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Publié par El Diablo

 Vers une CRISE de régime après les législatives ?

Petite remarque anticipant sur les législatives

Le quinquennat voulu en son temps par Chirac, Giscard et Jospin a été assorti d’un calendrier visant à faire découler les législatives des présidentielles. Mais à présent, malgré les incertitudes il y a une certitude : celle de l’instabilité, qui va s’exprimer par le retournement de cette disposition présidentialiste en son contraire, et la crise de régime.

La question de la constituante n’est pas une abstraction pour programme chantant, mais pourrait être la réalité vivante des prochains mois : ce n’est pas la pseudo constituante octroyée du programme de Mélenchon, qui serait autorisée par un référendum présidentiel (à supposer que le conseil constitutionnel valide celui-ci !!!) et contrainte par celui-ci, en partie tirée au sort, excluant les anciens élus, etc.

Explications.
Si le président élu est Macron, il n’a pas de « parti du président » : l’opération Macron sera prolongée de la transformation de « En marche » en une tel parti à partir des transfuges du PS, de LR et de l’UDI sous le logo du « renouveau » (sic). Ce ne sera pas évident du tout pour lui et la question sera posée de l’unité contre lui des candidatures défendant les droits sociaux, les services publics, la démocratie, l’abrogation de la loi El Khomri, pour défaire cette opération. Et de battre le président élu, tout de suite.

Si c’est Fillon, il a un parti qui avait commencé à lui échapper et qu’il a repris par un petit coup d’État. Les casseroles tinteront plus fort que jamais et la question se posera de le défaire immédiatement. Et de battre le président élu, tout de suite.

Si c’est Le Pen, même chose à la puissance 10. La question se posera non seulement de priver la présidente d’une représentation parlementaire, mais de tout parlementaire. Et donc de battre la présidente élue, tout de suite.

Si c’est Hamon, il ne pourra compter a priori que sur un secteur du PS, le reste l’ayant lâché, et le PS en pleine implosion ne sera pas le « parti du président ». Il n’aura pas à proprement parler de « parti du président », mais la question se posera d’imposer une majorité parlementaire qui ne découle pas du président, mais de la volonté sociale d’en bas. Et de battre le président élu, tout de suite, en ce sens que son mandat devra découler des élections législatives : changement de régime, et le rôle constituant de cette majorité à construire si elle l’emporte devra s’imposer.

Si c’est Mélenchon, la « France insoumise » tentera de s’imposer comme « parti du président » façon V° République en éradiquant les restes du PS (partagés avec Macron) et du PCF, lesquels résisteront, et en s’ouvrant à droite au nom de la « France ». A la base se posera la question d’une majorité pour un changement social effectif, radical et démocratique, ce qui passera par la pluralité des courants du mouvement ouvrier, pas par la soumission insoumise. Donc là encore il s’agira de battre le président élu, tout de suite, en imposant la logique démocratique sans attendre une quelconque constituante octroyée et tirée au sort dans un avenir incertain.

La division des candidatures Hamon et Mélenchon compromet la réalisation de l’un ou de l’autre des deux dernier cas de figure de cette liste.

La compétition entre les deux premiers (Macron et Fillon) ouvre grand les brèches qui rendent le troisième (Le Pen) tout à fait possible.

Mais tous les cas de figure aussi disparates soient-ils ont un point commun : ils ne résoudront rien et aggraveront la crise de régime. Une véritable constituante élue ne peut surgir que de la mobilisation démocratique réelle, brisant l’armature bonapartiste et préfectorale de l’État, ouvrant, par le pouvoir souverain de l’assemblée, la voie à une République démocratique, laïque et sociale. Pour les législatives de juin, cette question va se poser.

10 mars 2017

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