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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Par Pierre Zarka :

Je vais tenter de montrer que la genèse du système représentatif a un caractère de classe très précis. D’ailleurs la notion de « démocratie représentative » n’existe pas à l’origine ni durant les années soixante, elle nous vient de Mitterrand en 80-81. La conception courante de la politique en découle.

La structure étatique est conçue comme un organisme spécialisé rendant possible d’assembler les diverses composantes d’un peuple en les mettant en extériorité des processus de cet assemblage, donc en les dépossédant et en les dominant. Ainsi notre premier point commun identitaire nous est donné du haut d’un système vertical. On évoque ainsi les politiques publiques comme un synonyme de l’Etat. Le mot « public » est abusivement assimilé à l’Etat. Pourtant, il suffit de parler d’opinion publique pour mesurer à quel point il n’y a pas de synonymie entre public et Etat. L’Etat se substitue régulièrement au collectif.

Contrairement aux images construites par les vainqueurs -comme toujours- les acteurs de Thermidor qui allèrent du Directoire en 1794 à Napoléon n’eurent de cesse de contenir le peuple en dehors des possibilités d’interventions. Ecoutons Joseph Sièyès, pilier du Tiers Etat déclare durant les séances de la Convention : « le peuple ne peut parler par lui-même parce qu’il n’a pas d’existence politique propre, il ne peut parler que par ses représentants ». Ecoutons Boissy d’Anglas en 17941 : La Constitution de 1793 organise l’anarchie parce que « le pouvoir est trop faible et que les assemblées primaires [de quartiers] livrées au suffrage universel, sont une des principales sources d’anarchie parce qu’elles y concentrent un pouvoir important et que le peuple y est constamment délibérant (…) seuls les meilleurs [éthymologiquement une aristocratie] sont aptes à gouverner. 

[…]

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