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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

UN PEUPLE ET SON ROI : un film à voir absolument

« Un peuple et son roi », le quatrième film de Pierre Schoeller, sept ans après « L'Exercice de l'État »

 

 

Enfin un film sur la Révolution française qui glorifie les patriotes qui ont pris la Bastille et justifie la mort du roi, acte de rupture du peuple avec la monarchie. Tout au long des séquences, le peuple, et en avant-garde, les femmes jouent premiers rôles. 

 

Si Robespierre, Saint-Just, et surtout Marat interviennent à la tribune des Assemblées, c'est pour appeler les députés à répondre aux attentes populaires et non pas pour guider les masses. Par ailleurs, qui mieux que le député Barnave, représentant de la grande bourgeoisie appelant à mettre un terme à la Révolution, donne à celle-ci un sens de classe ?

 

Au cœur du film, deux jeunes, un garçon et une fille, l'oncle de l'un d'eux - Olivier Gourmet - participent aux journées révolutionnaires parmi la foule des sans-culottes, le peuple en armes.

 

Face à la foule patriote, la Cour, et son roi qui, avec La Fayette, font tirer sur le peuple, puis la trahison de Louis XVI, la fuite à Varennes, sa rupture avec la Nation. La mort publique du souverain rompt la chaîne qui l'unissait au peuple...

 

Telle est ma vision politique du film. 

 

L'œuvre se veut à la fois réaliste et lyrique, tel un opéra shakespearien. Plein de bruit et de fureur, il m'évoque La "Reine Margot" de Patrice Chéreau, et le sang répandu sur la toile.

 

Si les personnages (Louis XVI, Robespierre, Saint-Just...) ne sont en aucune manière ressemblants, les paroles qu'ils prononcent sont historiquement exactes. 

 

C'est un film politique dans son illustration de l'histoire, et de ce fait, il est nécessaire d'aller le voir et d'inciter le plus grand nombre de personnes d'en faire autant. D'urgence, car le peu de publicité faite à "Un peuple et son roi" laisse augurer un passage rapide de ce film sur nos écrans.

Raison de plus pour s'y précipiter...

 

J.L.

Ça n’empêche pas Nicolas

 

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