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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

photo d'illustration

photo d'illustration

Par Romain MASSON 

Le 10 janvier 2019

 

En ce début d’année 2019, à l’heure où l’Europe est aux prises avec des luttes sociales, comme les Gilets jaunes en France, ou des gouvernements dits populistes, les institutions européennes semblent déterminées à célébrer les 20 ans de cette construction baroque qu’est la monnaie unique, entrée en circulation le 1er janvier 1999. À quatre mois des élections européennes, et alors que la question de la sortie de l’euro refait surface en Italie, le moment est peut-être venu de faire le bilan de cette expérience.

 

La monnaie unique a fait l’objet d’une réécriture de l’histoire par ses propres partisans visant à la présenter comme la seule réponse possible aux crises financières traversées par les pays européens à partir des années 1970. Dans Faut-il sortir de l’euro?, livre sorti en 2012, ainsi que de nombreux articles, l’économiste Jacques Sapir revient sur les origines du projet d’unification monétaire et montre au contraire qu’elle constitue une étape clé de l’histoire de la déréglementation financière.

 

La monnaie unique, produit de la libéralisation financière

 

Alors que les États-Unis mettent fin en 1971 à la convertibilité du dollar en or, les pays européens répondent par la mise en place l’année suivante du “serpent monétaire européen” afin de limiter les variations des taux de change entre les monnaies. Devenu rapidement impraticable, il est abandonné et remplacé en 1979 par le Système Monétaire Européen (SME) qui encadre les fluctuations de monnaie autour d’un cours pivot de référence, l’ECU, calculé à partir d’un panier de monnaies des pays membres. S’il permet pendant un temps de stabiliser le cours des monnaies européennes, le SME connaît des difficultés avec l’arrivée de François Mitterrand et les trois dévaluations du franc. Le système se stabilise quelques années après le tournant de la rigueur de 1983, puis connaît une nouvelle crise financière en 1992, en raison de la violente spéculation déclenchée suite au rejet du traité de Maastricht par les Danois. Suite à de nouvelles attaques spéculatives de Georges Soros, le SME est définitivement abandonné en 1993. L’adoption d’une monnaie unique a alors été présentée comme la seule réponse permettant d’empêcher la spéculation sur les taux de changes des différentes monnaies. Or, comme le souligne Jacques Sapir, ces vagues de spéculation résultaient essentiellement de la libéralisation du système financier réalisée à l’initiative des socialistes français dans les années 1980.

[…]

 

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