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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

PRÉSIDENTIELLE 2017 : Le programme de « La France Insoumise » de Mélenchon à prendre ou à laisser ? Plus de discussion possible ?

Source : Le Chiffon Rouge de Morlaix

C'est dans l'Humanité du 14 octobre 2016, un entretien avec Charlotte Girard, responsable du mouvement La France Insoumise, à l'occasion de la convention sur le programme du mouvement créé sur la base d'internet et des réseaux du PG par Mélenchon. 130 000 personnes aiment la candidature de Mélenchon sur internet, ce sont les Insoumis, mais n'y a-t-il que 130 000 révoltés contre la domination de l'oligarchie, les institutions de l'Union Européenne et de la Ve République, la destruction de la planète par le capitalisme, les inégalités grandissantes, le libéralisme et l'austérité en France ? 

Pour la responsable et porte-parole du Mouvement, Charlotte Girard, très carrée dans ces réponses et pleine d'assurance, le programme est déjà entièrement ficelé, construit de manière participative, et plus soumis à discussion. 

« On ne peut pas revenir sur la décision prise par les Insoumis au moment de leur convention »et ils prétendent dépasser la forme parti ?

Quelques centaines de militants qui décident du programme présidentiel pour cinq ans pour la France sans que cela soit proposé, discuté, validé avec d'autres organisations potentiellement alliées, avec les citoyens surtout... Sans chercher des convergences avec d'autres qui ne seraient pas dans le « mouv » irrésistible de l'insoumission porté par le petit écran, le storytelling et les sondages, derrière le leader charismatique Mélenchon.

Voici en tout cas une insoumission bien réglée, bien formalisée, bien carrée. La population sous l'ère Mélenchon n'aura qu'à bien se tenir... Le petit livre rouge dira ce qu'il faut faire et penser. 

Voilà qui donne à réfléchir. Il faut être sacrément soumis et résigné à nier sa différence pour rejoindre les Insoumis quand on ne partage pas la totalité et certains gros  détails de la « matrice » programmatique et stratégique d'où doit surgir la révolution citoyenne. 

Voici les réponses qu'elle donne à la journaliste de l'Humanité, Julia Hamlaoui: 

Charlotte Girard « Notre convention est un pas décisif pour la France insoumise »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIA HAMLAOUI VENDREDI, 14 OCTOBRE, 2016

 

Ce week-end, le mouvement lancé en février par Jean-Luc Mélenchon pour soutenir sa candidature en 2017 organise sa première rencontre nationale. « Définir des priorités » et « incarner le mouvement » font partie des objectifs, selon l’une de ses responsables, Charlotte Girard.

Les partisans de la France insoumise votent jusqu’à samedi sur le programme, l’Avenir en commun, pour la présidentielle de 2017. Quel est l’objet de cette consultation ?

Charlotte Girard Elle ne portait pas sur des arbitrages relatifs aux grandes orientations, mais sur l’ensemble des mesures formulées à la suite des auditions et des contributions recueillies depuis des mois. Tout cela a pris la forme d’un véritable programme publiable sur la base des sept chapitres proposés dès la mise en route de notre plateforme, en février, et il nous fallait une sorte d’approbation qui nous permette d’assumer ensuite collectivement non seulement ces grandes orientations, mais aussi les mesures détaillées.

À l’ouverture de la première convention de votre mouvement, ce week-end, les Insoumis se seront déjà prononcés sur les grandes lignes du programme. Quels seront les objectifs de votre rendez-vous ?

Charlotte Girard Prioriser les mesures du programme fait partie des objectifs. Il faut permettre à l’ensemble du corps électoral, et au peuple en général, de se les approprier. Pour cela, il faut pouvoir les projeter vers l’avenir à travers un ordre de priorité qui sera soumis aux personnes présentes dans la grande salle, ce week-end, et via un vote en simultané durant toute la convention. Nous aurons ainsi une idée plus claire de ce qu’il nous faut mettre en avant, de ce qui est identifiant du point de vue de l’insoumission. C’est aussi une manière de se mettre en scène. L’idée, c’est l’incarnation du mouvement, c’est un pas décisif.

La base de votre travail a été le programme « l’Humain d’abord » du Front de gauche en 2012. Dans quelle mesure y a-t-il eu du changement ?

Charlotte Girard Il y a eu des modifications en matière d’écologie, notamment. Non seulement dans les formulations, mais aussi sur certains choix. Sur le nucléaire, on assume un positionnement qui ne pouvait pas être tranché à l’époque. En 2012, nous avions une formulation qui consistait à convoquer un référendum sur la fin du nucléaire, ce qui permettait à certaines composantes du Front de gauche d’accepter d’ouvrir une perspective sur la fin des énergies nucléaires. Désormais, la question n’est pas de savoir si nous allons engager la dénucléarisation du pays, mais quand et comment ? La centralité de la transition écologique est assumée dans sa radicalité. La VIe République et, au-delà, la procédure constituante sont également absolument centrales. C’est ce qui fait la spécificité de la France insoumise.

Vous évoquez le nucléaire, la question européenne est également source de débat. Votre position est-elle différente de 2012 ?

