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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Par Patrick STAAT 
 

Le refus de réaffirmer les principes fondamentaux de la souveraineté des peuples, principes érigés en 1945 avec la charte des Nations unies, finit toujours par être rattrapé de façon dramatique par l’histoire.

Que ce soit en 1914-1918, en 1939-1945, chaque fois les causes du déclenchement des guerres sont les mêmes, la volonté impérialiste de s’approprier des territoires, des richesses d’autres nations. Aujourd’hui encore, les conflits qui se multiplient reposent sur cette volonté d’appropriation ou d’extension d’une zone d’influence par l’impérialisme, comme c’est le cas pour les États-Unis en Amérique du Sud, la France, l’Angleterre et les États-Unis au Proche et au Moyen-Orient, la Chine en Afrique, etc. Ils ont ce besoin, face à la crise économique mondiale, de se réorganiser, de réorganiser le monde, de se redistribuer les territoires, les richesses de la planète.

La relance de la course aux armements
Cette démarche est lourde de risques pour la paix, la souveraineté des peuples. Cette réorganisation du monde impérialiste conduit en effet à la relance de la course aux armements. Les États-Unis créent une armée de l’espace et font exploser leur budget militaire ; l’OTAN organise d’immenses manœuvres au nord de l’Europe sur la frontière russe ; la France augmente son budget militaire de presque 300 milliards d’euros de crédits cumulés sur sept ans et veut de plus partager la force de dissuasion nucléaire avec l’Allemagne. Emmanuel Macron veut construire une armée européenne, prétendant faire face à la Chine, à la Russie, aux États-Unis et accepter que l’Allemagne se réarme. Or l’histoire nous rappelle que les deux fois où l’Allemagne s’est remilitarisée cela a conduit à une guerre mondiale. Dans ce même mouvement, avec le soutien du président français, Angela Merkel fait voter un budget supplémentaire garantissant 43 milliards d’euros par an sur dix ans pour la Bundeswehr et veut ainsi faire de l’armée allemande une force offensive. Et l’Allemagne pousse encore plus loin, elle réclame aujourd’hui le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU.

« Nous devons œuvrer pour un désarmement universel, faire en sorte que le gouvernement français comme toutes les grandes puissances nucléaires signent le traité du 7 juillet 2017. »

Faisons respecter la charte de l’ONU
La situation est sérieuse, la nouvelle crise du capitalisme mondial qui se profile, si elle se résout par la guerre, peut détruire la planète. Alors oui, notre responsabilité est grande. Alors oui, le combat pour la paix est décisif pour l’avenir des générations futures. Malheureusement, l’histoire, si elle ne se répète pas à l’identique, peut produire sans la vigilance de tous les mêmes conséquences . Nous devons œuvrer pour un désarmement universel, faire en sorte que le gouvernement français comme toutes les grandes puissances nucléaires signent le traité du 7 juillet 2017. Nous devons respecter la charte de l’ONU, « l’égalité des nations grandes et petites », respecter leur souveraineté et rétablir le fonctionnement de l’ONU. C’est pour cela que l’esprit de la charte est important. Elle correspond à un engagement commun des peuples et des nations du monde à travers des règles de fonctionnement, de coopérations garantissant la collaboration et l’intérêt mutuel, garantissant la paix.
Certes, il faut du courage politique. Il ne faut pas se renier dans le débat d’aujourd’hui. C’est pour cela que nous devons œuvrer, avec tous ceux qui en sont conscients, à donner toute sa place à la charte en tant que droit et moyen d’œuvrer à la bonne marche du monde. Rappeler ces principes, c’est œuvrer à la conscience, à l’intelligence collective. C’est travailler à l’avenir de l’humanité.

Patrick Staat est secrétaire général de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

SOURCE : Cause commune n°9 - janvier/février 2019

 

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