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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo d'illustration (source: blogs -le figaro)

photo d'illustration (source: blogs -le figaro)

Historique : OIC, GATT et OMC 

Depuis la plus haute antiquité les hommes ont échangé, commercé avec les habitants de pays proches ou lointains. Grâce aux progrès des moyens de transports, le commerce n'a cessé de se développer pour atteindre aujourd'hui une dimension planétaire et très vite est apparue la nécessité de règles communes pour fluidifier les transactions, pour éviter les escroqueries et rendre les échanges équitables.

 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans les années 44-50, les puissances victorieuses ont mis en place les grandes institutions internationales que sont l'ONU, l'UNESCO, l'OMS, la FAO, l'UNICEF, etc (1) . Elles ont aussi signé les Accords de Bretton Woods dont l'objectif était de mettre en place une organisation monétaire mondiale avec la BIRD (banque internationale pour la reconstruction et le développement appelée aujourd'hui Banque Mondiale -BM- ) et le FMI (Fonds Monétaire International). Pour compléter ces deux institutions devait naître l'OIC : Organisation Internationale du Commerce. Pour ce faire, du 21 novembre 1947 au 24 mars 1948, s'est tenue, à Cuba, la conférence des Nations Unies sur le commerce et l'emploi dont l'acte final est connu sous le nom de « Charte de la Havane » (2) qui hélas ne sera pas ratifiée à cause de l'opposition du Congrès des États-Unis et sera remplacée par l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Celui-ci est conçu comme une négociation permanente multilatérale entre États souverains ayant pour fonction la diminution progressive - jusqu'à leur suppression - des droits de douane. L'argument avancé est de favoriser la paix menacée par le protectionnisme aux dires de certains économistes - ce qui est très contestable - et donc de faciliter les échanges commerciaux.

 

(…)

 

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