Charlotte Girard Elle est différente parce que la stratégie est éclaircie. Avant 2012, il n’y avait pas encore eu la ‘‘trahison’’ de Hollande sur la renégociation du traité budgétaire. A l’époque on pensait qu’il y avait encore des marges de manœuvre, y compris dans la gauche social-démocrate. On sait par ailleurs qu’il va y avoir une renégociation des traités constitutifs en 2019. Donc maintenant, la stratégie de rupture avec cette Europe-là est une stratégie que l’on peut assumer complètement parce qu’ils ne nous ont plus laissé aucune autre opportunité. Il faut non seulement, c’est notre plan A, renégocier les traités à l’occasion de la discussion institutionnelle qui va s’ouvrir et, plan B, si on n’obtient pas satisfaction sur la levée du dogme de la concurrence libre et non faussée, passer au stade suivant et sortir de l’Union européenne telle qu’elle est avec une reconfiguration des rapports avec les pays euro-méditerranéens.

Faire de la VIe République le pilier central de votre programme, ne fait-il pas passer au second plan la question sociale ?

Charlotte Girard Pour moi, c’est une manière de la remettre au cœur. Puisque le peuple aura voix au chapitre, via des institutions complètement refondées, il choisira plus directement ce qui est bon pour lui. C’est une question de définition de l’intérêt général. Et ce n’est pas parce qu’on a certaines idées sur la manière de modifier les institutions qu’on n’en a pas sur ce qu’il conviendrait de faire une fois au pouvoir. Quand on se présente à une élection, on fait une offre politique. Et celle-ci est essentiellement tournée vers le partage des richesses. Le premier chapitre de notre programme est consacré à la réforme institutionnelle puis, dans le chapitre 2,  figure une série de pistes de travail sur une nouvelle société, le renversement des rapports de forces sociaux. On est sur un programme de nature révolutionnaire. On ne prend pas de pincettes pour parler de hausse du Smic, de réduction du temps de travail, de sécurité sociale professionnelle, etc.

Un certain nombre de prises de position de Jean-Luc Mélenchon, quant à l’immigration, aux travailleurs détachés, ont suscité du débat. Que propose à cet égard la France insoumise ?

Charlotte Girard Nos positions sont assez cohérentes avec l’idée qu’on a des rapports de forces mondiaux. Le phénomène migratoire actuel est le fruit d’une crise monstrueuse dont les causes ne sont presque pas abordées. Elles sont traitées comme une espèce de fatalité ce qui induit des situations impossibles où les gens se dressent les uns contre les autres. Nous, nous pensons qu’il faut à la fois s’intéresser à ces causes pour tarir la source de ces migrations tragiques et pourtant inévitables en l’état actuel des choses, et donc aussi faire droit à un accueil normal, l’asile. Nous ne disons pas autre chose que ce que disent les associations de défense des droits des réfugiés. Mais nous voulons embrasser la situation comme un problème de géopolitique à résoudre. C’est pourquoi nous voulons une négociation planétaire et remettre les acteurs du conflit aux premières loges.

L’idée que « l’immigration est toujours une souffrance » est avancée par votre candidat, la libre circulation des hommes restent-elles une valeur de votre projet ?

Charlotte Girard Vous posez le problème un peu à l’envers. Nous parlons des migrations actuelles : migrations économiques, climatiques et dues à des conflits armés. Ce sont des migrations anormales du point de vue de ceux qui les vivent. Ce sont des migrations liées tout simplement à l’impossibilité de vivre au pays parce que les conditions économiques, climatiques, les conflits, ne le permettent pas. Ce sont de ces migrations dont nous cherchons à tarir les causes. Les migrations volontaires ne nous posent aucune difficulté. En revanche, les migrations suscitées, comme l’immigration choisie dont a beaucoup parlé Nicolas Sarkozy, sont une forme de sabotage des économies des pays d’où ces gens viennent. C’est une absence totale de considération, entravant la question du co-développement, de la coopération internationale, etc. Ce sont des choix liés au système économique dominant, ce capitalisme complètement débridé où précisément la libre circulation n’a qu’un seul but : se procurer des bataillons de travailleurs mal payés - quand ils le sont. C’est une forme de traite humaine qui nous semble délétère. C’est un cheval de bataille sur lequel on ne cédera pas.

Votre programme pourra-t-il encore évoluer après ce week-end dans la discussion avec d’éventuels nouveaux partenaires ?

Charlotte Girard Par définition, ils prendront le train en marche. On ne peut pas revenir sur la décision prise par les Insoumis au moment de leur convention. En revanche, l’astuce qui nous permettra de poursuivre l’élaboration programmatique, ce sont des groupes de travail pour la rédaction de livrets thématiques en ce qui concerne non plus la trame générale, mais le détail des propositions. À ce moment-là, de nouvelles organisations ou personnes intéressées pourront être associées. Mais ce sera dans une phase où il faudra aussi porter ce programme. L’Avenir en commun sera le petit livre qu’on se passera de la main à la main. Il faudra également, dans la perspective des législatives, réfléchir à la manière d’amener ce programme dans ces élections.

Certains de ceux qui appellent à soutenir Jean-Luc Mélenchon, comme le fait l’appel « En 2017, faisons front commun », estiment qu’il faut revoir le cadre de la France insoumise. Cela est-il envisageable ?

Charlotte Girard Non, je ne crois pas, parce qu’on ne peut pas changer de cadre toutes les cinq minutes. Il est proposé depuis février, a été appuyé par plus de 130 000 personnes et est reconnu dans l’espace public. On va perdre un temps phénoménal et surtout on va brouiller le message. Nous sommes un outil mis à la disposition du plus grand nombre. Nous avons vu que ça marchait. Cet espace était vacant de toute façon et il a été complètement occupé. Aujourd’hui, la logique est plus celle d’une implication progressive et continue, d’une sédimentation. Il n’y a aucune raison que la porte soit fermée, ce qu’on peut faire, c’est accueillir toujours plus d’Insoumis. Mais, effectivement, la matrice est celle de l’insoumission.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

 

 

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