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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Neuilly-sur-Marne, lundi 26 septembre 2016- Aimée Lebeau, 103 ans, sera décorée ce jeudi par le maire (DVG) Jacques Mahéas. Son fils Gibert a raconté dans un livre sa vie d’engagement et de Résistance aux côtés de son mari Maurice. (LP/S.T.)

Neuilly-sur-Marne, lundi 26 septembre 2016- Aimée Lebeau, 103 ans, sera décorée ce jeudi par le maire (DVG) Jacques Mahéas. Son fils Gibert a raconté dans un livre sa vie d’engagement et de Résistance aux côtés de son mari Maurice. (LP/S.T.)

Elle se dit « surprise », presque « étonnée ». « Je ne vois pas en quoi je mérite la Légion d’honneur. » Pourtant, Aimée Lebeau, 103 ans, va bien recevoir ce jeudi la plus haute distinction française en mairie de Neuilly-sur-Marne. Une récompense tardive qui vient couronner une vie d’engagements et de dévouements pour les autres.

Aimée a connu trois guerres et a contribué à aider les victimes de deux d’entre elles. Née en 1913, elle grandit lors de la Première Guerre mondiale. Elle passe toute sa jeunesse au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). Après un passage comme vendeuse en magasin, elle devient infirmière à l’hôpital psychiatrique de Maison-Blanche, à Neuilly-sur-Marne, poussée par son mari, Maurice. Elle ira jusqu’au poste de surveillante générale.

« Je n’ai pas eu l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire »

 

Lorsqu’en 1936 la CGT lance un appel pour trouver des infirmières capables de soigner les Républicains lors de la guerre d’Espagne, la militante communiste n’hésite pas et part trois semaines sur la frontière. « J’ai vu des horreurs mais ce n’est rien à côté de ce que ces hommes ont enduré » souligne-t-elle. Non contente de soigner les blessés, elle parvient à en faire passer en France. « Ils m’ont dit : “vous verrez, vous aurez ça aussi en France et je leur ai répondu que ce n’était pas possible”, lâche-t-elle d’une voix frêle. La suite leur a donné raison. »

Arrive la Seconde Guerre mondiale. Dès le début du conflit, son mari est arrêté pour ses activités politiques et déporté dans le sud de la France. « A plusieurs reprises, j’ai passé clandestinement la ligne de démarcation pour lui apporter du courrier et aussi des tracts du PC, témoigne Aimée. Je n’ai pas eu l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire. J’ai juste la chance de ne pas être peureuse. »

Elle continue chaque année de se rendre à la fête de l’Huma

Son mari rentre en 1943 et sa première fille naît en 1944. « Fallait bien fêter son retour… », sourit la centenaire toujours coquette. Maurice doit pointer chaque semaine au commissariat. Ce qui ne l’empêche pas de coller des tracts clandestinement. « Un jour, alors que ses sacoches étaient remplies de d’affiches dénonçant la collaboration, il s’est fait arrêter par les Allemands dans le bois de Vincennes », raconte, Gilbert, son fils, dans un livre qu’il a fait paraître pour ses 100 ans. Il se voyait déjà déporté. « En réalité, la lumière de son vélo ne marchait pas. L’Allemand la lui a réparée et l’a laissé repartir. »

Après la Libération, chacun retourne à ses activités. A sa retraite, Aimée décide de partager son expérience en participant, chaque année, au concours de la Résistance avec des jeunes. « C’est important de montrer que toutes ces horreurs se sont vraiment passées », insiste la vieille dame. La centenaire, qui vit toujours dans sa maison à Neuilly-sur-Marne, reste militante. La preuve : elle continue, chaque année, de se rendre à la fête de l’Huma.

leparisien.fr

 

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