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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

80 ans après MUNICH : la leçon d'histoire [par Jean Lévy]

Tout au long du mois de septembre, « Ça n'empêche pas, Nicolas »  a relaté, presse de l'époque à l'appui, le déroulé de la crise dite de Munich. Jour après jour, chacun peut revivre, non seulement les événements, mais aussi l'ambiance dans laquelle l'actualité plongeait alors la population.

 

Rappelons-nous : 

 

Hitler menace la France et le monde d'une nouvelle tragédie, faute de lui laisser les mains libres pour dépecer la Tchécoslovaquie, afin d'intégrer au Reich la minorité de langue allemande qui peuplait la région frontière des Sudètes... L'Allemagne, quelques mois plus tôt, avait fait main basse sur l'Autriche pour les mêmes raisons : réaliser 'la Grande Allemagne'.

 

Ce chantage à la guerre répond à la volonté des milieux d'affaire allemands, industriels et banquiers, ceux-là même qui avaient porté au pouvoir le Führer et ses Chemises brunes le 30 janvier 1933, pour faire de l'Europe, leur "espace vital", leur nouvel empire.

 

La population française est ainsi confrontée, jour après jour en ce mois de septembre 1938, à la perspective d'une nouvelle guerre mondiale. Vingt ans tout juste après l'armistice de 1918 et quatre années de sang, de boue, d’horreurs…

 

Face à l'agressivité allemande, le gouvernement français, mené par Edouard Daladier et Paul Reynaud, est alors lié par un traité d'assistance avec la République tchécoslovaque. Et depuis 1934, Moscou déploie ses efforts pour participer à celui-ci, alliance qui aurait condamné l'Allemagne à combattre sur deux fronts, à l'Ouest et à l'Est.  Mais cette hypothèse, un pacte militaire avec l'Armée rouge, ne convient pas à la bourgeoisie française guidée par un antibolchévisme virulent. Pourtant, l'Union soviétique devait poursuivre ses efforts jusqu'à l'été 39... En vain.

 

Berlin, le sachant, développe sa politique agressive en exerçant son chantage à l'ouest : "Ou vous nous donnez les Sudètes, ou nous les prenons !». Les sphères dirigeantes françaises et britanniques font chorus, appuyées qu'elles sont par la fraction la plus radicale de l'opinion, celle qui depuis 1936, préférait Hitler au Front populaire.

 

C'est donc sur le thème d'un pacifisme échevelé que se déploie une campagne unissant les leaders de droite aux bandes fascistes, bottées et casquées, auxquels se sont joints les groupes ultras pacifistes venus de la gauche, du mouvement syndical aussi, autour de la fraction réformiste "Syndicats" sur le thème :  "Il vaut mieux vivre à genoux que mourir debout !", prenant appui sur le sentiment de rejet de la guerre, souvenir encore si proche dans le pays. 

 

Seule comme force politique organisée, le Parti communiste français et ses quotidiens, L'Humanité et Ce soir, se seront battus tout au long de ces semaines-là contre le défaitisme au service d'Hitler et qui, le plus sûrement, mène à la guerre.

 

Attitude qui trouvera écho au moment des Accords de Munich, par la forte parole d'un conservateur britannique, Winston Churchill, qui déclare :

 

"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."

 

Aux communistes, vilipendés, qui prêchent la résistance, s'opposent donc avec frénésie les partisans de "La paix maintenant"...

 

C'est ainsi que le 30 septembre 1938, les gouvernements de Paris et de Londres capitulent devant les exigences de Berlin, livrant au Führer la Tchécoslovaquie et son peuple par les Accords de Munich, signés par Daladier et Chamberlain, paraphés par Hitler et Mussolini, son complice italien.

 

Le lendemain, la Wehrmacht entre dans Prague, et dans Paris vingt mois plus tard...

 

RELISEZ SUR NOTRE BLOG, LA SÉRIE QUOTIDIENNE « NOUS SOMMES LE... » du 18 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE 2018

 

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