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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

« PLAN SOCIAL » silencieux : des milliers D’AGRICULTEURS abandonnent chaque année leur métier

Une étude interministérielle s’alarme du nombre d’agriculteurs qui jettent l’éponge avant la retraite. Ils sont 10 000 par an à préférer laisser tomber, le plus souvent à cause de difficultés économiques, renforcées par un sentiment d’isolement. Ces départs ne permettent pas forcément à des jeunes de s’installer, les terres étant souvent vendues au plus offrant puis bétonnées. « Les départs ne risquent-ils pas de devenir la norme ? », s’inquiète-t-on. Pourtant, des alternatives existent pour éviter que le métier d’agriculteur ne soit qu’une laborieuse galère.

 

 
LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

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Solidaire 26/09/2016 15:07

Bonjour,
Les causes de ces départs sont autant liées à une crise structurelle qui dure depuis quelques années (crise du lait, du porc, des fruits et légumes, etc.) que de choix politiques assumés y compris par le syndicalisme agricole majoritaire (100 000 fermes comme objectif !) et toute les structures para-agricoles (Chambres d'agriculture, coopératives, Crédit agricole, MSA,...).
Ce n'est pas simplement d'accords ponctuels dont a besoin l'agriculture, mais bien d'un nouveau schéma de développement où la course à la rentabilité et l'intégration économique ne feraient pas des agriculteurs des pions dans les mains des filières agro-industrielles (porc, volailles, œufs) et des esclaves des firmes de l'agrochimie (toujours plus d'engrais, toujours plus de pesticides !). La seule sortie proposée par le modèle dominant, c'est de réduire les coûts (les "charges" comme dit la FNSEA, en pensant aux cotisations sociales) et d'accroître la taille des exploitations.