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Publié par El Diablo

A Marseille, Sophie Camard aux côtés de Jean-Luc Mélenchon  (source photo : Facebook)

A Marseille, Sophie Camard aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (source photo : Facebook)

Suppléante de Jean-Luc Mélenchon, je vis désormais avec lui et ses équipes la violence des tempêtes médiatiques. C’est une sacrée expérience qui vaut bien de prendre la plume sur le gibier.

J’accompagne Jean-Luc Mélenchon sur les lieux de ses prises de parole dans la rue. Côté public, j’y vois à chaque fois : beaucoup de monde, une écoute attentive et, c’est vrai, l’attente frétillante du bon mot qui va siffler aux oreilles du pouvoir. Côté orateur, j’y entends à chaque fois beaucoup de contenu politique (le code du travail, l’école, le nucléaire…) et, c’est vrai, des formules qui claquent et foncent droit sur leur cible.

L’une d’elle, sur Rémi Fraisse, a atteint M. Cazeneuve, qui s’est bien vite défendu en se présentant comme une victime. C’est classique et bien compréhensible de son point de vue à lui. Ce que j’attendais moins, c’est cette manière, non pas d’exposer les faits sur cette affaire, mais d’en créer un nouvel épisode de la «chasse au Mélenchon».

Pendant plusieurs minutes ce matin sur France Inter, j’ai entendu Jean-Luc Mélenchon se faire traiter de « complotiste », puis M. Cazeneuve a plaidé longuement pour sa défense avant de nous vanter le climat de « béatitude » (le terme est vrai) à préserver autour de M. Macron. C’était sidérant.

L’affaire Rémi Fraisse, ce jeune écologiste mort d’un tir de grenade offensive sur le barrage de Sivens, ce n’est pourtant pas anodin : la famille attend toujours justice, les enquêtes n’en finissent pas… Je me souviens d’une minute de silence demandée à l’Assemblée nationale par le groupe écologiste. Elle n’avait même pas été respectée. Le Président de l’Assemblée l’avait refusée. Les autres députés s’étaient mis à hurler. C’était très violent mais on n’a pas vu, alors, le même emportement médiatique pour dénoncer le manque de respect à la mémoire du jeune homme et à sa famille.

Alors, c’est vrai qu’il y a de la colère rentrée sur cette affaire où toute la lumière n’est pas faite. Cependant, dans sa formule, Jean-Luc Mélenchon n’a pas accusé Bernard Cazeneuve de l’avoir organisée, mais de s’en être « occupé » en tant que Ministre de l’Intérieur. Il est revenu aujourd’hui sur le terme « assassinat », reconnaissant que le mot « homicide » était plus approprié que son propos de tribune. Dont acte… Mais les journalistes qui se sont déchaînés auront-ils la même attitude ?

Nous savons à quel point les médias n’attendent qu’une chose : un mot de travers pour en faire des choux gras. C’est malheureusement la règle du jeu aujourd’hui et tout le monde la connaît. Sur Jean-Luc Mélenchon, j’ai quand même l’impression que ça va plus loin. Il y a comme une demande médiatique de « tumulte et de fracas » pour faire du papier, et presque de la déception… quand il ne se passe rien.

Exemple vécu : Vendredi dernier, j’ai participé à un déjeuner de presse avec lui à Marseille, pour la presse locale : point de déclaration agressive sur M. Mennucci, des retours de terrain positifs, la volonté affichée de ne pas se mêler des tambouilles locales, une présence du candidat 3-4 jours par semaine là où le Canard enchaîné décrit des allers-retours en TGV de 24 heures… Mais je voyais les stylos levés... Je sentais que ce n‘était pas l’histoire qu’ils voulaient raconter : celle de la « guerre des gauches », des « gangs of Marseille », du « parachuté » mal reçu… Résultat, on n’a pas vraiment eu de retour presse. Ah si, La Provence a écrit l’article suivant : « Jean-Luc Mélenchon revient sur la polémique Assassin’s Creed » [du nom d’un jeu vidéo]. Il s’agissait d’un petit échange sympathique en fin de déjeuner sur la culture, le cinéma et les jeux vidéo. Voilà.

Tout cela en dit long sur les bulles médiatiques et la manière de s’y faire prendre… ou pas. En général, moi, je ne réagis pas et j’attends que ça passe pour ne pas rajouter de la surenchère à la surenchère. Ici, c’est allé très loin sur une affaire grave et il fallait en parler.
Ce qui me frappe dans tout cela, ce n’est pas tant le fonctionnement des médias que je connais déjà un peu, mais le décalage entre la popularité de Jean-Luc Mélenchon sur le terrain et cette espèce de mur médiatique qui lui est exactement opposé.

Libre aux électeurs de se faire leur opinion... s’ils ont encore un peu de patience. Rendez-vous les 11 et 18 juin : Il y est juste question de code du travail, de retraites, de CSG, d’environnement, de politique internationale, de Poutine… Ah non, au fait, Poutine, c’est bon maintenant… Ah non, au fait… toujours pas pour moi… Je n’y crois pas à leurs histoires de bonnes poignées de main viriles…
Allez, fin de la séquence de boxe. Rendez-vous à la suivante !

SOURCE : Sophie Camard sur Facebook

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