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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

ASIE :Les travailleurs du thé Darjeeling en LUTTE pour un salaire minimum décent

Le 10 août 2018

La CGT et la NTUI apportent leur soutien aux salariés des plantations de thé au Bengale occidental pour l’obtention d’un meilleur salaire minimum.

 

Avec la confédération syndicale NTUI (New Trade Union Initiative, confédération indienne la plus proche de la CGT), la CGT soutient les grévistes des plantations de thé au Bengale occidental qui fait suite à l’appel lancé par le Forum conjoint des syndicats (plateforme de tous les syndicats des régions des collines ainsi que des régions du Terai et de Douars) pour une grève de trois jours et des sit-in, à partir du 7 août 2018 à Siliguri, dans l’État du Bengale occidentale.

 

Les salariés rejettent l’offre arbitraire du gouvernement de cet État de 172 roupies (2,16 €) comme salaire journalier pour les plantations de thé. Le Forum a exigé un salaire minimum quotidien de 240 roupies (3,01 €), en plus de la fourniture des repas, du logement, des soins de santé et d’éducation, conformément aux dispositions de la loi de 1951 sur le travail dans les plantations.

 

Le comité consultatif sur le salaire minimum mis en place dans le cadre de la dernière ronde de négociations collectives dans l’industrie devait recommander un salaire minimum dans les deux ans suivant la dernière convention collective du 21 février 2015. Le comité, même après trois ans et demi et l’expiration dudit accord le 31 mars 2017, n’a pas encore soumis de proposition.

 

Le 1er janvier 2018, le gouvernement du Bengale occidental a annoncé arbitrairement, sans consultation avec les syndicats, une augmentation intérimaire des salaires de 17,50 roupies (0,22 €), augmentant les salaires de 132,50 roupies (1,66 €) à 150 roupies (1,88 €), que les employeurs ont rapidement appliquée. Il s’agissait d’un effort pour rompre la lutte menée par les syndicats constitutifs du Forum pour exiger un salaire minimum acceptable et décent.

 

Aujourd’hui, dans l’industrie, le prix moyen au kilo du thé Darjeeling, 200 roupies (2,51 €) en juin 2018, est nettement plus élevé que celui du thé des États du sud de l’Inde, qui se situe entre 130 et 150 roupies (entre 1,63 et 1,88 €), tandis que le salaire journalier des travailleurs des plantations de thé au Kerala est de 310 roupies (3,89 €), au Karnataka, de 263 roupies (3,30 €) et au Tamil Nadu, de 241 roupies (3,03 €). En outre, au Bengale occidental, le salaire minimum des travailleurs agricoles non qualifiés est de 295 roupies (3,70 €) et le salaire de la NREGA (National Rural Employment Guarantee Act, voir plus bas) est de 191 roupies (2,40 €) par jour, de sorte que la justification du salaire proposé n’est pas tout à fait arbitraire et dans l’intérêt exclusif des propriétaires de plantations de thé.

La CGT et NTUI soutiennent la demande du Forum pour un salaire minimum d’au moins 239 roupies (3,01 €), en plus de la fourniture des repas, du logement, des soins de santé et d’éducation, et appelle le gouvernement du Bengale occidental à notifier immédiatement cette demande et à la mettre en œuvre.

 

La CGT salue le courage et la détermination avec lesquels les travailleurs de Darjeeling et des Terai et Dooars ont manifesté par dizaines de milliers jusqu’à Siliguri pour exprimer leur protestation.

 

Qu’est-ce que la NREGA ?

La National Rural Employment Guarantee Act est une loi votée le 25 août 2005 en Inde et entrée en vigueur le 2 février 2006. Elle vise à offrir 100 jours de travail par an aux populations pauvres et rurales du pays. Cette loi et le programme associé induisent un budget de 7 milliards d’euros et touchent 140 millions de personnes. La loi a pour objectif de transférer des revenus aux populations les plus pauvres, mais également d’améliorer les infrastructures rurales déficientes, les travaux proposés étant essentiellement des travaux de construction. Le programme est cependant critiqué, notamment pour sa mauvaise gestion et la corruption importante qui détournent ces subsides.

 

SOURCE:

 

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