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Publié par El Diablo

photo d'illustration

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Un syndiqué (UNSA Amazon)  UNSA Amazon.fr logistique

Le 26 mai 2017

 

Lundi, 4h30, le réveil sonne. Nous sommes en 2017, rien n’a changé depuis 5 ans, toujours la même routine. Tout juste le temps d’avaler un café et de prendre une douche qu’il faut déjà partir. Pas le temps de traîner sur la route, Amazon n’aime pas les retardataires.

J’arrive sur le parking sous la surveillance des caméras. Je passe le tourniquet avec ma tête pas encore réveillée sous l’œil d’une autre caméra. Après quatre séries d’escaliers, je traverse la passerelle toujours surveillé par des caméras pointant l’entrée et la sortie. Comme l’ont dit certains visiteurs du site : « est-ce une centrale nucléaire, ou une agence privée militaire ? »

Déjà blasé, direction les vestiaires. Ne pouvant esquisser le moindre sourire et ayant grise mine, je vois tous ces visages décomposés présentant les mêmes symptômes, les mêmes réticences. Paradoxalement, cela me rassure dans le sens où je ne suis pas le seul à présenter cette démotivation, caractéristique de l’amazonien. A chaque salut entre collègues, la même réponse, le même espoir, le même carburant : « vivement vendredi ! »

Je ne m’attarde pas trop dans ces vestiaires, truffés aussi de caméras. Direction la badgeuse avec une règle commune à tout le monde : gare aux retardataires qui auront droit à une double réflexion de la part du manager, une devant tous les collègues et une en privé, histoire d’appuyer la menace. Et pas de justification qui tienne.

Au boulot !

Le boulot commence ! Sept heures en perspective où la gaité et la joie de travailler sont loin du crédo promu par le management. Ainsi, le picker (préparateur de commande) voulant faire sa journée est constamment surveillé. Informatiquement, il est suivi à la trace. S’il s’arrête plus de cinq minutes, il est repéré. On lui envoie des messages sur son scan à distance pour lui rappeler sa faible productivité. Amazon le voit, l’évalue, le localise, le lance et le relance, l’alerte et le menace si la productivité n’est pas au rendez-vous. Peu importe si le picker a un ou dix ans d’ancienneté, de fiers et loyaux services. La moindre erreur peut être fatale. La reconnaissance est une qualité morale inexistante chez les cadres amazoniens.

(...)

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