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El Diablo

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

Le 20 décembre dernier, le porte-parole du gouvernement remettait en cause un chiffre publié dans la toute fraîche note de conjoncture de l’Insee, sur la base d’une critique de la méthodologie employée. Le gouvernement, par la voix de son premier ministre, se félicitait quasi simultanément de la prévision de croissance issue de cette même note de conjoncture, jugée positive.

 

Cet épisode médiatique, aboutissant à critiquer sévèrement les travaux de l’Institut, nous oblige à rappeler ce que l’indépendance de la Statistique Publique signifie pour nous :

 

-la publication de toutes les données et études produites, qu’elles soient porteuses de nouvelles jugées « bonnes » ou « mauvaises » ;

- la transparence des méthodologies permettant à toutes et tous de vérifier, analyser, commenter les résultats proposés ;

- en aucun cas l’Insee et la Statistique Publique ne doivent se mettre au service d’un pouvoir ou d’une autorité.

 

Simple critique ou pression gouvernementale ?

 

Les agents de l’Insee et du Service Statistique Public (SSP) sont garant-e-s, dans leur activité quotidienne, de l’indépendance avec laquelle les données et études sont produites. Ils et elles s’attachent à mettre en oeuvre des méthodologies, procédures et analyses éprouvées et documentées, qui ne varient pas en fonction des résultats souhaités par les un-e-s ou les autres . Leur sérieux et leur rigueur ne sont pas à remettre en cause.

 

Mais si les statistiques produites par le SSP, sont analysées et commentées de toute part, nous estimons qu’il est aussi possible de les critiquer et d’en analyser les limites : toute donnée chiffrée procède d’une construction basée sur des conventions qui ne sont pas immuables et qui peuvent être questionnées. Ces critiques peuvent venir de la société civile, d’associations, d’enseignants, de chercheurs, de syndicats, de journalistes... : le Service Statistique Public se doit d'entendre leur expression et le Conseil national de l’information statistique est d’ailleurs le lieu qui le permet.

 

Il n’en va pas de même de la part d’un gouvernement, le pouvoir exécutif, pour lequel une critique se rapproche d’une forme de pression, voire d’un abus de ce pouvoir.

 

La note de conjoncture telle que réalisée en décembre permettait de connaître toutes les hypothèses faites par l’institut, sans ambiguïté. 


Contrairement à ce qu’a pu affirmer le gouvernement qui a tenté de discréditer une nouvelle fois l’Institut lors de la présentation de son propre "simulateur de pouvoir d’achat", les données et analyses de la note de conjoncture n’ont pas été modifiées par suite de la première intervention gouvernementale, y compris dans le communiqué de presse publié par l’Insee pour en repréciser la lecture. Nous nous en félicitons : la Statistique publique n’est pas et n’a pas à être la cellule de communication du gouvernement !

 

Nous sommes néanmoins vigilants, car cette critique, formulée avec aplomb par un gouvernement supportant difficilement la contradiction nous donne un signe d’alerte. 


A l’heure où ce gouvernement impose des baisses de moyens drastiques aux services publics, nous serons vigilants à ce qu’elles ne soient pas le moyen d’affaiblir l’impartialité de l’Insee et plus généralement du service de la Statistique publique.

 

Le 25 janvier 2018

 

SOURCE :

 

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