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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Nous connaissons tous cette gravure de l’Ancien régime,
cette caricature des trois ordres : le paysan, courbé, écrasé, portant sur son dos la noblesse en bottines et le clergé en habits de soie.
Epuisé, le paysan s’exclame en légende : il faut espérer que c’jeu là finira bientôt.

Les choses ont-elles tant changé ?
Courbé, écrasé, le paysan l’est de nouveau.

En 2016, la moitié des agriculteurs ont gagné moins de 354 euros par mois. Le métier est gagné par la lassitude : en vingt ans, la moitié des exploitations ont disparu. Un découragement qui tourne souvent au drame : un agriculteur, en France, se suicide tous les trois jours.

A l’inverse, qu’on ouvre le dernier classement du magazine Challenges.
En dix ans, Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, a multiplié sa fortune par trois, qui s’élève désormais à 8 milliards d’euros.
De même pour la famille Fiévet, c’est-à-dire le fromager Bel : une fortune multipliée par trois en dix ans.
De même encore pour Roquette, le numéro de l’amidon en Europe: par trois en dix ans.
Sans oublier Jean-Paul Bigard, le champion du steak : + 37 % en une seule année.
De ce côté, tout va bien, ni lassitude, ni découragement.
Tout va mieux encore pour les rois des supermarchés, les Naouri de Casino, les Mulliez de Auchan, les Arnault de Carrefour…

Voilà qui nos paysans portent sur leurs épaules.

Et après vous, après nous, le paysan portera toujours l’aristocratie de la grande distribution, le clergé de l’industrie et par-dessus eux, la main invisible et inflexible des marchés.
Et je le redoute, je le crains, ce paysan pourra continuer de se plaindre : « Il faut espérer que ce jeu-là finira bientôt. »

 

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