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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Après son 14ème Congrès, une déclaration du Parti Communiste Sud-Africain ( SACP)

Traduction NK pour « Solidarité Internationale PCF – Vivelepcf »

En Afrique du Sud, le XIVème Congrès National du Parti Communiste s'est déroulé du 10 au 15 juillet 2017. Le Congrès s'est achevé par des discussions décisives sur l'avenir de l'alliance tripartite et notamment sur ses relations avec l'ANC, le parti au pouvoir, qui reste dans une ligne d'accompagnement du capitalisme et qui s'est retrouvé récemment embourbé dans des affaires de corruption. Le Parti a décidé de maintenir sa position critique au sein de cette alliance, tout en annonçant qu'il allait se présenter sous sa propre étiquette aux prochaines élections selon des modalités qui restent à définir.

 

Nous, 1819 militants communistes, nous sommes réunis au cours des cinq derniers jours en tant que délégués du XIVème Congrès National du Parti Communiste Sud-Africain à Ekurhuleni, dans la province du Gauteng. Nous venons de plus de 7 000 sections du PCSA à travers tout le pays et des rangs de la Ligue de la Jeunesse Communiste d'Afrique du Sud. En tant que délégués, nous représentons 284 554 membres du PCSA. Il y a cinq ans, lors de notre XIIIème Congrès National, nous avions annoncé avec fierté que notre nombre d’adhérents avait massivement augmenté pour atteindre les 150 000. Notre nombre a presque doublé à nouveau. Nous savons bien que cette popularité croissante du Parti impose des responsabilités à chacun d'entre nous.

Notre congrès intervient à un moment où l'économie capitaliste dominée par les monopoles d'Afrique du Sud, avec ses caractéristiques issues de l'héritage colonial et de l'apartheid, continue de reproduire de nouveaux seuils de crise, au niveau du chômage, des inégalités et de la pauvreté, tous ces éléments étant en plus fortement marqués par des caractéristiques raciales, sexistes et géographiques. Lors de ce congrès, nous avons adopté des résolutions qui réaffirment notre position stratégique de principe et mis en avant des initiatives spécifiques qui doivent être entreprises.

Nous réaffirmons notre engagement stratégique à une deuxième phase radicale de la Révolution Démocratique Nationale comme la voie la plus directe vers une Afrique du Sud socialiste. Nous avons décidé de nombreuses initiatives spécifiques pour renforcer et donner un contenu pratique à cette perspective stratégique.

Nous nous sommes engagés à travailler en étroite collaboration avec notre allié stratégique, la COSATU ( Congrès des syndicats sud-africains), pour élaborer une approche commune sur une politique économique axée sur l'emploi avant la convocation en urgence d’un Sommet national sur l'Emploi.

Nous nous sommes engagés à lutter pour une réforme agraire radicale grâce à la volonté majeure d'élargir l’agriculture traditionnelle noire de petite échelle, facilitée par une taxe foncière sur les propriétaires absents et sur les grandes exploitations agricoles. La réforme agraire doit également favoriser la démocratisation du régime foncier communal, y compris l'abolition des traits patriarcaux qui le sous-tendent souvent.

Nous avons demandé le renforcement de la Loi sur la Concurrence pour permettre aux autorités de la concurrence de traiter non seulement de la collusion sur le marché, mais aussi de la domination du marché par le capital privé monopolistique. C'est une domination qui étouffe l'investissement, la création d'emplois, le développement des coopératives et des petites entreprises ainsi qu’une nouvelle voie de croissance qui nous amènerait vers une plus grande socialisation.

Nos résolutions incluent une réorientation majeure dans la façon dont nous abordons la transformation de nos secteurs économiques. Nous devons nous éloigner d'une focalisation excessive sur la propriété privée noire, en mettant davantage l'accent sur le renforcement de la propriété publique et socialisée. Nous poursuivons l’appel lancé par la Charte de la Liberté selon laquelle la richesse minérale d'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent. Nous rejetons donc l'idée qu'il devrait y avoir un pourcentage du chiffre d’affaire des compagnies minières dirigé vers les bénéficiaires du Black Economic Empowerment. Au lieu de cela, nous devons créer un fond national souverain afin que les recettes de nos ressources minérales profitent à tous les Sud-Africains, et pas seulement à quelques-uns.

