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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo: el diablo

photo: el diablo

Évincé de la liste des candidats pour les européennes de 2019 pour avoir émis des critiques sur la stratégie au sein de La France insoumise, François Cocq réagit pour RT France. Il maintient sa confiance envers Jean-Luc Mélenchon. Entretien.

RT France : François Cocq, vous avez été écarté, comme Djordje Kuzmanovic, des listes pour les européennes par le comité électoral de La France insoumise (LFI). Vous incarniez tous deux la ligne souverainiste du mouvement. Que se passe-t-il au sein de La France insoumise, comment expliquez-vous votre éviction ?

 

François Cocq : Je ne l’explique pas. C’est assez incompréhensible pour ne pas dire absurde au sens « camusien » du terme. Depuis le début de l’été, je fais partie de celles et ceux qui ont critiqué et alerté d’un possible changement stratégique de La France insoumise, celui d’un retour à la stratégie du rassemblement à gauche. Cette stratégie n’est pas la mienne et, à mon sens, n’est pas efficace politiquement. Je plaide ainsi pour que l’on reste sur la stratégie initiale, le contrat fondateur de La France insoumise, qui est la stratégie de fédérer le peuple et la stratégie de révolution citoyenne.

Dans les mois qui ont suivi, je remarque que mes alertes m’ont donné raison puisqu’on a vu qu’il y avait pas mal d’atermoiements. On a la sensation que La France insoumise naviguait un peu à vue entre deux stratégies.

En outre, je constate que Jean-Luc Mélenchon a été le premier après la législative partielle le 25 novembre en Essonne [la candidate de La France insoumise Farida Amrani a perdu au second tour face à un candidat Macron-compatible Francis Chouat, malgré les appels de plusieurs partis à gauche à voter en faveur de l'insoumise] à clarifier les choses de manière extrêmement forte et limpide en disant qu’il fallait revenir à une stratégie «dégagiste» et que la stratégie de rassemblement de la gauche et de l’assemblement des étiquettes était inefficace.

[…]

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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