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El Diablo

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Pour les soutiens de Martin, 24 ans, «	en s’en prenant à lui, on s’en prend à toute une organisation ». PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Pour les soutiens de Martin, 24 ans, « en s’en prenant à lui, on s’en prend à toute une organisation ». PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Martin Pontier, secrétaire fédéral du MJCF de la Loire, a été condamné hier à huit mois de prison avec sursis pour une action contre la loi travail.

Huit mois de prison avec sursis et 3 850 euros d’amende. À l’annonce du jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l’encontre de Martin Pontier, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de la Loire et syndiqué CGT, la sidération et l’écœurement parcourent la salle dans un murmure. Le militant de 24 ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai dernier. Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin et d’autres militants CGT ou affiliés au mouvement des Jeunes communistes avaient manifesté devant la permanence du député PS Jean-Louis Gagnaire, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du Code du travail. Cette action avait donné lieu à de fortes tensions avec les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence.

Des témoignages qui disculpent le jeune homme

Trois autres militants avaient été poursuivis pour s’être introduits soi-disant par effraction dans le local du parlementaire socialiste et ont été relaxés le 13 juillet. Le député et le parquet ont, depuis, fait appel de la décision de justice. Martin avait été le seul à être inculpé de violences contre des agents de police. « Ça doit être un surhomme pour parvenir à blesser sept policiers en moins d’une minute : personne n’y croit à part la justice ! » dénonce Jean-Michel Gourgaud, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Loire, auprès de la centaine de manifestants rassemblés devant le palais de justice de Saint-Étienne. « Nous, ce qu’on a vu, c’est les flics nous charger, et Martin assommé, effondré sur une voiture. On a dû l’écarter de la manifestation », témoigne Ariane, militante des Jeunes communistes de la Loire.

Pour tous, ce jugement relève du procès politique

Le militant confirme avoir souffert de contusions au crâne, qui lui ont occasionné deux jours d’incapacité temporaire de travail. « Martin, c’est quelqu’un qui se bat pour ses idées mais qui est antiviolent. Il était justement là pour essayer de protéger et de tempérer des lycéens qui étaient un peu plus fougueux », affirme Christie (prénom modifié), assistante sociale qui a travaillé avec Martin dans un lycée où il a été surveillant, et qui loue « un modèle dans sa manière de nouer des relations avec les élèves ». Pour tous, ce jugement relève du procès politique. « En s’en prenant à l’un des principaux visages des réseaux militants de gauche de Saint-Étienne, on s’en prend à toute une organisation », estime Anaïs, militante à la JC. Mais pour son camarade Hedi, ces tentatives d’intimidation ne devraient pas étouffer la mobilisation. « Ça nous énerve encore plus. Maintenant, on va se concentrer pour faire en sorte que la mobilisation contre la loi travail reparte », insiste-t-il. Si ce jugement ne portera sans doute pas un coup d’arrêt au mouvement à Saint-Étienne ou ailleurs, la décision de justice pourrait en revanche être lourde de conséquences pour Martin. Bien qu’il échappe à la prison à condition de ne pas commettre de délits dans les cinq prochaines années, la décision du tribunal correctionnel d’inscrire cette condamnation au bulletin numéro deux de son casier judiciaire pourrait fortement compromettre ses velléités de travailler dans le secteur public. Le jeune homme inscrit en master de sociologie, qui espérait œuvrer pour la recherche publique à l’issue de sa formation, devra peut-être se réorienter. « Mais ça ne changera rien à mon militantisme », promet Martin, qui se réserve la possibilité de faire appel.

Loan Nguyen

Le 7 septembre 2016

SOURCE:

SAINT-ÉTIENNE (Loire) : la RÉPRESSION s’abat sur un jeune COMMUNISTE

Communiqué de la CGT et de l’Union départementale de la Loire suite au rendu de jugement de Martin du 6 septembre 2016

Mardi 6 septembre, notre Camarade Martin, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne d’avoir blessé, à lui seul, lors d’une manifestation contre la loi travail, 7 policiers casqués avec boucliers et matraques en main.

On croit rêver !

Le verdict est tombé, 8 mois de prison avec sursis et 3850 euros d’indemnités à verser aux 7 policiers. C’est un jugement inique !

Depuis l’arrestation de Martin et des 3 autres camarades, la CGT n’a de cesse de revendiquer que ce procès ne soit pas un procès politique et que la justice tranche en toute indépendance. Pour rappel, Nina, Jules et Yvan avaient été relaxés 
le 13 juillet, le parquet a fait appel de cette décision, soutenu en cela par le Député socialiste Gagnaire. Aujourd’hui, à la vue de cette sentence extrêmement lourde, preuve est faite, que ce jugement est un jugement politique.

La volonté d’anéantir toute forme de contestation au pouvoir en place est bien là, sous-jacente, appuyée par l’état d’urgence, totalement inefficace dans la lutte contre le terrorisme, mais redoutable pour l’expression de la démocratie…

Ils veulent faire taire cette jeunesse qui revendique un avenir serein échappant aux incertitudes du lendemain et aux dictats patronaux.

Ils veulent faire taire cette rue qui conteste la politique du capital et le retour à des conditions de vie et de travail semblables à celles décrites par Zola.

Ils veulent faire taire les droits des salariés les plus élémentaires et d’ailleurs constitutionalisés : ceux de contester, revendiquer et manifester.

La CGT est porteuse de cette contestation, elle est aussi porteuse de propositions progressistes pour un code du travail digne du XXIème siècle, et des avancées sociales à travers une autre répartition des richesses créées par le travail.

Ce n’est donc pas un hasard, si ces militants sont les victimes d’une répression acharnée et sans précédent depuis le début du conflit contre la loi travail. Militants dont il convient au passage de saluer le travail et le courage dans ce bras de fer les opposant aux directions d’entreprises et aux pouvoirs publics.

Ce n’est donc pas un hasard, si le seul recours de ce gouvernement, face au rejet massif de cette loi imposée par l’utilisation à 3 reprises du 49.3 est la criminalisation de l’action syndicale et singulièrement de la CGT d’ailleurs offensée et insultée.

Cette loi, mauvaise pour les salariés au printemps, l’est toujours à l’automne. Elle doit être abrogée. La lutte doit donc continuer et de nouvelles actions vont se décider dans les jours à venir.

D’ores et déjà le 15 septembre doit être une grande journée de lutte, de grève et de manifestations.

La CGT ne lâchera rien, surtout pas les militants qui se battent contre la régression et les injustices sociales et pour l’intérêt collectif. La lutte continue.

Montreuil, le 7 septembre 2016

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