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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

BRÉSIL : Comment l’élection de BOLSONARO fut-elle POSSIBLE ? L’analyse d’un dirigeant communiste brésilien

Par Mauro Luis Iasi, membre du Comité Central du Parti communiste brésilien (PCB)

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF


Le sujet occulte : au vainqueur les batates


Une question hante les esprits inquiets qui cherchent à comprendre le contexte dans lequel s’est déroulée l’élection de Bolsonaro : comment cela fut possible ?

 

Une telle question est hautement compréhensible dès lors que des personnes sont guidées par la raison et le bon sens et qu’ils imaginent que les événements se déterminent par un certain caractère raisonnable. Malheureusement, l’histoire nous prouve que, dans la lutte des classes comme dans la guerre, la première victime est la raison.

 

Dans un documentaire réalisé par Errol Morris en 2003, intitulé The Fog of War (Brumes de guerre), l’ancien secrétaire américain à la Défense, McNamara, déclarait : « la rationalité ne nous sauvera pas ». Il est évident que toute personne sensée face aux alternatives présentées n'aurait pas choisi quelqu’un qui allie la non-préparation, la barbarie explicite et l’évidente idiotie comme le candidat en question. Or, il ne s’agit pas de choix motivés par la raison et, aussi pénible qu’en soit le constat, il ne s’agit pas non plus de personnes sensées.

A ce stade, la recherche de réponses se réfugie dans l'hypothèse d'une manipulation. Ainsi, nous aurions eu affaire à des personnes sensées, mais qui auraient été manipulés par un tissu de mensonges communément désignés par l’euphémisme Fake News. Ciro Gomes semble suivre cette voie interprétative en affirmant dans une interview récente qu’il ne pouvait pas croire que près de 60% de l’électorat soit fasciste. Je suis enclin à être d’accord, mais la question persiste : pourquoi cet électorat a-t-il été réceptif à la proposition du fascisme ?

D’autres recherchent un réconfort dans un raisonnement mathématique peu convaincant. L’électorat aurait été divisé en trois parties : une première partie a voté pour le candidat d’extrême droite (39% ou 57 millions), une deuxième pour Haddad (32% ou 47 millions) et une troisième a été formée par l’abstention, les votes blancs et nuls (29% ou 42 millions). La majorité n’aurait ainsi pas voté pour Bolsonaro (61% ou 89 millions), impliquant qu'elle ne l’appuierait pas.

 

Je crois que cet argument est faux pour plusieurs raisons. Premièrement, parce qu’il associe la majorité au bon sens ; ce qui n’est vrai d’aucune manière. Rousseau y croyait, mais personne n’a jamais pris cette espérance au sérieux. Deuxièmement, parce que cet argument mêle des éléments de nature différente (abstentions, votes blancs et nuls) comme s’ils étaient des votes opposés à l’extrême droite – ce que je ne crois pas qu’ils soient. Ce sont les expressions des gens qui n’ont pas voté, et c’est tout. Les personnes ne votent pas pour des raisons multiples et variées, allant de la possible erreur d’enregistrement, aux causalités fortuites, jusqu’au désenchantement – alliée ou non à une critique du système – vis-à-vis des élections. De quelque manière que ce soit, ce désenchantement a alimenté la candidature de Bolsonaro et des partisans d’alternatives à la gauche. Par ailleurs, il est plus probable que ces non-votes se soient distribués statistiquement dans la même proportion que les votes exprimés. C'est-à-dire, environ 39% pour le candidat élu et 32% pour son adversaire.

[…]

 

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