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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Le mois de novembre 2017, commencé avec les 100 ans de la « Déclaration Balfour », se termine par les 70 ans du plan de partage de la Palestine, voté le 29 novembre 1947 par l’ONU contre la volonté du peuple palestinien.

 

C’est le moment de rappeler que la tragédie que subit le peuple palestinien lui a été imposée par les puissances occidentales, en premier lieu le Royaume-Uni et la France dans la logique coloniale de l’époque, et les États-Unis qui ont fermé leurs portes aux rescapés des camps de la mort nazis.

 

Aujourd’hui, l’État d’Israël existe et est reconnu par la communauté internationale dans ses frontières de 1949, mais l’État de Palestine, admis en 2012 par l’ONU comme État non membre, n’existe toujours pas dans les faits. Par la colonisation massive, par l’accaparement des terres et des ressources palestiniennes, par les transferts de populations, par l’annexion illégale de Jérusalem Est, par les destructions des maisons et infrastructures palestiniennes, l’État d’Israël montre sa volonté d’en empêcher l’avènement. Avec la loi raciste en cours d’adoption sur l’« État-nation », il installe ouvertement un État d’apartheid. Faisant fi de la résolution 2334 du Conseil de sécurité, il poursuit sa fuite en avant avec pour but de rendre la situation irréversible. Le processus commencé en 1917 avec la déclaration Balfour et concrétisé en 1947 par le plan de partage de la Palestine est aujourd’hui toujours à l’œuvre.

 

Deux logiques et deux visions de l’avenir s’affrontent : celle d’une coexistence de deux peuples, le peuple israélien et le peuple palestinien, vivant côte à côte dans des frontières internationalement reconnues, reconnaissant mutuellement leur histoire et affirmant l’égalité de leurs citoyens, ou bien la logique de la conquête territoriale sans limite, de l’accaparement des ressources, du déplacement des populations, de la dépossession continue des Palestiniens de leurs droits, mise en œuvre aujourd’hui par l’État d’Israël.

 

Les États-Unis, qui attisent d’énormes tensions dans la région, s’apprêtent à dévoiler un « plan » qui conforterait l’État d’Israël dans sa logique de conquête territoriale et de négation des droits fondamentaux du peuple palestinien. La France doit s’y opposer avec force et prendre ses responsabilités devant l’Histoire : elle doit reconnaître sans plus attendre l’État de Palestine comme ses deux Assemblées l’ont demandé voici déjà trois ans. Devant cette course folle, il est temps de passer à l’acte.

 

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité

Le 29 novembre 2017

 

SOURCE :

 

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