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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

HÔPITAUX PUBLICS: « On voit la catastrophe se dérouler sous nos yeux »

Par Antoine Laurent

INTERVIEW. Urgences saturées, réduction des personnels soignants, baisse du nombre de lits, management « destructeur et contre-productif »… Le 15 juin, un collectif de médecins alertait sur la situation critique de l’hôpital public, dans une lettre adressée au Premier ministre. "L’hôpital craque de partout", estime Bruno Caron, l’un des médecins initiateurs du manuscrit.


Le diagnostic est lourd, et le malaise profond. Le 15 juin 2018, un collectif de 175 médecins envoyait une lettre au Premier ministre pour alerter sur la « dégradation exponentielle du service public hospitalier ». Et cela alors même qu’un effort de près d’un milliard d’euros d’économie est demandé aux hôpitaux au cours de l’année 2018. Pour Bruno Caron, psychiatre au centre hospitalier de Saint-Egrève, en Isère, une « catastrophe » sanitaire et financière est à prévoir si rien n’est fait pour enrayer cette dynamique.

Quels sont les maux dont souffre l’hôpital public ?

Bruno Caron. Nous sommes devant un historique de longue date de réduction à la fois des personnels et des structures de soin. Dès 1987, des économistes avaient programmé la diminution du nombre de médecins. L’idée était de dire : « une réduction de l’offre de soin permettra d’induire une réduction du coût ». En clair : si on forme moins de médecins, les gens iront moins les voir, et cela coutera moins cher à rembourser.

[…]

LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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