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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Un salarié d'AMAZON viré pour avoir soutenu les Gilets jaunes

IL AVAIT POSTÉ UN MESSAGE DE SOUTIEN SUR FACEBOOK...

Un salarié d’Amazon licencié pour avoir soutenu les Gilets jaunes

Un salarié d'Amazon dans la Drôme vient d'être licencié. Son tort ? Avoir exprimé sur Facebook son soutien à une opération de blocage de son entrepôt par les Gilets jaunes.

 

Par Jackson Leniwy

 

Amazon reproche à son employé des propos d’une « singulière gravité », alors que ce dernier a simplement exprimé son soutien à un blocage des Gilets jaunes, le 22 novembre dernier sur Facebook. Un blocage qui touchait directement l’entrepôt sur lequel il travaillait, dans la ville de Montélimar.

 

« Franchement vous gérez les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un Black Out Friday », avait-il posté ce jour là sur son compte Facebook. « Ne lâchez rien, je me joins à vous quand je ne travaille pas... Bloquez tout. »

 

Un message qui a fait considérer à Amazon que l’homme avait été coupable d’un « manquement aux obligations de loyauté » qui le lie à son employeur, justifiant ainsi un licenciement pour « faute grave » (article L 1222-1 du Code du travail). L’entreprise a en effet considéré que par son message, cet employé appelait à bloquer explicitement Amazon.

 

Le salarié a tenté de se défendre lors de l’entretien préalable à son licenciement, arguant qu’il voulait simplement « remercier le mouvement des gilets jaunes sans demander explicitement de bloquer [son] entreprise », qu’il ne visait pas directement. Un argumentaire qui n’a pas convaincu Amazon, qui y a au contraire vu une « envie manifeste de [le] dénigrer et de [lui] porter préjudice ». Avant d’ajouter : « comme dans n’importe quelle entreprise, les collaborateurs d’Amazon sont libres de participer ou d’exprimer leur soutien à un mouvement, quel qu’il soit, dans le respect des obligations qui lient tout salarié à son employeur. » Et de conclure qu’Amazon « encourage la diversité des points de vue ». Tout en licenciant ceux qui n’ont pas le sien...

 

Un exemple de plus de la répression, y compris patronale, que subissent tous ceux qui participent ou soutiennent le mouvement des gilets jaunes depuis ses débuts, en novembre dernier. L’employé devrait tout de même faire appel de son licenciement devant les Prud’hommes, selon la CGT. « Pour nuire à son entreprise, il faut appeler ou participer au blocage, lui n’a fait que le soutenir après coup », a estimé Guillaume Reynaud, représentant du syndicat à Montélimar.

 

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