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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

source: national.hr

source: national.hr

Des élections législatives anticipées se sont déroulées le 11 septembre en Croatie. Elles faisaient suite à une crise au sein du gouvernement laborieusement formé après le scrutin du 8 novembre 2015. Le HDZ (droite nationaliste) était alors arrivé en tête, mais avait dû s’allier à une nouvelle formation hétéroclite, Most. Le chef du gouvernement sortant, un ancien directeur financier d’une firme pharmaceutique israélienne, qui n’appartenait à aucun parti, a été contraint à la démission suite aux querelles au sein de la majorité, sur fond d’accusations de conflits d’intérêt.

Les quelques mois pendant lesquels le chef du HDZ et vice-Premier ministre, Tomislav Karamarko, a de fait tiré les ficelles du pouvoir ont surtout été marqués par des réformes inspirées par le très conservateur clergé catholique croate (notamment dans l’éducation, provoquant d’importantes manifestations protestataires), une pression renforcée sur la presse, et un déchainement de discours ultranationalistes (notamment anti-serbes). Plusieurs ministres étaient, de notoriété publique, des nostalgiques des Oustachis (milices pro-nazies du temps de la seconde guerre mondiale).

Certainement conseillé par les partis-frères membres du PPE (droite européenne), le HDZ a remplacé son chef sulfureux par un eurodéputé bien plus policé, l’ancien diplomate Andrej Plenkovic, qui a promis de « recentrer » sa formation sur une base plus « européenne ». Une opération électoralement plutôt réussie puisque la coalition menée par ce dernier obtient 36,6% des suffrages, soit 3,3 points de plus qu’en novembre 2015, alors que le HDZ pouvait pâtir des récents soubresauts politiques.

Inversement, les espoirs du Parti social-démocrate (SDP) ont été déçus puisqu’avec 33,5%, il reste à son score précédent, et perd même deux sièges. Son chef, Zoran Milanovic, voit donc s’envoler l’espoir de redevenir Premier ministre, une fonction qu’il avait exercée entre 2011 et 2015. Sa campagne volontairement nationaliste a manifestement été sanctionnée : celle-ci visait à récupérer des électeurs déçus du HDZ. Ses propos injurieux à l’égard du voisin serbe (et particulièrement du chef de gouvernement à Belgrade), mais aussi de la Bosnie-Herzégovine, ont fait monter la tension régionale de plusieurs crans.

La formation dite centriste Most – de notoriété publique également très proche de la hiérarchie catholique – dégringole de 13,5% à 9,8%, et de 19 à 13 députés. Elle devrait cependant offrir les voix de ces derniers pour la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale avec le HDZ, avec cette fois M. Plenkovic à la tête du gouvernement.

Mais le véritable événement du scrutin est la percée d’une liste baptisée « bouclier humain » (Zivi Zid ou ZZ) rassemblant diverses associations dites anti-système : celles-ci ont fait notamment campagne en faveur des personnes interdites bancaires – un phénomène massif du fait des dettes des plus modestes – et des victimes de prêts bancaires frelatés. Dans un pays ayant adhéré à l’UE en 2013, et subissant une brutale crise économique (le chômage officiel dépasse les 13%), le nombre de pauvres et de laissés pour compte a grimpé en flèche. ZZ, qui obtient 8 députés, est souvent décrite comme « europhobe ». Elle a annoncé qu’elle ne soutiendrait aucun des deux grands partis.

Ce succès témoigne d’une exaspération croissante des électeurs, également sensible dans la faible participation électorale. L’abstention a ainsi atteint 47,4% des inscrits, soit un bond de plus de 8 points par rapport à novembre 2015.

 

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