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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

une affiche éditée lors du conflit en 1985

une affiche éditée lors du conflit en 1985

Intervention de Jean-Pierre Page(*) à Créteil, 24 janvier 2018.

(*)Ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT, ancien responsable du département international de la CGT.

Je voudrai d’abord remercier les organisateurs de me donner l’occasion de m’exprimer sur une grève qui a marqué son époque, qui a marqué tous ceux et celles qui à des titres divers y ont participé et qui je dois l’avouer m’a également marqué profondément au même titre que les militants de l’UD CGT du Val de Marne, de l’UL CGT d’Ivry mobilisés quotidiennement et parfois de jour comme de nuit autour des SKF.

 

Je ferai une première remarque qui se veut toute amicale et constructive ! Nous prenons le risque ici de parler au passé, quand beaucoup de leçons à tirer de cette lutte nous ramènent au présent. Pour ma part c’est de cette manière que j’aimerais parler de l’action des travailleurs de la SKF-Ivry !

 

Comme cela a été montré, la SKF a été un conflit du travail, on serait tenté d’ajouter et rien d’autre. Pourtant, on ne saurait en débattre indépendamment de l’analyse du contexte dans lequel il s’est déroulé, et pourquoi plus de 30 ans après, il demeure une expérience collective pour comprendre et confronter les multiples défis de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

 

Ce que je veux surtout retenir de cette lutte c’est la clairvoyance, le sens des responsabilités et l’intelligence dont firent preuve les travailleurs de la SKF, leur détermination, la solidarité qu’ils furent capable de susciter à Ivry, dans le Val de Marne, en France et même au-delà. Faut il rappeler ici que plus de 70 associations locales, des centaines de personnalités furent à leurs cotés dont Jacques Laloé, Michel Germa, Georges Marchais, Henri Krasucki et Louis Viannet, le chanteur Renaud, l’Evêque du Val de Marne et Jean Remond Evêque auxiliaire de la mission de France dont je ne résiste pas a rappeler ici, la déclaration du 5 Juin 1985" les travailleurs de la SKF nous donnent l’exemple d’une lutte courageuse et digne ".

 

Si, à nos yeux en particulier pour l’UD CGT la grève de la SKF n’avait et n’a jamais rien eu d’un modèle, elle était et est devenue une référence, un exemple à méditer, une balise dans ce qui était à cette époque une mer agitée et qui est devenue par la suite une tempête économique, sociale et politique.

 

Le conflit de la SKF a été un long processus de maturation des consciences dans une usine qui faisait partie intimement du tissu social et politique de la ville d’Ivry, partageant une histoire commune marqué par les luttes, les résistances, les succès, les défaites, les sacrifices. Tout ceci avait contribué à une prise de conscience collective des travailleurs au sens ou comme disait Marx en s’emparant des masses une idée devint une force matérielle. Par conséquent il n’était pas indifférent au gouvernement socialiste et à la multinationale SKF de porter un coup à ces travailleurs dont la combativité était connue et contagieuse.

 

[…]

 

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