pourtant, le président français, lui,  avait déjà le doigt sur le bouton pour lancer ses missiles sur Damas ...Peu soucieux à l'occasio n, des pertes civiles syriennes que ce geste aurait occasionnées. Et quand il vend des Rafales au gouvernement de l'Arabie saoudite, peu lui chaut des nombreux civils au Yémen assassinés par ces mêmes Rafales.

Alors, pourquoi cette déferlante campagne contre les dirigeants syriens et contre la Russie ?

On peut s'inquiéter des objectifs du pouvoir, à quelques mois d'une élection présidentielle plus que difficile. François Hollande aime parader comme "chef de guerre" au milieu des troupes françaises, engagées au Mali ou ailleurs. 

Mais il y a plus grave. 

La crise économique et sociale déferle et, en France comme au sein de l'Union européenne, des fissures, deviennent fractures. Le pouvoir oligarchique tremble sur ses bases. Aux États-Unis, un phénomène de même nature pousse au  rejet des "élites" et menace "establishment". Et cela au moment où la Chine est en passe de les détrôner sur le podium des puissances de ce monde...

Et on peut légitimement se demander si tout ce sinistre cirque médiatique ne s'inscrit pas dans un scénario de fin du monde, où la guerre mondiale serait le joker de l'impérialisme en perdition.

La guerre d'Espagne a précédé la Seconde guerre mondiale de six mois...

Soyons non seulement vigilants, mais aussi à l'initiative pour défendre la Paix.

Jean Lévy

 

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