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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

extrait d'une affiche du PCF dans les années 70

extrait d'une affiche du PCF dans les années 70

Par Fabrice Aubert

Introduction : Le 26 Septembre des élus ont fait paraitre un appel intitulé : « Pour les libertés locales » Au-delà de certains critiques d’apparence que nous pourrions partager (« Etat thrombosé  » « dettes publiques »), « l’appel de Marseille » [1] est un texte réactionnaire bien fagoté.

-D’une part il est une critique acerbe des politiques mises en place et portées par le gouvernement de Jupiter 1er, notamment sur les questions budgétaires et du respect des élus.

-Mais il est aussi un appel à transformer « la République une et indivisible  » issue de la Révolution de 1789 en « territoires d’expérimentation offert au marché »… C’est son côté « Révolutionnaire réactionnaire ».

L’objet de ce document que j’ai voulu le plus court et le plus pédagogique, est d’en faire ressortir les aspects les plus flagrants de manière synthétique en vue de travailler à un « contre appel de Marseille » qui pourraient, je rêve un peu, venir des organisations syndicales et citoyennes, enfin associées.

DE LA LIBERTÉ LOCALE : Cette approche et ce concept qui revient 8 fois en deux pages, derrière l’apparence, est extrêmement dangereux, car il est l’appel à la destruction de la République (« chose publique ») tel que les Révolutionnaires de 1789 l’ont proclamé. La « liberté locale » revendiquée est celle de faire des « territoires » des « zones d’expérimentation », comme si les populations étaient des « tubes à essai de laboratoire ». Cette approche renvoyant d’ailleurs à la logique de marché du « tube à essai  », des équations d’optimisation du consommateur, définissant le marché comme le croisement entre une courbe d’offres et de demandes instantanées fixant un prix réputé d’équilibre, via la « main invisible ».

Il est écrit : « Nous demandons un agenda partagé de réformes. Les libertés locales, c’est le choix de l’innovation, du pragmatisme, et du bon sens, par la différenciation. C’est « laisser les collectivités expérimenter ».

On le voit ici, il ne s’agit pas ici de s’opposer aux « réformes libérales » de Macron, mais de revendiquer la place des collectivités locales dans « l’agenda  » libéral, celles-ci pouvant faire encre plus en leur laissant la « liberté d’expérimenter ».

Pragmatisme et bon sens : S’y ajoute les concepts de « pragmatisme  » et de « bon sens ». Pragmatisme signifie « Attitude dune personne pragmatique qui s’adapte à la réalité »…et de fait s’oppose à idéologie, qui signifie en fait, application d’une doctrine, quelque soient les résultats… L’idéologie serait par définition « marxiste », alors que le marché on le sait est par nature « pragmatique  » …

[…]

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