Les crises interconnectés du chômage, de la pauvreté et de l'inégalité constituent également une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens – à la sécurité et la sûreté des individus et des ménages. Il y a en particulier un fléau de violence sexiste et même de violence dirigée contre les jeunes. Le Congrès a donc décidé que notre prochaine campagne Octobre Rouge se concentrerait sur la mobilisation contre la violence sexiste dans les communautés et sur les lieux de travail.

Notre Congrès intervient à un moment où notre pays est confronté à la réalité très dangereuse d’érosion des gains démocratiques et constitutionnels importants acquis au milieu des années 1990. Il existe en particulier une menace profonde de pillage parasite vicieux des ressources publiques en lien avec à la "captation de l’état". Le XIVème Congrès National a reconnu le rôle de premier plan que le PCSA a joué au sein de l'alliance dirigée par l'ANC pour révéler ce pillage parasite et pour donner une voix et un point de référence à des millions de membres, de partisans, d'anciens combattants et de défenseurs de l'ANC. Le XIVe Congrès National a demandé au nouveau Comité Central d'élargir ce travail, de faire preuve de leadership dans le front patriotique le plus large pour défendre notre démocratie et la souveraineté nationale de notre pays. Nous avons réaffirmé de nombreuses positions clés liées à la lutte contre la captation de l'État, parmi lesquelles l'établissement immédiat d'une commission judiciaire indépendante, la poursuite la plus rapide des personnes exposées par le flot croissant de preuves, la réduction par le gouvernement de tous les liens commerciaux avec les familles et les entreprises impliquées dans le pillage parasite, ainsi que des interventions décisives pour rétablir une bonne gouvernance transparente dans les secteurs clés qui sont devenues les cibles du pillage parasite, c’est à dire nos entreprises publiques et nos sociétés publiques.

Face à tous ces défis, nous sommes conscients des responsabilités qui incombent à l'ensemble des cadres du PCSA. Le PCSA est la plus unifiée et la plus stable des formations au sein de l'alliance au pouvoir dirigée par l’ANC. Nous notons cela, non pas par un sentiment d'arrogance, mais parce que nous sommes conscients de nos responsabilités. Nous apprécions l’unité de notre Parti. Nous apprécions la stabilité de notre parti. Mais l'unité et la stabilité ne peuvent être obtenues dans l’inertie. Nous nous engageons donc à un renouvellement continu de l'organisation à la lumière des défis de notre temps.

Le PCSA reste déterminé à renforcer et à consolider notre alliance avec l’ANC. Cela nécessitera une reconfiguration significative. Que l'ANC ait la capacité de mener à bien son propre processus de renouvellement, et qu'il soit capable de jouer une fois de plus le rôle crucial d’unité en son sein et dans son alliance, reste incertain.

Ce Congrès a donc décidé que le PCSA continuera à jouer un rôle de premier plan dans la consolidation d'un front populaire de la classe ouvrière et des forces progressistes pour faire avancer, approfondir et défendre notre démocratie et notre souveraineté nationale.

Nous avons décidé que notre prochain Comité Central élargi rédigera une feuille de route avec un calendrier indicatif pour la consolidation d'un front populaire. La feuille de route inclura un engagement actif avec nos partenaires de l'Alliance et avec un large éventail de formations ouvrières et progressistes; le développement d'une plate-forme commune émergeant de ce processus d'engagement à tous les niveaux, national, provincial et local; et un audit actif sur la capacité organisationnelle du PCSA.

Après un débat considérable au Congrès, nous avons décidé que le PCSA allait sans aucun doute participer aux élections, mais que la modalité exacte avec laquelle nous allons nous engager aura besoin d’être déterminée par une analyse concrète de la réalité concrète et par un processus d'engagement actif auprès des travailleurs et des formations progressistes.

En tant que délégués de ce XIVème Congrès National historique, nous nous engageons à faire avancer activement nos résolutions. Nous nous engageons à faire avancer notre rôle d'avant-garde dans nos lieux de travail, dans nos communautés, dans nos lieux d'apprentissage et dans tous les autres sites clés du pouvoir. Nous nous engageons à travailler avec un sentiment de confiance, mais aussi avec humilité au service de la classe ouvrière et des pauvres.

En tant que parti patriotique sud-africain, nous sommes aussi un parti internationaliste. Notre lutte est une lutte en solidarité avec tous les exploités et les opprimés.

Alors que nous nous élevons aujourd'hui, nous déclarons une fois de plus:

LE SOCIALISME EST LE FUTUR!
Construisons le activement dans la lutte maintenant!

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