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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Le soutien de tout « progressiste » à la POLITIQUE ITALIENNE ne devrait-il pas être sans faille…

… dans l’affrontement avec l’UE contre l’austérité généralisée.

Par Jacques Cotta

Emmanuel Macron a donné le « la ». Pour les prochaines élections européennes, il y aurait d’un côté les « progressistes » dont il serait le leader incontesté, de l’autre les « populistes » ou encore « fascistes » que représenteraient à merveille les italiens Di Maio ou Salvini. Les bons d’un côté, les méchants de l’autre. La discussion serait donc close avant même d’avoir été esquissée sur la nature des partis, des politiques, des hommes qui les portent. Et si tout cela était tout de même un peu plus compliqué.
 

Di Maio, Salvini, et la coalition Lega-M5S

Il serait absurde pour prendre le contre pied d’Emmanuel Macron de trouver une virginité révélée qui « réhabiliterait » Salvini, le leader de « la Lega » du Nord. 

Salvini est par exemple partisan de la « théorie du ruissellement », par ailleurs chère à notre président Emmanuel Macron, qui vise à baisser les impôts des riches au nom de la relance. La Lega, parti xénophobe dont il a pris la direction, était il y a peu encore concentrée dans le Nord de l’Italie tel un mouvement régionaliste, exprimant la révolte du petit patronat du nord industriel contre l’état central italien, rassemblant comme un parti de masse sur le modèle du vieux PCI nombre de ses anciens militants, comme des secteurs de la classe ouvrière désorganisée par les restructurations industrielles. Avec Salvini, ce parti plutôt européiste, qui refusait de payer pour « les pouilleux du sud », c’est à dire tout ce qui se trouve au sud de la capitale Rome, a infléchi sa politique, adopté une ligne critique vis à vis de l’UE, s’est élargi, et a affirmé sa volonté d’être « un parti de toute l’Italie ». 

Tout en reconnaissant donc la réalité des formations politiques et le caractère peu fréquentable de quelques uns des leaders concernés, il serait tout autant absurde de ne pas regarder les raisons politiques pour lesquelles les italiens ont porté au pouvoir cette coalition improbable, Lega et M5S. 
C’est l’opposition à la politique portée par les grands partis qui explique le succès électoral de La Lega et du mouvement M5S. Ce sont les engagements de campagne portant sur l’opposition à toute une série de contre-réformes imposées par les dirigeants allemands et français et défendues becs et ongles par le PD de Matteo Renzi – réforme des retraites, loi travail à l’italienne, etc… – et par Forza Italia de Berlusconi allié aux autres partis du PPE qui explique le bouleversement de la vie politique italienne.

Le système italien basé sur la démocratie chrétienne, le PD et Forza Italia, a explosé et la popularité de la coalition au pouvoir tient à la politique qu’elle met en pratique, du moins qu’elle annonce… En Italie comme en France, les étiquettes ont fait long feu pour laisser place aux jugements réellement politiques qui déterminent l’attitude des électeurs. Descendons donc de la chaire des prêcheurs et des excommunicateurs, et voyons, dans leur vulgaire réalité, les actes du pouvoir italien.

 

Un programme de rupture avec l’UE

A l’issue d’un conseil des ministres jeudi 27 septembre au soir, Luigi di Maio, vice-président du conseil et patron du mouvement 5 étoiles, a annoncé devant des supporters enthousiastes la décision de laisser filer le déficit budgétaire à 2,4% du PIB au mépris de la volonté commune des marchés financiers et des recommandations de Bruxelles. De la part des populistes comme ils sont qualifiés, la décision tranche sérieusement, notamment avec le gouvernement précédent de centre gauche qui avait prévu de limiter le déficit à 0,8% du produit national et qui envisageait un retour à l’équilibre en 2020. Bref, les « populistes » partisans de l’affrontement avec Bruxelles lorsque la « gauche » se déclare favorable à plus d’austérité pour demeurer dans les clous de la commission européenne.

[…]

 

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