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Publié par El Diablo

 Jean-François TÉALDI, journaliste, syndicaliste, communiste. Un COMBAT de 37 ans

En voilà un, au moins, qui ne camoufle pas son stylo rouge dans les profondeurs de sa poche ! Et figurez-vous que cela ne l’empêche aucunement d’être un excellent journaliste unanimement (enfin presque) reconnu pour son impeccable professionnalisme.

Evidemment, ça ne lui facilite pas vraiment la vie ! Une vie qui navigue entre Nice où il est né, où il débute à Nice-Matin, où il fait carrière à FR3 et Paris où par deux fois il est appelé pour diriger le syndicat des journalistes CGT de sa chaîne et pendant plusieurs années le Syndicat National des Journalistes CGT. Et cette vie, quand il se met à la raconter, ça dépote ! Ça tient plus du polar de Dashiell Hammet que du long fleuve tranquille.

Premier coup dur : Michel Bavastro, le patron de Nice-Matin apprend que le petit nouveau qui donne toute satisfaction à son rédac-chef est en fait un militant coco déjà très actif. Viré ! Mais il a eu le temps de se faire remarquer et il est presqu’aussitôt engagé à France 3 où il débute à la radio. La grande aventure commence.

Passionné de foot il a débuté comme journaliste sportif, puis il s’est régalé à couvrir chaque année le festival de Cannes mais peu à peu il va découvrir sa vraie passion, la politique. D’abord comme reporteur, comme présentateur du JT, enfin comme intervieweur patenté de tout le cheptel politicard de la Côte d’Azur. Cela donne une réjouissante série de portraits assassins. Bernard Tapie par exemple qui débarque en sauveur flamboyant, candidat au Conseil Général il va créer des milliers d’emplois. Téaldi le laisse faire son numéro puis lui rappelle que partout où il est passé, dans toutes les entreprises qu’il a rachetées, il s’est plutôt illustré comme champion de la suppression d’emplois !

Fureur de Tapie après l’émission :

-Vous vous appelez comment déjà ?

- Téaldi, Jean-François Téaldi.

- Je n’ai pas aimé votre ton. Je vais m’occuper de vous. Vous ne resterez pas longtemps ici !

- Croyez-moi, j’y serai encore quand vous n’y serez plus depuis longtemps !

Il a un truc simple, il prépare ses dossiers. Cela donne un vrai jeu de massacre. Le Pen lui aussi se présente comme un sauveur.

Téaldi :

- Comment se fait-il qu’au Parlement européen vous aviez voté contre le renflouement financier des chantiers navals de La Seyne et de la Ciotat qui aurait permis d’éviter la catastrophe ?

Max Gallo, lui, veut conquérir la mairie de Nice. Ils se tutoient depuis qu’ils ont milité ensemble au PCF. Pas un mot dans son programme sur la nécessité de construire des logements sociaux dans une ville où il n’y en a quasiment pas. Téaldi le lui fait remarquer.

- Comment un journaliste de gauche peut me faire un coup pareil !

- Je ne suis pas ici en tant que journaliste de gauche, mais en tant que journaliste qui fait son boulot !

Mégret, maire FN de Vitrolles, se fait bêtement piéger sur les chiffres de la délinquance dans sa ville qui sont montés en flèche sous sa magistrature.

Mais son petit préféré bien sûr, c’est Jacques Médecin que les affaires révélées en particulier par la fine équipe de France 3 vont obliger à fuir vers les cieux plus cléments d’Amérique du Sud.

Deux hommes politiques échappent aux croche-pattes de Téaldi : Michel Vauzelle, socialiste dont il apprécie la droiture, et Estrosi, RPR, dont il a couvert les exploits de champion de moto et qu’il respecte comme fils de prolo qui a réussi à la force du poignet.

C’est un des charmes de ce livre : il vous prend souvent à la rebrousse-poil. Ce bagarreur impénitent n’est jamais où on l’attend. Dirigeant syndical il ne fait aucun cadeau aux divers Présidents de France Télévision. Il n’hésite pas à les séquestrer quand les négociations n’avancent pas mais ça n’empêche pas les sentiments. On se canarde, mais à la loyale et de véritables relations d’amitié, de complicité, s’établissent avec certains d’entre eux : Guilhaume, Gouyou-Beauchamp, Patrice Duhamel ou Hervé Bourges qui s’est fait un devoir et un plaisir de rédiger la préface du livre.

Chronique de Marcel Trillat pour le livre de Jean-François Téaldi Journaliste Syndicaliste Communiste (Edition Tirésias, 23 euros)

SOURCE :

 

 

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