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Salut et fraternité

El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

« La lutte des cheminots est la nôtre »

Le 19 avril 2018 dans L'Humanité

Le succès fulgurant d’une cagnotte de soutien lancée par des artistes et intellectuels commme Etienne Balibar, Laurent Binet, Dominique Cabrera, Antoine Comte, Didier Daeninckx, Robert Guédiguian, Bernard Lavilliers, Luc Leclerc du Sablon, Corinne Masiero, Gérard Mordillat, Jean-Marc Salmon, Jacques Tardi… Les paroles des citoyens usagers, des rencontres avec d’autres salariés en lutte… Le pouls d’un mouvement inédit.

 

Un « crowdfunding » inédit. Une collecte qui, passé le premier effet de surprise, révèle « des trésors de générosité », comme le dira l’un des organisateurs, et une prise de conscience de l’enjeu que représente la bataille des cheminots, le service public.

 

Lancée le 9 avril dernier sur le blog Mediapart du sociologue Jean-Marc Salmon, soutenue par une trentaine d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes, la cagnotte, baptisée « Solidarité avec les cheminots grévistes », vient de franchir la barre des 800 000 euros versés par plus de 22 000 contributeurs.

 

Lundi dernier, à la bourse du travail de Paris, sous l’œil goguenard de Jean Jaurès dont le buste trône au fond de la salle, syndicalistes et intellectuels se sont retrouvés une première fois depuis le lancement de cette initiative. Les quatre responsables des fédérations cheminotes, mais aussi Philippe Martinez et Bernard Thibault étaient là, aux côtés du philosophe Étienne Balibar, de l’écrivain Didier Daeninckx, du cinéaste et écrivain Gérard Mordillat et de la cinéaste Dominique Cabrera. « Cette cagnotte montre un vrai soutien de l’opinion publique et des usagers et contribue à casser ce sentiment d’isolement et de fatalisme que peuvent éprouver certains cheminots », dit Laurent Brun, secrétaire de la CGT cheminots. Même sentiment chez Roger Dillenseger, secrétaire de l’Unsa ferroviaire, pour qui cette cagnotte « met en évidence la solidarité nationale C’est d’autant plus intéressant que des intellectuels portent cette initiative ». « Après des semaines de “cheminot bashing”, c’est la traduction d’un soutien populaire », ajoute Erik Meyer, secrétaire de SUD rail tandis que, pour Philippe Martinez, « cette cagnotte, c’est le symbole de cette bataille contre la division ».

 

 

Laurent Binet : « L’usager est aussi un travailleur exploité ! »

 

Antoine Comte : « L’unité, l’unité, la condition pour réussir »

 

Étienne Balibar : « Nous soutenons la grève des cheminots en lutte contre la réforme Macron »

 

ILS ONT DIT : 

 

Bernard Lavilliers : « Solidaire des cheminots à 200 % »

 

Francine : « Petite participation mais énorme solidarité avec les cheminots. »

 

Corinne Masiero : « Je trouve que, depuis un certain temps, le service public est en train de se faire dégommer. Le Code du travail se fait dégommer, dans les Ehpad, c’est le bordel, dans l’éducation, dans la santé, les transports… » 

 

Margot : « Je participe pour montrer que je m’oppose à ces réformes et à ce gouvernement très décevant. Merci de partager cette cagnotte de la manière la plus juste possible. »

 

Lionel : « Tenir bon, ne pas mollir. »

 

Anonyme : « Soutien inconditionnel aux services publics ! Cherchons l’argent où il se trouve, pas chez les cheminots. »

 

Blandine : « Votre grève, c’est aussi la nôtre. Vous êtes le dernier “bastion” permettant de représenter et défendre les droits des personnes au travail et dans l’accès au service public. MERCI ! Jamais le service public ne doit être réduit à des objectifs de rentabilité mais bel et bien à l’accès aux services pour tous. »

 

Thibaut : « Quelques minutes d’écoute de l’expression de la suffisance supérieure de Monsieur Emmanuel Macron m’ont suffi. Il n’a même pas réussi à me convaincre de ne pas remettre pour la 3e fois des sous dans la cagnotte. »

 

Stéphane : « Laissons Macron à quai ! »

 

Estelle : « Vous avez le soutien d’une étudiante qui ne veut pas d’un pays à deux vitesses. »

 

Pauline : « Tous unis face à la casse sociale généralisée ! Si la SNCF “tombe”, ce ne seront pas que les salariés du rail et la qualité du service qui seront salement amochés, mais nous tous qui verrons débouler à toute blinde le bulldozer de l’ultra-libéralisme et de la précarisation ! Courage ami-e-s cheminotes et cheminots ! »

 

Daniel : « En soutien à cette lutte qui dépasse aussi les enjeux du rail. Merci, vous portez l’espoir d’une autre vision de notre société. »

 

Nicolas : « De tout cœur avec les cheminots même si je suis fortement impacté par le mouvement. En espérant que ce mouvement aille jusqu’au bout et éveille un sursaut républicain contre l’entreprise de destruction des services publics voulue par le gouvernement. »

 

Jacques : « Merci de vous battre pour ceux qui ne peuvent le faire, pour que l’on garde un peu d’espoir. »

 

Sophie Wahnich : « Merci d’avoir organisé cette cagnotte qui permet de participer à cette lutte sans être combattant en première ligne. Amitiés. »

 

Georges : « J’ai complètement basculé quand j’ai vu le prix du train dans tous les pays où il est privatisé. N’hésitez pas à le rappeler. Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir qui de vous ou de Bernard Arnault est privilégié. »

 

Xavier : « Je fais partie de la masse silencieuse des TPE si éloignées des syndicats. Puissent-ils inventer de nouvelles formes de luttes dans lesquels les salariés des petites entreprises auraient toute leur place. Toute ma solidarité pour le courage des cheminots. »

 

Jean-Luc : « Désolé de ne pouvoir faire plus, avec ma pension de retraité “nanti”. »

 

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