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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

L'élection de MACRON est une RÉPÉTITION de l’élection de NAPOLÉON III ! (Par Brigitte Pascall]

L'ÉLECTION DE MACRON EN 2017

=

RÉPÉTITION DE L'ÉLECTION DE LOUIS- NAPOLÉON BONAPARTE EN 1848 !

Aujourd'hui, nous faisons une pause. Oubliée la triste société française 2017. La tragédie sociale qui frappe à la porte, maintenant que le code du travail est à terre. Et le Peuple français plus fragilisé que jamais. Oublié le coup d'état sous un habillage démocratique de Macron. Quoique ce soit implicitement le sujet du jour. Nous regardons l'ouvrage de Maurice Agulhon : "1848 ou l'apprentissage de la République, 1848-1852, édition point Histoire Seuil, 1973, un must sur l'élection au suffrage universel de Louis-Napoléon Bonaparte. Qui nous replace au tout début de l'histoire du suffrage universel. Quand cette procédure "bizarre", un homme, une voix pour tous, était vécue comme un geste complexe, difficile, qui n'allait pas de soi. Il faudra des décennies et des décennies pour qu'elle rentre dans les mœurs, dans le quotidien de chacun explique excellemment Bernard Lacroix, proche de Pierre Bourdieu dans son article de référence : "Ordre politique, ordre social".

S'agissant de l'élection du futur Napoléon III, voilà ce qu'écrit Maurice Agulhon :

1)-LE PREMIER VOTE AU SUFFRAGE UNIVERSEL SACRE LOUIS- NAPOLÉON BONAPARTE... !

Le vote au suffrage universel du Président de la République est prévu le 10 décembre 1848. Cavaignac à la tête de l'Etat est le favori. Mais sa responsabilité directe dans les massacres des ouvriers parisiens en juin 1848 le pénalisera pendant toute la campagne. Reste Louis-Napoléon Bonaparte, qui bredouille à la tribune, "être médiocre et bonasse" selon Adolphe Thiers. Qui n'a en principe aucune chance. Mais ce serait oublier le rôle très important des forces de droite, conservateurs libéraux et catholiques très organisées. Et qui n'ont jamais accepté que du bout des lèvres la République. Elles s'intitulent "Le Comité de la rue de Poitiers", du nom de la rue ou elles se réunissent. Dans ce comité, rien que des progressistes de choc : Thiers, Odilon Barrot, Môle, Berryer, nostalgiques des monarchies de la Restauration. Et qui ont une influence diffuse et anonyme dans le pays avec l'Eglise nous explique Maurice Agulhon.

Il n'y a pas de "communication de masse", un abonnement à un journal coûte cher. Pour populariser tel ou tel candidat, le poids des notables et de l'Eglise est plus "payant". Outre Cavaignac et Louis-Napoléon Bonaparte, d'autres candidats se présentent : Ledru-Rollin, démocrate sans concession et ouvert à un certain réformisme. Qui soutient les luttes de l'extrême gauche à l'Assemblée Nationale dans le débat constitutionnel. Et se présente comme étant le parti de la "Montagne", une allusion bien sûr à Robespierre. Ledru-Rollin cherche à regrouper du plus hardi des Républicains aux partisans du socialisme. De son côté, Raspail incarne un courant intransigeant, gauchiste avant la lettre. Lamartine est aussi candidat : c'est un républicain modéré, qui refuse le drapeau rouge au profit du drapeau tricolore. Arrive enfin Changarnier, légitimiste intransigeant. La liste des candidats est complète.

La campagne fut calme, essentiellement faite par voix de presse, ce qui laissait supposer la victoire de Cavaignac. Mais la France rurale de cette époque lit peu, tout le monde ne savait pas lire. "L'opinion" est surtout formée par l'influence des notables et du Clergé. Les Préfets, loin d'être neutres, jouent un grand rôle. Joue aussi la spontanéité de la mémoire collective diffuse. Louis Napoléon Bonaparte est le seul à avoir un nom connu. Dans les esprits, la République est confondue avec l'Empire, et Bonaparte le dernier porte-parole du drapeau tricolore. On voit comment une certaine réécriture de l'Histoire a servi habilement la cause de Louis-Napoléon Bonaparte.

Voici les résultats au 10 décembre 1848 : 5 400 000 voix pour Louis-Napoléon Bonaparte. 1 400 000 voix pour Cavaignac. Moins de 400 000 pour Ledru- Rollin. 37 000 pour Raspail. A peine 8000 pour le pauvre Lamartine. Qui a voté Louis-Napoléon Bonaparte ? La Dordogne, la Creuse, la Corrèze, la Charente-Maritime, la Haute-Vienne, les Deux-Sèvres, soit beaucoup de départements ruraux ET Paris.

