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Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

La lettre électronique Hebdo de CUBAcoopération [Les nouveautés depuis le 16 août 2018]

Le rôle déterminant de la presse dans le processus de consultation du peuple cubain sur le projet de constitution.
Un article de Granma International
RG

La presse dans un exercice civique déterminant

 

La Havane, 17 août 2018 – La presse et les journalistes auront un rôle déterminant dans le processus de consultation du peuple cubain sur le projet de Constitution, l’exercice civique le plus important de ces dernières années qui a commencé sur l’île le 13 août, ont déclaré des spécialistes et des professionnels du secteur.

 

Face à ce défi, le point de départ doit être la construction du consensus, qui vient de l’acceptation de l’opinion des autres en vue du bien commun, a déclaré Ricardo Ronquillo Bello, président de l’Union des journalistes de Cuba (UPEC), lors de la rencontre La presse à Cuba : à la croisée des chemins de la nouvelle Constitution.

 

Ronquillo, qui intervenait par voie numérique, a affirmé que ce processus exige un niveau maximum d’innovation et de créativité de la part de nos professionnels, sur les plateformes traditionnelles et dans les canaux offerts par les nouvelles technologies de l’information, afin que ce débat soit transparent et que la manière dont il est recueilli, évalué et pris en compte par les organes compétents soit publiée.

 

La diversité des critères enrichira le projet de la nouvelle Constitution, a déclaré la Dr en sciences juridiques Martha Prieto, vice-présidente de la Société cubaine de Droit constitutionnel, lors de la réunion qui s’est tenue au siège de l’UPEC à La Havane.

 

Cependant, les journalistes ne pourront pas rendre compte des débats s’ils ne connaissent pas et n’étudient pas le projet. Martha Prieto a précisé dans son intervention ce que signifie le terme Constitution, quels sont les changements essentiels dans la structure de gouvernance du pays proposé par le Projet, ce que nous entendons par droits et devoirs des citoyens et quelles sont les nouvelles propositions qui y sont incluses.

 

Par ailleurs, il est essentiel pour le secteur d’analyser les dispositions du nouveau document sur les droits liés à la communication : « Pour ce faire, l’étude des constitutions cubaines précédentes se révèle indispensable », a déclaré Rosa Miriam Elizalde, docteur en sciences de la communication et Première vice-présidente de l’UPEC.

 

En ce sens, la spécialiste a expliqué que la liberté de la presse figurait parmi les droits individuels des Cubains depuis les Constitutions mambises, à commencer par celle de Guaimaro, en 1869, mais que la plupart de ces dispositions exprimaient le droit lié à la personne qui informe, mais pas à ceux qui reçoivent l’information.

 

Aujourd’hui, parmi les principales forces du Projet actuel, le droit d’expression, celui de l’accès à l’information et de la diffusion de l’information (presse) sont clairement définis, mais en même temps, est incluse la disposition qui oblige toutes les autorités et les organismes de l’État à rendre publique l’information qu’ils possèdent, a souligné Elizarde.

 

« Ce document préserve le rôle politique et de classe de notre presse en définissant le type de propriété sur lequel elle est basée – la propriété socialiste de tout le peuple – et constitue un rempart contre la possibilité de la résurgence du monopole privé dans le secteur des médias à Cuba », a-t-elle reconnu.

 

Cependant, « il est inconcevable de penser aux droits à la communication et à la participation sociale inscrits dans ce document si l’on ne tient pas compte du nouvel environnement numérique qui soulève la question non seulement des formes d’accès, mais aussi des mécanismes pour sa protection, son utilisation, sa conservation et sa diffusion, le tout basé sur de nouveaux arguments éthiques concernant la vie privée, la propriété intellectuelle, le libre accès au savoir… », a-t-elle conclu.

 

Durant la réunion, un hommage a été rendu à Antonio Molto, président de l’organisation jusqu’au 15 août 2017, décédé il y a un an, ainsi qu’à d’autres membres de l’UPEC également décédés récemment, comme Ana Maria Radaelli, Jesus Hernandez, Pedro Hernandez Soto, Lazaro Fernandez, Rafael Daniel et Renato Recio, entre autres.

 

L’UPEC a mis en place un courriel constitucion@upec.cu pour que les journalistes ou la population envoient des commentaires et des propositions sur le projet de Constitution ou leur avis concernant la reproduction dans les médias de ce débat populaire.

 

Source : Granma International

 

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