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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Énormes INÉGALITÉS de temps de travail: 48 heures/semaine et plus pour 10 à 15 % des personnes, moins de 20 heures pour 10 % [Par Jean Gadrey]

Par Jean Gadrey, professeur honoraire d'économie à l'Université Lille 1

Comme presque tous les autres j’ai tendance à utiliser des chiffres sur les moyennes de temps de travail, moyennes hebdomadaires et moyennes annuelles. Y compris parce que ce sont pratiquement les seules données qu’on trouve dans les comparaisons internationales.

C’est certes très utile de savoir par exemple (voir parmi d’autres ce billet d’octobre 2016 : « quatre graphiques commentés sur la nécessité de la RTT ») que, selon l’OCDE, la France est l’un des pays d’Europe occidentale où la durée hebdomadaire moyenne du travail est la plus élevée (mais oui !), ou encore que la durée hebdomadaire moyenne par personne active (chômeurs compris) est chez nous de… 30 heures. Tout cela peut fournir des arguments en faveur d’une politique de RTT comme l’une des armes anti-chômage.

Mais c’est trop grossier. Car il importe tout autant d’en savoir plus sur la répartition des temps de travail, entre ceux (majoritairement celles) qui travaillent très peu, souvent contre leur gré et avec des salaires de misère, et ceux/celles qui ont des semaines de travail énormes voire démentes, soit, notamment pour des cadres, parce qu’ils ou elles considèrent que leurs carrières l’exigent ou parce que les pressions de la hiérarchie sont fortes, soit, notamment pour les ouvriers et employés, parce que cela leur permet d’améliorer de faibles salaires (ou que les pressions, etc….). Une politique de RTT juste devrait non seulement diminuer la moyenne, mais aussi réduire ces inégalités, à condition d’en avoir une bonne mesure [...]

LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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