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Salut et fraternité

El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

En 2006, le candidat à l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy lançait : « Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. » Il fallait une bonne de dose de naïveté pour accorder un quelconque crédit à cet engagement. Un sous-entendu était pourtant exact dans la phrase de celui qui fut élu : sans-abrisme comme mal logement sont des questions politiques. Les 140 000 sans-domicile — alors même que le nombre de logements vides n’a jamais été aussi élevé — et 4 millions de mal-logés résultent notamment du manque d’actions des élus ou de mesures explicitement antisociales. L’association Droit au logement (DAL) agit sur ce terrain-là, mais pas seulement, en organisant la lutte avec mal-logés et sans-logis sous le slogan « Un toit c’est un droit ! ». C’est à la terrasse d’un café toulousain que nous retrouvons François Piquemal, porte-parole du DAL à Toulouse.

François Piquemal du DAL Toulouse

 

La mort de SDF en hiver est devenue un marronnier des JT. Or le nombre de gens qui meurent dans la rue est le même, voire plus élevé l’été que l’hiver. Un travailleur social belge que nous avions interrogé récusait la « politique du thermomètre1 », car elle masque les problèmes de fond et déresponsabilise le pouvoir politique. Vous confirmez ?

 

Effectivement, la « politique du thermomètre » est absurde. Mais révélatrice de la manière dont la question du sans-abrisme est perçue. On en parle davantage comme un problème hivernal plutôt qu’estival, que ce soit dans les médias ou dans l’opinion publique ; on est plus sensible à quelqu’un et à sa souffrance lorsqu’on a froid : on se met plus facilement à sa place […]

 

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