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Salut et fraternité

El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Après le débat, quelles réponses ?

DÉCLARATION de la COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE de la CGT

 

Les dernières journées de mobilisations et la multiplication des luttes et grèves, depuis plusieurs mois, démontrent la détermination des salariés, retraités, privés d’emplois, à faire entendre leurs voix et à porter leurs revendications.

La forte participation et le dynamisme des manifestations et initiatives du 19 mars dans toute la France donnent confiance. D’autant que, selon un sondage Odoxa, paru le même jour, cette mobilisation était soutenue par 73% des Français. Selon le même sondage, c’est aussi 73% des Français qui estiment que la revendication d’une hausse du Smic de 20% est tout à fait ou plutôt justifiée.

L’ensemble de ces éléments et l’engagement grandissant dans les mobilisations diverses sont des éléments constitutifs du rapport de force qu’il s’agit de renforcer pour changer d’orientation dans la politique menée dans le pays et dans les entreprises.

Le « grand débat » vient de s’achever et les réponses aux exigences sociales tardent à venir. Pire. Macron persiste et signe et son gouvernement, dans une cacophonie habituelle, avance l’idée de repousser l’âge de départ à la retraite au-delà de 62 ans oubliant ainsi la concertation en cours. Décidément, il y a des promesses qui sont tenues quand il s’agit du Medef et des engagements de campagne oubliés quand il s’adresse au monde du travail.

La CGT appelle les salariés à continuer à amplifier le processus de mobilisation, à se réunir en assemblée générale, pour construire les cahiers revendicatifs et décider collectivement des modalités d’action, dans l’unité la plus large pour gagner.
Montreuil, le 21 mars 2019

 

Yves Veyrier (FO) : « 19 mars : nous y étions ! »

Nous avions prévenu que nous ne serions ni spectateurs ni bâillonnés. Et ce 19 mars, nous avons été entendus par nos camarades, militants, adhérents et nombre de salariés, de tous secteurs, du privé et du public, des retraités. Plus de cent manifestations ont été organisées dans les départements, jusque dans de petites villes. Des appels à la grève, lancés dans plusieurs secteurs, ont été parfois très suivis, comme au sein de l’Éducation nationale.

Le matin du 19 mars, un sondage a sonné comme un encouragement, indiquant que trois quarts des Français soutenaient la journée de mobilisation.

Depuis plusieurs mois, la question du pouvoir d’achat, des fins de mois difficiles est posée largement, comme celle des services publics, du poids des impôts indirects sur les ménages… et à nouveau, ces derniers jours, de la retraite, alors que le gouvernement laisse entendre que l’âge de départ pourrait être mis en cause au prétexte du Grand débat.

On est passé d’une incitation à retarder l’âge de départ à une nécessité d’allonger la durée du travail… Nous avons immédiatement réagi : Les masques tombent, alors que l’on nous disait qu’on ne toucherait pas à l’âge de départ et que la réforme annoncée n’avait pas pour but de réaliser à nouveau des économies sur les droits à la retraite ! Depuis 1993 les réformes ont contribué à reculer l’âge de départ. D’ores et déjà, l’âge moyen de liquidation des droits à la retraite est passé à 63,3 ans (hors dispositifs de départs anticipés).

FO a rendu publics ses cahiers de revendications, détaillés et argumentés, répondant point par point aux objections que nous opposent le gouvernement ou les employeurs au prétexte de coût de la dépense publique ou de compétitivité.

Nous les avons déposés à l’appui du préavis de grève au gouvernement et nous les avons adressés formellement aux trois organisations patronales interprofessionnelles.

À eux d’entendre. Sur les revendications on ne lâchera pas, car elles sont légitimes.

Augmenter les salaires – le Smic et le point d’indice dans la fonction publique – n’est pas l’ennemi de l’emploi. Préserver le service public, son statut et ses moyens, relève d’un choix de société, celui de l’égalité.

L’aspiration à la justice sociale, qui pose celle de la justice fiscale et du devenir des systèmes solidaires et collectifs de sécurité sociale, fondée sur le salaire différé – la cotisation sociale – ne peut être ignorée au risque de déstabiliser la société dans son ensemble.

Ce 19 mars, nous avons aussi réaffirmé que nous ne céderons rien sur la liberté syndicale et le droit de manifester. Nous avons fait la démonstration de la force du calme et de la détermination. Nous avons aussi réhabilité le débat sur l’action de grève. Bien sûr, elle a un coût. Mais elle demeure efficace : quand l’employeur ne veut pas entendre, cesser le travail ensemble, le même jour, c’est pacifique et efficace pour revenir à la table de négociation.

À nous de convaincre de la force du nombre, car le nombre fait la force !

Yves Veyrier

Le 20 mars 2019 

 

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