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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo d'illustration

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LETTRE DE L'UD CGT 94 A LA DIRECTION CONFÉDÉRALE DE LA CGT AU SUJET DE SA PARTICIPATION AU SOMMET SOCIAL AVEC MACRON DU 17 JUILLET

 

"D’aucune sorte et d’aucune façon qu’il soit, nous n’avons à légitimer ou à être associés à la contre-révolution conservatrice en marche !"

 

À la direction confédérale

Copie au CCN

 

Créteil, le 16 juillet 2018

 

Cher-e-s Camarades,

Il me revient la responsabilité de vous faire part de notre consternation devant le choix fait par la CGT de participer à la réunion des huit premier-ères dirigeant-e-s d’organisations syndicales de salarié-e-s et du patronat ainsi qu’à la grande messe organisée par le monarque Emmanuel 1er le 17 juillet prochain à l’Elysée.

 

Au vue du contexte dans lequel nous sommes, caractérisé par des milliers de licenciements, par un accroissement de la pauvreté et du chômage, par des attaques inédites sur le droit du travail, par un laminage sans précédent des services publics et de la protection sociale, par un racket et un détournement historique de nos richesses aux seuls bénéfices des actionnaires, des stars du CAC 40 et des foyers les plus riches, nous qualifions cette décision syndicale nationale comme une pure folie !

 

Qu’avons-nous à faire et à dire, honnêtement, avec celles et ceux que nous combattons quotidiennement sur les lieux de travail ?! Qu’il s’agisse aussi bien d’ailleurs des licencieurs que de « centrales syndicales qui co-élaborent et cautionnent ces choix économiques au nom du modernisme et de la fatalité ! Comment pouvons-nous penser un seul instant élaborer un « agenda social » avec ces destructeurs de vie et ces champions du renoncement ?! Ce n’est pas sérieux et cela relève d’un important déficit de direction ! C’est une mauvaise farce que de prétendre que nous allons sauver, par ce biais, le fameux « paritarisme » et le vertueux « dialogue social » derrière lesquels s’abritent tous les blablateurs et professionnels du syndicalisme qui n’ont produit, en réalité, que misère, reculs civilisationnels et désespérance ! Quant à la réunion de demain à l’Elysée, qu’en attendons-nous très sérieusement ?! Qui, de la direction confédérale, peut objectivement en attendre encore quelque chose d’ailleurs ?!

 

Après les ordonnances sur le code du travail, l’adoption à la hussarde de la contreréforme ferroviaire, les confirmations récentes de dizaines de millier de suppressions d’emplois dans la fonction publique, après l’ISF, la suppression de la taxe sur les dividendes, la CSG ou les APL, après que Macron ai confirmé son cap et sa détermination à aller au bout du mandat que lui ont confié ses amis de la finance international et du Medef, cette décision de notre CGT d’y participer (malgré tout dépasse tout entendement possible ! Venant du prince, ce véritable subterfuge intervenant après nous avoir méprisés et massacrés, ne servira, en vérité, qu’à faire avaliser sa politique destructrice par les fameux « partenaires sociaux ». Contenir les colères, faire miroiter, avec la complicité de pseudo-syndicalistes, des débouchés possibles dans le cadre d’une répartition des miettes, voilà, en réalité, à quoi servira ce « sommet social » de l’Elysée.

 

D’aucune sorte et d’aucune façon qu’il soit, nous n’avons à légitimer ou à être associés à la contre-révolution conservatrice en marche ! Jamais, au grand jamais, nous n’avons à pactiser ou à chercher je ne sais quelle alliance avec les forces obscures du grand patronat ! Macron, le Medef et les syndicats accompagnateurs de l’austérité sont les ennemis des salarié-e-s, des jeunes, des retraité-e-s et des privé-e-s d’emplois. Nous les combattons chaque jour avec nos tripes, nos salaires de misère, les menaces qui pèsent sur toutes et tous et nos trop faibles moyens. Mais coûte que coûte, nous les combattons et les combattrons toujours pour vivre mieux et autrement des fruits de notre travail. Cela s’appelle l’antagonisme de classe et l’heure n’est certainement pas à la ranger dans les rubriques de l’Histoire. A celles et ceux qui auraient encore des doutes ou des illusions chez nous, au nom de toutes et tous nos camarades et des milliers de salarié-e-s qui ont perdu plusieurs journées de salaires derrière une stratégie syndicale qui interroge, nous affirmons avec force que ce n’est certainement pas dans ces rencontres feutrées et accords de sommet que nous parviendrons à stopper et à infléchir en quoi que ce soit la feuille de route guerrière du monarque ! C’est bien dans les boîtes et dans la rue, dans la clarté idéologique et dans l’évitement de toute confusion possible, que nous parviendrons à recréer de l’espoir et à organiser l’action la plus large et la plus massive possible.

 

Du syndicat à la confédération, il serait bien plus efficace que chacune et chacun, que chaque dirigeant-e de la CGT reste donc bien arrimer à son poste de combat. Vous l’aurez compris, cher-e-s camarades, nous sommes en total désaccord avec ces décisions nationales et nous nous posons la question : sur quoi et sur quelle analyse s’appuient cette orientation confédérale ? Que disent les fédérations ? Pourquoi n’avons-nous pas d’ailleurs le compte-rendu de cette réunion avec les fédérations ? Ne pouvions-nous pas consulter le CCN sur des rendez-vous institutionnels aussi majeurs et lourds de sens politique ? Est-ce au seul bureau confédéral d’apprécier et de décider d’un tel choix lui-même fondé sur aussi peu d’avis d’organisation de la CGT ? A l’évidence, c’est de tout cela qu’il nous faudra discuter à la rentrée et jusqu’au 52ème congrès de la CGT. C’est notre modeste avis et notre humble contribution aujourd’hui.

 

Fraternellement,

 

Pour la CE de l’UD CGT du Val-de-Marne

Cédric QUINTIN

Secrétaire général

 

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OSTRIC 23/07/2018 07:45

Je partage totalement votre position et je m'interroge aussi par les positions de la direction de la CGT: "qu'es t'il allé faire là-bas ?"