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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo d'illustration

photo d'illustration

Si le point de départ du mouvement des « gilets jaunes » a été l’introduction d’une hausse des taxes sur le carburant, on peut déceler dans l’hétérogénéité de leurs revendications actuelles une demande générale pour plus d’équité. Selon eux, l’impôt actuel et les réformes récentes, aux travers de leurs objectifs ambitieux d’égalité, en manqueraient cruellement. Et de nombreux travaux d’économistes semblent converger avec cette perception.

Ils revendiquent notamment un impôt davantage progressif, ce qui rejoint en cela les analyses de Thomas Piketty . Dans le même ordre d’idée, il s’agit pour eux de « faire payer les gros », autre nom pour les multinationales type Amazon, Facebook, Starbucks, Carrefour, etc. Des revendications additionnelles et non contradictoires font état d’un retour de l’ISF, et mentionnent la fraude fiscale annuelle des ménages les plus fortunés du pays, équivalant à l’impôt sur le revenu (entre 60 et 80 milliards d’euros par an).

Plus que l’égalité, la notion d’équité

En octobre dernier, l’Institut des Politiques Publiques a publié une présentation faite à Paris School of Economics sur l’impact des réformes en cours ou à venir. Il s’agissait d’évaluer les effets redistributifs et incitatifs de ces réformes, à l’aune du pouvoir d’achat notamment. Concernant les effets redistributifs, les réformes annoncées ou en cours conduisent à des pertes nettes pour les bas revenus, à cause de la sous-valorisation des prestations sociales, de la réforme des allocations logement notamment. De l’autre côté de la distribution des revenus, on enregistre des gains pour les 1 % des plus riches (1 % des plus hauts revenus), après mise en place du prélèvement forfaitaire unique. De plus, les retraités subissent une perte nette (sous indexation des pensions, hausse de la CSG) alors que les gains sont très élevés pour les 1 % (suppression d’une partie de l’ISF) des plus aisés.

[…]

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