Et Maurice Agulhon de conclure : il existe une relation entre Bonapartiste et vote rural. Des paysans conservateurs, entraînés par leurs notables, pour l'ordre établi. Mais aussi des paysans confusément protestataires votant contre un Cavaignac, chef de l'exécutif. La classe politique, les gens instruits, allant des amis de Marrast à ceux de Blanqui, ont été largement battus par un vote irrationnel, sans programme, ni candidat vraiment connu. Le Bonapartiste est devenu la mesure du simplisme en politique.

2)-ÉLECTION DE LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE EN1848 ET ÉLECTION DE MACRON EN 2017, MÊME COMBAT... !

C'est Alain Badiou qui a fait le parallèle entre l'élection de Macron en 2017 et l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848, dans son dernier ouvrage "Eloge de la politique", édition Café Voltaire-Flammarion, 2017. Voilà ce qu'il écrit : "l'élection de Macron est un coup d'état démocratique comme celle de Louis-Napoléon Bonaparte. Et ajoute : "Parce qu'il se fait élire comment Napoléon III ? Tout le monde l'a oublié, mais il s'est fait élire sur le fait qu'il promettait le retour au suffrage universel. De la même façon aujourd'hui, Macron s'est fait élire sur une totalisation démocratique. Il s'est présenté comme l'homme qui réunifiait le pays, étant lui, et de droite et de gauche" (sic).

A cela j'ajouterai le constat suivant : on assiste aujourd'hui à une USURE du suffrage universel. Les électorats longtemps figés sur tel ou tel parti (on pense au Parti communiste mobilisant pendant 36 ans 20% des électeurs entre 1945 et 1981), retrouvent la FLUIDITÉ qui existait au tout début de l'histoire du suffrage universel. TOUT EST POSSIBLE pour les deux formations proposant du neuf : la France insoumise et La République en marche. De plus, avec l'usure du suffrage universel constatée par une montée récente de l'abstention, on revient à la situation de 1848, où la procédure du suffrage universel ne "va pas de soi". Pose problème dans les têtes et dans les cœurs étrangers à ce nouveau rite républicain. Aujourd'hui, et surtout pour les jeunes, -on n'a pas oublié le slogan des jeunes pendant la mobilisation anti Khomri : "nos rêves sont trop grands pour rentrer dans vos urnes, ce qui tranche avec les "bof générations" précédentes"-, le suffrage universel n'est pas vécu comme "naturel", comme on appuie sur un bouton : exactement la situation de 1848 de la première élection au suffrage universel !

Plutôt que de parler de vote "simpliste"(sic) comme le fait Maurice Agulhon, je pense que ces situations fluides, incertaines, rendent favorisent le candidat des lobbys et de l'ordre établi : hier, les forces de Droite, conservatrices libéraux et catholiques très organisées. S'intitulant "Le Comité de la rue de Poitiers" IMPOSENT Louis-Napoléon Bonaparte aux paysans. Aujourd'hui les forces de l'argent, les milliardaires détenteurs de tous les médias créent et IMPOSENT Macron, dans un habillage démocratique.

Comme pour Napoléon III, l'AFFECTIF a beaucoup joué : on nous a dit que Macron était "beau", "moderne", et qu'il voulait "le changement", tout en restant très vague sur le changement voulu. Inversement LA RATIONALITÉ a dû mettre son mouchoir sur ses arguments étayés, raisonnés.

Autre enseignement : dès le premier vote au suffrage universel, on comprend que ce n'est pas le plus intelligent qui l'emporte. Ainsi, c'est Louis-Napoléon Bonaparte qui, en "bredouillant" (sic), gagne l'élection contre Alphonse de Lamartine, magnifique écrivain, dont Brassens a mis en musique son poème "Pensées des morts". Et excellent orateur. Idem en 2017 : c'est Macron et ses 50 mots de vocabulaire, faisant fuir les foules dans ses réunions publiques qui l'emporte. Et Jean-Luc Mélenchon qui est retoqué, alors que c'est un formidable orateur, mobilisant 120 000 personnes à Paris le 18 mars 2017. Et 50 000 à Marseille et à Toulouse.

L'élection au suffrage universel du futur Napoléon III a marqué les esprits de ses contemporains (Victor Hugo) et de nombreux historiens. Or, contrairement à la première élection au suffrage universel, l'élection de Macron est déjà oubliée ! Circulez, y'a rien à voir... ! Mise à part Alain Badiou, personne n'en parle, comme d'une chose sans importance... !

 

B.P.

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